Le Club Europe

Un Club Europe au sein du lycée Philadelphe, pour quoi faire ?

Ce Club se réunit tous les mardis entre 12h30 et 13h30 au CDI, et est ouvert à tous les volontaires désireux de s’informer et d’informer les autres sur la culture des pays voisins ou sur l’actualité des institutions européennes, de débattre de la place de l’Europe dans le monde et de son avenir.

En effet, depuis 2018, le lycée Philadelphe est affilié au programme des écoles ambassadrices du Parlement européen (EPAS).

Ainsi, les élèves qui s’engagent dans le Club Europe reçoivent le titre d’ambassadeurs juniors du Parlement européen.

Lors des réunions sont décidées les futures activités du club, qui sont très variées : organisation d’expositions, participation à des émissions de radio, rencontres avec des intervenants, sorties culturelles en rapport avec l’Europe…

Le Club donne une opportunité à chacun d’en apprendre plus sur l’Europe, et permet de créer des liens entre ses membres grâce à un même centre d’intérêt.

Suivez notre fil d’actualités sur le site du lycée tout au long de l’année !

 

Présentation co-écrite par des élèves de 1MCVA dans le cadre de la réalisation de leur chef-d’œuvre.

 

 

2026

 

L’Europe, s’émanciper enfin ?

Le Club Europe a assisté à un débat passionnant dans le cadre des Tribunes de la presse

Le vendredi 28 novembre, dans la grande salle Antoine Vitez du Théâtre National de Bordeaux Aquitaine, quelques élèves du Club Europe ont assisté à un débat sur la capacité de l’Union européenne à se faire entendre et respecter dans le monde actuel.

Intitulé « L’Europe, s’émanciper enfin ? », cet événement, organisé dans le cadre des Tribunes de la presse, réunissait Nicole Gnesotto, historienne spécialiste des relations internationales, Bernard Guetta, journaliste et eurodéputé Renew Europe, et Karima Delli, ancienne eurodéputée écologiste.

Le débat était animé par Odile Conseil, journaliste sur France Inter.Fragilisée par la montée des extrémismes, l’Europe évolue dans un contexte géopolitique particulièrement défavorable : guerre aux portes de l’Union, pressions américaines et concurrence chinoise. Dans ce cadre, l’Union peine à s’affirmer comme une puissance autonome.

Nicole Gnesotto invite à porter un regard nuancé sur cette crise, qu’elle qualifie de tournant historique. Selon elle, le malaise européen s’inscrit dans un malaise mondial, car l’Union se retrouve confrontée à un monde pour lequel elle n’a pas été conçue.

À sa création dans les années 1950, les pères fondateurs avaient en effet posé trois interdits : ne plus penser la guerre, afin d’écarter définitivement le risque de conflit sur le continent ; se concentrer sur le commerce et l’économie, cœur du projet européen ; et placer une confiance totale dans les États-Unis pour assurer la sécurité du continent dans le cadre de l’OTAN.

Fondée sur ces principes, l’Europe a pourtant connu un succès remarquable, devenant une puissance économique, commerciale, humanitaire et monétaire majeure. Or, aujourd’hui, on lui demande précisément de faire ce qui lui était autrefois interdit : penser la guerre, se méfier d’un allié américain devenu moins fiable, et remettre en question l’idée selon laquelle le commerce garantit la paix.

Nicole Gnesotto plaide ainsi pour l’indulgence envers une Europe contrainte de s’adapter rapidement à une transformation mondiale qui bouscule profondément son ADN originel.

Bernard Guetta conteste pour sa part l’image d’une Europe faible et estime que le désengagement américain peut devenir une opportunité, en contraignant l’Union à développer une véritable politique de défense commune, condition d’une indépendance réelle.

Karima Delli souligne enfin que l’Europe se trouve elle aussi à un moment décisif. Elle met en avant son rôle pionnier en matière écologique, avec le Green Deal et l’objectif de neutralité carbone en 2050, tout en rappelant que ces ambitions restent fragiles tant que l’Union demeure dépendante de l’extérieur et insuffisamment protectrice sur les plans social, industriel et environnemental.

Ce débat exigeant fait écho au programme d’histoire de terminale, notamment à travers la question du jeu des puissances. Si Samuel regrette que les solutions concrètes à l’émancipation européenne aient été peu développées, les interventions ont offert des analyses complémentaires et éclairantes sur les défis actuels de l’Union européenne.

Article co-écrit par Samuel, Matéo, Julien, Jérôme et Richard.

 

 

Europe inclusive, voix solidaires : l’engagement européen à l’échelle locale

Le Club Europe a assisté à une rencontre citoyenne au Marché des Douves de Bordeaux

Dans le cadre du Marché des Douves de Bordeaux, l’association pessacaise Aux couleurs du débat organisait, le mercredi 3 décembre, l’événement « Europe inclusive, voix solidaires ». Cette demi-journée d’échanges a mis en lumière l’engagement de nombreux acteurs de la société civile locale impliqués dans des projets soutenus par l’Union européenne.

Après une première intervention de l’association ASTI de Pessac, venue rappeler l’importance de la lutte quotidienne contre les discriminations et l’accompagnement des personnes immigrées, les participants ont découvert plusieurs projets européens portés par Aux couleurs du débat. Les élèves ont notamment assisté à la présentation de travaux réalisés dans le cadre du projet INDICA (Erasmus+), au cours duquel des participants, parfois en situation de handicap, ont produit des vidéos témoignant des discriminations vécues dans leur quotidien.

Un autre volet du projet, intitulé « Mon Europe inclusive de 2050 », a proposé une réflexion créative autour du développement durable et de l’inclusion. Accompagnés par les associations Monarch Intelligence et KinTRIBE, les participants ont imaginé, à travers des scénarios et des vidéos, des solutions innovantes pour une Europe plus inclusive à l’horizon 2050.

Le CRAJEP et la Maison de l’Europe Bordeaux-Aquitaine sont également intervenus pour présenter leurs actions en faveur de l’engagement citoyen des jeunes et des mobilités européennes, soulignant notamment les opportunités offertes par le Corps européen de solidarité et le dispositif des jeunes ambassadeurs de l’Union européenne.

La demi-journée s’est conclue par une présentation en anglais de travaux menés par de jeunes Chypriotes en mobilité à Bordeaux, dans le cadre du projet Erasmus+ STANDOutEdu, consacré à la lutte contre les discriminations.

Chaleureux et instructif, cet événement a illustré la vitalité de l’engagement citoyen de la jeunesse et la richesse des projets européens menés localement, rappelant l’importance des programmes européens comme Erasmus+ dans la promotion des valeurs d’inclusion, de solidarité et de coopération.

Article co-écrit par Will et Matéo

 

 

Cap sur l’Allemagne avec le Club Europe

Une après-midi riche en échanges et en découvertes

Le lundi 8 décembre, les élèves du Club Europe se sont réunis pour une après-midi placée sous le signe de la préparation et de la découverte, autour de deux temps forts de l’année.

Ils ont d’abord travaillé sur le grand débat européen, qui portera cette année sur la capacité de l’Europe à réussir la transition écologique, un thème ambitieux nécessitant dès à présent la construction d’arguments solides.

La rencontre a également permis d’avancer sur la préparation du voyage à Berlin, prévu du 14 au 18 décembre, qui constituera la dernière grande mobilité de l’Action Jean Monnet, appelée à s’achever en 2026. Pour accompagner ce travail, le Club a bénéficié de l’intervention du Centre Europe Direct de Bordeaux, représenté par Lucia Cafaro, animatrice du centre, et par Felix, un jeune Allemand engagé en France dans le cadre du Corps européen de solidarité, qui avaient préparé une série d’ateliers variés et dynamiques.

Les élèves ont ainsi participé à un bingo quiz mettant à l’épreuve leurs connaissances sur l’Allemagne, qu’il s’agisse de cinéma, de géographie, de politique ou d’histoire. Ils ont également découvert le clip de rap « Alman » de Phil Laude, qui joue avec humour sur les clichés les plus répandus concernant l’Allemagne et les Allemands, offrant l’occasion de réfléchir à la manière dont les stéréotypes circulent et peuvent être déconstruits par l’autodérision.

Un puzzle géographique de l’Allemagne à reconstituer le plus rapidement possible a ensuite stimulé l’esprit d’équipe, avant un atelier linguistique destiné à initier les élèves à quelques bases d’allemand à travers la remise en ordre de phrases.

Enfin, Felix s’est prêté avec enthousiasme à une série de questions préparées par les lycéens, curieux de son parcours et de son expérience européenne. À la fois ludique et instructive, cette après-midi a renforcé l’esprit du Club Europe et l’enthousiasme des élèves à l’approche des projets à venir.

 

Article co-écrit par Marwan, Benito, Hugo, Leonardo, Assia, Kenzo, Kyllian.

 

Notre visite du camp de concentration de Sachsenhausen

Entre histoire, mémoire et responsabilité collective

La visite du camp de concentration de Sachsenhausen a constitué un moment fort et marquant pour le Club Europe.

Situé à Oranienburg, près de Berlin, ce camp fut l’un des premiers camps de concentration du système nazi, créé en 1936. Il était conçu comme un « camp modèle », destiné à servir de référence pour l’organisation et le fonctionnement des autres camps.

Sachsenhausen jouait également un rôle central dans la formation des SS chargés de surveiller les camps. Les gardes qui y étaient formés comptaient parmi les plus fortement endoctrinés par l’idéologie nazie. À l’extérieur du camp se trouvent encore aujourd’hui les anciens quartiers d’habitation des SS : des maisons aux apparences ordinaires, toujours occupées.

La population locale se montre parfois réticente à l’idée que le camp conserve sa fonction de mémorial et attire davantage de visiteurs, ce qui rappelle que la mémoire de ces lieux reste sensible et parfois conflictuelle.

Bien que des prisonniers juifs y aient été internés et certains exécutés, Sachsenhausen n’était pas un centre de mise à mort, mais un camp de concentration. Il accueillait différentes catégories de détenus désignées comme ennemies du régime : opposants politiques, « asociaux », homosexuels, Tziganes et Juifs. Les opposants politiques y étaient particulièrement nombreux et portaient le triangle rouge. Les prisonniers n’étaient pas tous traités de la même manière : le système concentrationnaire nazi reposait sur une hiérarchie stricte, et les détenus germanophones pouvaient parfois bénéficier de privilèges relatifs.

Le principe fondamental du camp était l’exploitation d’une main-d’œuvre gratuite, considérée comme un simple matériel humain, jusqu’à l’épuisement total. La déshumanisation des détenus était pensée dès leur arrivée : rasage, perte d’identité, conditions de vie extrêmes. Amaigris, affaiblis, réduits à l’état de silhouettes squelettiques, les prisonniers devenaient des êtres fantomatiques, ce qui facilitait l’absence totale d’empathie de la part des SS.

Au fond du camp se trouve la station « Z », nommée d’après la dernière lettre de l’alphabet, en opposition à la tour « A » qui marquait l’entrée du camp. Cette symbolique illustre tragiquement le parcours imposé aux détenus : de l’entrée vers une issue souvent mortelle. La station Z était une zone d’exécution, dont il subsiste aujourd’hui des vestiges. Plusieurs méthodes de mise à mort y ont été expérimentées : fosse d’exécution, dispositif de tir dans la nuque, et même une chambre à gaz.

Ces installations rappellent que, même s’il ne s’agissait pas d’un centre d’extermination, la mort faisait pleinement partie du fonctionnement du camp.Après la guerre, de nombreux responsables nazis n’ont pas assumé leurs actes ni leurs responsabilités. Cette réalité renforce l’importance du travail de mémoire accompli aujourd’hui sur ces sites.

La visite du camp de Sachsenhausen a permis de rendre concrètes des connaissances souvent abordées de manière théorique en classe. Au-delà des images de propagande ou des documents étudiés dans les manuels, la confrontation avec un lieu authentique donne tout son sens au devoir de mémoire et aide à comprendre la réalité du système concentrationnaire nazi.

Article co-écrit par tous les participants au voyage.

 

La visite du mémorial du mur de Berlin

Au cœur d’une ville coupée en deux pendant la guerre froide

C’est au mémorial du mur de Berlin, situé sur la Bernauer Straße, que les élèves du club Europe du lycée ont pu prendre pleinement conscience de ce qu’a représenté la division de la ville pendant la guerre froide. La visite a permis de mesurer concrètement la brutalité et la soudaineté de cette séparation : en août 1961, les Berlinois se sont réveillés face au fait accompli. La construction du mur avait commencé, coupant la ville en deux et séparant des familles, des amis et des proches pendant près de 28 ans.

De nombreux élèves ont été frappés par la réalité physique du mur. Contrairement aux idées reçues, il n’était pas particulièrement haut, mais extrêmement long et surtout profondément ancré dans le paysage urbain. Le mur de Berlin entourait entièrement Berlin-Ouest sur environ 135 kilomètres, ponctués de centaines de miradors. Il ne s’agissait d’ailleurs pas d’un simple mur, mais d’un dispositif complexe et évolutif : deux, parfois trois enceintes parallèles, complétées par des barbelés, des fossés, des chemins de ronde et une zone appelée « no man’s land ». Ce système de surveillance s’est perfectionné au fil des années, entre 1961 et 1989, afin d’empêcher toute fuite vers l’Ouest.

Un moment particulièrement émouvant de la visite a été celui de la « fenêtre du souvenir », où sont exposées les photographies des victimes du mur. On y découvre des hommes, souvent très jeunes, mais aussi des femmes et, plus tragiquement encore, des enfants, qui ont perdu la vie en tentant de franchir la frontière. Ces visages rappellent le coût humain de la division. Le mémorial évoque également les nombreuses tentatives d’évasion, parfois spectaculaires : tunnels creusés sous le mur, ballon dirigeable artisanal, tyrolienne improvisée ou traversée de la rivière Spree.

Si les passages de l’Ouest vers l’Est étaient possibles, bien que strictement contrôlés par les autorités via des checkpoints, l’inverse était extrêmement rare, surtout dans les premières années. Le régime communiste de la RDA encourageait la dénonciation des personnes souhaitant fuir vers l’Ouest, considérées comme des traîtres. Les sanctions pouvaient être sévères. Ce n’est que vers la fin de la guerre froide que le système s’est légèrement assoupli, avec la délivrance d’autorisations temporaires dans certains cas.

Le mur a également profondément marqué l’architecture et l’organisation de la ville. Des quartiers entiers ont été détruits, des habitants déplacés, et de nombreuses habitations rasées pour créer le no man’s land. Les infrastructures ont été bouleversées, notamment le réseau de métro et de trains urbains, coupé par la frontière. Certaines stations, situées à l’Est mais desservies par des lignes de l’Ouest, sont devenues des « stations fantômes », traversées sans arrêt par les trains, dans une atmosphère sombre et surveillée.

Depuis la chute du mur en 1989, ces espaces ont été réinvestis et réaménagés, donnant naissance à de nouveaux quartiers. La visite du mémorial permet ainsi de comprendre à la fois le passé douloureux de la ville et sa reconstruction.

Cette sortie a été à la fois très instructive et profondément émouvante. Elle a permis aux élèves de saisir concrètement la réalité de ce que l’on a appelé le « mur de la honte » et d’en mesurer les conséquences humaines, politiques et urbaines.

Article co-écrit par tous les participants au voyage.

 

 

Nous avons visité le futur !

Le Futurium, un musée pour penser le monde de demain

La visite du Futurium a offert aux élèves du club Europe une expérience originale et résolument tournée vers l’avenir. Ce musée d’un genre nouveau, dont le nom signifie littéralement « maison du futur », se distingue autant par son architecture que par son contenu. Le bâtiment lui-même est conçu selon des principes de basse consommation énergétique et de respect du climat, incarnant ainsi les valeurs qu’il cherche à transmettre.

À travers des expositions interactives, ludiques et pédagogiques, le Futurium invite les visiteurs à explorer différentes visions du monde de demain et à réfléchir aux grands défis qui nous attendent. Les thématiques abordées sont nombreuses et actuelles : protection de la nature et des océans, recyclage des déchets, sécurité alimentaire, logement, énergie ou encore développement durable. Le musée ne propose pas une vision unique de l’avenir, mais présente plusieurs scénarios possibles, incitant chacun à s’interroger sur ses choix et ses responsabilités.

La visite débute de manière surprenante avec l’accueil par un robot, avant de laisser place à une déambulation libre dans les différents espaces du musée, dont un « laboratoire du futur ». Parmi les activités les plus marquantes, les élèves ont pu conduire virtuellement un tracteur afin de récolter un champ en respectant des objectifs précis, illustrant les enjeux de l’agriculture moderne et durable. D’autres espaces mettent en avant des technologies de pointe : robotique, dispositifs de projection innovants, structures en bois ou encore installations immersives.

Une exposition consacrée aux villes du futur présente des modèles urbains capables de produire leur propre énergie et une partie de leur alimentation, tandis qu’une installation réalisée à partir de bouteilles en plastique attire l’attention sur l’ampleur de la pollution des océans et l’urgence d’agir. La présence importante de la robotique souligne le rôle croissant de la technologie dans nos sociétés.

L’ensemble du parcours met en évidence la nécessité de préserver notre planète tout en trouvant un équilibre entre innovations technologiques et respect de la nature. Même si la lecture des notices en anglais n’était pas toujours aisée pour tous, les expositions restaient globalement accessibles et compréhensibles. Le caractère sensoriel, interactif et ludique du musée a rendu la visite particulièrement attractive et stimulante, invitant les élèves à manipuler, expérimenter et réfléchir activement aux enjeux du futur.

Article co-écrit par Julien, Jérôme, Hicham, Océane, Norah, Ethan, Evan et Kenzo.

 

 

 

Unter den Linden, un lieu emblématique de Berlin

Lors de son voyage à Berlin, le Club Europe a fait une belle balade le long des « Champs-Élysées » de Berlin-Est, aussi appelés « Unter den Linden », le célèbre boulevard « Sous les tilleuls ». Ce chemin campagnard transformé en luxueuse avenue au XVIIIe siècle abrite de nombreux bâtiments historiques et institutions, comme les ambassades de France, de Pologne et de Hongrie, ces deux derniers pays étant anciennement membres du bloc de l’Est. « Unter den Linden » a été un lieu très important dans l’histoire allemande. Après 1989, il est devenu un symbole de la réunification allemande et d’une Europe pacifiée.

Article co-écrit par Matéo et Alexandre

 

 

La Porte de Brandebourg, un monument témoin de l’histoire allemande

Le lundi 15 décembre, le Club Europe découvrait la Porte de Brandebourg. Érigée entre 1788 et 1791 pour le roi de Prusse Frédéric-Guillaume II, dans un style néo-classique, elle mesure 26 mètres de haut et 65 mètres de long. Au cours de son existence, elle a eu plusieurs fonctions : sous l’Empire allemand, elle permettait au Kaiser de passer en véhicule pour atteindre son palais et était un symbole de puissance.

En 1945, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, ayant été utilisée comme poste de tir par les Allemands, elle subit de gros dégâts, au point que certaines parties furent remplacées par des copies en plâtre avant d’être restaurée complètement en 1956. Lors de la division de l’Allemagne, elle se retrouva exactement dans le no man’s land du mur, côté Est, alors occupé par l’URSS. Sa vue était alors obstruée par un mur en béton côté Ouest, mais restait visible côté Est.

Des dirigeants occidentaux, dont des Américains, prononcèrent des discours devant la porte, tandis que l’URSS limita la vue des habitants de l’Est en y suspendant deux grands drapeaux. C’est donc un monument qui a participé à de nombreux événements de l’histoire de l’Allemagne !

Article co-écrit par Jérôme et Julien.

 

 

 

La Potsdamer Platz : la renaissance d’un carrefour dynamique européen

Avant 1989, durant la division de la ville, la place n’était qu’un no man’s land entre Berlin Est et Berlin Ouest. La Potsdamer Platz est importante pour l’Allemagne parce qu’elle résume à elle seule toute l’histoire allemande du XXᵉ siècle : grandeur, destruction, division, puis renaissance.

La place a été totalement détruite par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, puis, après 1961, le Mur de Berlin l’a traversée en plein milieu. Après la chute du Mur, elle est devenue un symbole de la réunification allemande.

Depuis les années 1990, la place a été reconstruite avec des immeubles modernes, des bureaux, des commerces et des lieux culturels, formant aujourd’hui un quartier contemporain animé au cœur de Berlin. Elle est également devenue un carrefour important de la capitale, attirant touristes, habitants et entreprises, et symbolisant le dynamisme de la nouvelle Berlin réunifiée. Nous avons ressenti une véritable impression de liberté, en pensant à ceux qui ont vécu cet événement.

Article co-écrit par Marion et Lola.

Article co-écrit par Norah et Océane

 

Le mémorial aux Juifs assassinés d’Europe

Une œuvre qui ne laisse pas indifférent le visiteur

A proximité de la Porte de Brandebourg, le mémorial aux Juifs assassinés d’Europe se compose de 2 711 stèles de béton offrant un parcours libre et singulier aux visiteurs. Pourquoi autant de stèles ? L’architecte Peter Eisenman a voulu créer une œuvre d’art à la fois commémorative et abstraite, plus expérientielle que réaliste. Elles contribuent à former un espace de souvenir où l’on peut expérimenter la solitude, l’immensité et la désorientation qui ont marqué la Shoah.

Pour l’Europe, se souvenir de la Shoah, c’est refuser que le pire de son passé se reproduise et affirmer que tolérance et respect sont non négociables. « Plus jamais ça ! »

Plus on avance à travers les stèles, plus les émotions se font intenses : pour certains, ce sera un sentiment de culpabilité, pour d’autres, un sentiment d’oppression, ou parfois d’apaisement… On a le cœur serré. La tristesse, la peur, la colère peuvent se mêler dans cette expérience. C’est probablement cette dimension sensorielle et émotionnelle que recherchait l’artiste, en laissant chacun interpréter le monument à sa guise.

Article co-écrit par Hicham et Hugo.

Norah et Océane

 

Copernic, une figure majeure de la Renaissance

Le savant qui a changé notre vision du monde

Certes, Copernic n’a pas vécu à Berlin et n’a pas de lien direct avec la capitale allemande. Cependant, comme dans bien des villes à travers le monde, Berlin lui rend hommage, notamment en donnant son nom à la rue où logeait le Club Europe.

Nicolas Copernic est un savant né en 1473 en Pologne. Il s’intéresse surtout à l’astronomie. À son époque, on pense que la Terre est au centre de l’univers.

Copernic propose alors une nouvelle idée : selon lui, c’est le Soleil qui est au centre, et les planètes tournent autour de lui.

Cette théorie s’appelle l’héliocentrisme. Elle change profondément la manière de comprendre et de penser le monde : c’est une véritable révolution scientifique. Copernic publie sa théorie en 1543, et il meurt la même année. Aujourd’hui, il est reconnu comme un grand savant européen.

Article co-écrit par Hakim et Illan.

 

Europa Expérience Berlin

Une immersion interactive au cœur de l’UE et de ses institutions

Europa Expérience est un espace interactif et entièrement gratuit, dédié à l’Union européenne et à ses institutions. On peut en trouver des équivalents à Paris, Luxembourg, Athènes, Stockholm et dans bien d’autres capitales européennes. Partout dans l’Union européenne, les centres Europa Expérience permettent d’explorer la manière dont les Européens travaillent ensemble pour faire face aux grands défis d’aujourd’hui et de demain.

Europa Expérience est accessible à tous : toutes les visites sont gratuites et proposées dans les 24 langues officielles de l’Union européenne. Le Club Europe a pu tester celui de Berlin, qui se nomme Erlebnis Europa. Il propose notamment une séance de cinéma à 360° avec un film documentaire donnant à voir le travail du Parlement européen et le processus législatif, ainsi que des bornes interactives permettant de tester et d’enrichir nos connaissances sur les institutions de l’UE et leurs représentants.

La visite s’est conclue par une photo de groupe : grâce au dispositif de selfie proposé sur place, chacun peut envoyer sa photo accompagnée d’un message expliquant pourquoi l’Europe est importante, et, en écho au thème du grand débat du Club Europe qui se tiendra en fin d’année à la mairie de Pessac, nous avons choisi « l’Europe est importante parce que, ensemble, nous pouvons réduire le changement climatique ».

Article co-écrit par Ethan et Virgil

Les marches de Noël, une tradition commune en Europe

Le Club Europe a parcouru les marchés les plus réputés de Berlin

Les marchés de Noël existent depuis le XIVᵉ siècle en Allemagne et en Alsace. Ils sont parfois appelés marchés de la Saint-Nicolas. Le lien entre l’Europe et les marchés de Noël est fort : nés en Allemagne et en Alsace au Moyen Âge, célébrant à l’origine la Saint-Nicolas, ils se sont ensuite répandus dans tout le continent, devenant un symbole de la culture et des fêtes européennes. On y retrouve des chalets en bois, du vin chaud, de l’artisanat varié et une ambiance très festive, attirant chaque année des milliers de touristes.

Le Club Europe a visité plusieurs marchés de Noël de Berlin : celui d’Alexanderplatz, puis celui de l’Église du Souvenir, et enfin le plus traditionnel de tous, celui de la place Gendarmenmarkt. Tous étaient très festifs, avec des attractions comme une grande roue, une patinoire, et des stands dédiés aux spécialités culinaires allemandes : des bretzels, des saucisses, des pâtisseries, des marrons, et même du fromage !

Article co-écrit par Leonardo et Kenzo

Le Deutschland museum : apprendre l’histoire autrement

Le Deutschlandmuseum est un musée immersif situé à proximité de Potsdamer Platz, qui présente les grandes périodes de l’histoire allemande à travers les siècles.

Des décors reconstitués, des ambiances sonores et des animations permettent de comprendre comment l’Allemagne s’est peu à peu construite au fil du temps, notamment à travers les guerres, les divisions et les réunifications.

Le musée montre également que cette histoire allemande est étroitement liée à celle de l’Europe. Le Club Europe a particulièrement apprécié ce musée, dont la visite a inauguré de belle manière son séjour à Berlin.

Article écrit par Léo et Richard

 

 

Alexanderplatz : le cœur de Berlin-Est

Alexanderplatz est située au cœur de Berlin-Est, dans la partie ancienne de la ville, reconstruite après 1945. La place, immense, est constituée d’un ensemble d’infrastructures et de monuments tels que l’horloge universelle, la fontaine de l’amitié entre les peuples, l’hôtel de ville rouge, et enfin l’un des monuments les plus emblématiques de Berlin : la tour de télévision.

Dans quelles circonstances Alexanderplatz a-t-elle été nommée ainsi ? En 1805, la place reçut officiellement son nom pour célébrer la visite du tsar Alexandre I de Russie. La tour de télévision, quant à elle, fut construite dans le contexte de la guerre froide par les autorités de Berlin-Est, entre 1965 et 1969, afin de montrer la supériorité technologique de la RDA, dont elle demeure un symbole fort.

Le Club Europe a pu constater à quel point la tour de télévision est immense, impressionnante, presque titanesque, avec ses 368 mètres de hauteur ! Elle est visible depuis toute la ville de Berlin.

Article co-écrit par Evan et Ismaël

La Neue Wache

Un lieu de mémoire et de méditation

Le Club Europe a découvert la Neue Wache (littéralement « nouvelle Garde » ou « nouvelle maison de la Garde »). C’est un bâtiment historique situé sur l’avenue Unter den Linden à Berlin, au cœur du centre historique de la ville. Aujourd’hui, il est le Mémorial central de l’Allemagne aux victimes de la guerre et de la tyrannie.

Conçue par l’architecte Karl Friedrich Schinkel – une figure majeure du néoclassicisme allemand, à l’origine de nombreux bâtiments de la ville – elle a été construite entre 1816 et 1818. Elle servait initialement de poste de garde pour les gardes royaux du palais du roi de Prusse. Après la Première Guerre mondiale, elle a été transformée en mémorial pour les soldats tombés durant ce conflit. En 1945, le bâtiment a été fortement endommagé par les bombardements alliés. Reconstitué dans les années 1950-1960 par la RDA, il est devenu un mémorial aux victimes du fascisme et du militarisme.

En entrant dans la Neue Wache, on est saisi par l’émotion devant une statue représentant, au centre d’une pièce dépouillée, une mère et son fils mort.

Article co-écrit par Norah et Océane

 

2025

Une nouvelle année riche en événements et en activités pour le Club Europe

Dès la deuxième semaine de la rentrée, le Club Europe a rouvert ses portes.

Il faut dire qu’en cette troisième année de notre action Jean Monnet (nous arrivons au terme de ce programme qui dépend de l’architecture Erasmus+) les activités programmées sont nombreuses et variées : des mobilités sont prévues, bien sûr, dont l’une à Berlin au mois de décembre, pour un voyage scolaire de cinq jours.

Il y aura également la visite d’une entreprise à dimension européenne, mais aussi des sorties culturelles sur notre territoire (à Bordeaux et en Nouvelle Aquitaine). De plus, l’un des travaux majeurs de cette année concernera la conception d’une exposition visant à déconstruire les fausses informations dénigrant l’Europe. Pour cela, des ateliers seront organisés, ainsi que des rencontres avec de jeunes Européens engagés.

Le fil rouge annuel est d’ailleurs consacré aux opportunités que l’Europe offre aux jeunes pour se former, se divertir, s’engager, travailler… et nous aurons bien sûr, en point d’orgue, notre grand débat, qui posera la question de la capacité de l’UE à mettre en œuvre la transition écologique. N’oublions pas enfin que notre lycée fait partie du réseau des écoles ambassadrices du Parlement européen, qui propose des actions et des événements tout au long de l’année. Alors, si vous souhaitez approfondir vos connaissances sur l’Europe, si vous aimez débattre, faire des rencontres et des sorties de toutes sortes, rejoignez-nous.

Les réunions ont lieu tous les mardis de 12h30 à 13h30 au CDI.

Article co-écrit par les élèves du Club Europe.

 

 

Berlin, une ville modèle pour la transition écologique ?

La troisième année de notre Action Jean Monnet est placée sous le signe de la transition écologique, au cœur des débats qui animeront le club tout au long de l’année. C’est pourquoi dès sa troisième séance hebdomadaire, le mardi 23 septembre, le Club Europe s’est penché sur une question essentielle pour l’avenir du continent : face au changement climatique, comment les villes européennes s’adaptent-elles aux risques liés à l’eau ?

La capitale allemande, pionnière dans la gestion durable de l’eau s’est imposée comme cas d’étude, puisque vingt élèves du club s’y rendront fin décembre, à l’occasion d’un voyage scolaire.

En guise d’introduction, les élèves ont visionné un documentaire du magazine de France Télévisions « Nous, les Européens », intitulé « Inondations, tempêtes : l’Europe contre-attaque », diffusé pour la première fois le 23 mai 2025.

Comme de nombreuses métropoles dans le monde, Berlin subit déjà les effets du dérèglement climatique. Le fleuve la Sprée, qui traverse la ville, connaît tantôt des épisodes de crues et d’inondations, tantôt des périodes de sécheresse sévère qui menacent les ressources.

Pour faire face à ces défis, la municipalité berlinoise a lancé en 2018 un vaste projet de transformation urbaine : faire de Berlin une “ville-éponge”, capable de retenir l’eau de pluie lors des fortes précipitations et de la restituer pendant les périodes sèches.

Ce projet repose sur la création d’un réseau d’une dizaine de réservoirs répartis dans la ville. Souvent invisibles, certains sont enterrés et surmontés de parcs ou d’aires de jeux, conciliant ainsi utilité écologique et qualité de vie.

Ces chantiers titanesques visent à réduire la pollution du fleuve en évitant que les eaux se déversent dans les égouts lors de fortes pluies. Collectée, traitée, cette eau sera alors réutilisée pour arroser les espaces verts ou alimenter le réseau en cas de besoin.

Une réglementation stricte accompagne cette démarche : les promoteurs immobiliers ont désormais l’obligation de gérer les eaux pluviales sur leur propre terrain, sans les rejeter dans le réseau d’égouts public.

L’écoquartier de Grünau, au sud-est de Berlin, illustre parfaitement cette politique innovante. On y trouve des bassins artificiels reliés entre eux, alimentés par les eaux de pluie collectées sur les toits végétalisés. L’eau y est filtrée et nettoyée, créant un véritable écosystème urbain où la faune et la flore prospèrent. Par évaporation, elle contribue aussi à rafraîchir l’atmosphère en été, formant un microclimat bénéfique pour les habitants.

L’implication des citoyens berlinois est également un pilier de cette réussite. Par exemple, deux jeunes entrepreneuses, Rhea Rennert, ingénieure, et Kitty Lambooij, designer, ont fondé une start-up après avoir remporté un concours municipal. Leur invention : un banc collecteur d’eau de pluie, destiné aux habitants qui sont ainsi mis à contribution pour arroser les espaces verts de leur quartier.

Malgré ces avancées, la transition écologique berlinoise se heurte, comme ailleurs, à des intérêts économiques puissants. L’exemple de l’usine Tesla, située à 35 km du centre-ville, en témoigne : son projet d’extension menace les nappes phréatiques déjà fragilisées par la surexploitation.

Un rappel que la conciliation entre croissance industrielle et préservation des ressources naturelles reste un défi majeur.

Article co-écrit par les élèves du Club Europe

 

Notre Erasmus Day 2025

Comme chaque année, le Club Europe a participé aux Erasmus Days :

la semaine qui célèbre le programme Erasmus+ partout en Europe avait lieu cette année du 13 au 18 octobre.

C’est le mardi 14 octobre que les élèves du Club Europe ont installé, au CDI du lycée, quelques décorations de circonstance. En outre, une exposition spéciale Erasmus+ a permis de mieux comprendre ce programme bien connu de l’Union européenne, qui vise à soutenir des actions dans les domaines de l’enseignement, de la formation, de la jeunesse et du sport.

La réunion hebdomadaire a fait le point, à partir d’une carte géante, sur les pays associés au programme, un ensemble qui dépasse quelque peu les seuls membres de l’UE en intégrant notamment les pays candidats et ceux de l’EEE (Espace économique européen).

Côté festif, les élèves ont pu (re)découvrir une spécialité gourmande allemande, la Forêt-Noire, et participer à un jeu par équipes mettant à l’épreuve leurs représentations et leurs connaissances sur l’UE.

L’après-midi s’est poursuivie par une exploration du centre de Bordeaux pour y dénicher, à travers son patrimoine architectural et historique, les traces des liens que notre métropole a entretenus avec l’Europe. Elle s’est achevée par un passage au centre Europe Direct, d’où les élèves sont repartis avec de la documentation. Celle-ci viendra alimenter le point info Europe du lycée, à destination de tous.

Article co-écrit avec Marwan, Leonardo, Richard

 

 

Le quai des Chartrons, un quartier européen historique de Bordeaux

Un lieu qui témoigne de l’ouverture ancienne de Bordeaux sur l’Europe

Longtemps, les Chartrons n’ont été qu’une zone de marécages située aux portes de Bordeaux.

À la fin du Moyen Âge, un couvent de frères chartreux s’y établit — il donnera son nom au quartier.

C’est au XVIIᵉ siècle que les négociants étrangers, contraints de résider en dehors de la ville, s’y installent. Ils font du commerce du vin de la région leur spécialité, qu’ils exportent naturellement vers leurs pays d’origine.

Au fur et à mesure que la ville s’étend, des maisons de négoce et des entrepôts sont construits le long des quais de la Garonne. Anglais, Flamands et Irlandais participent ainsi activement à l’essor économique de la métropole.

Lors d’une promenade sur les quais, le Club Europe est parti sur les traces de ce prestigieux passé. On y découvre notamment les fameuses maisons hollandaises — en réalité édifiées par un négociant bordelais, mais dont l’architecture s’inspire des toits à pignons typiques de la Flandre.

Aujourd’hui encore, Bordeaux tire sa prospérité de son ouverture internationale, à l’image de la Cité mondiale, centre de congrès et d’entreprises situé au cœur du quartier.

Les élèves ont d’ailleurs eu la chance de visiter le toit-terrasse d’un hôtel quatre étoiles, au sommet duquel se trouve un restaurant offrant une vue imprenable sur la Garonne et sur une grande partie de l’agglomération bordelaise.

Et savez-vous de quel pays européen provient la majorité des touristes qui visitent notre capitale régionale ? De l’Espagne, bien sûr !

Article co-écrit par Assia et Hakim

 

La traite négrière atlantique : un devoir de mémoire partagé en Europe

 

Se retourner sur l’une des pages les plus sombres de l’histoire européenne, c’est l’expérience qu’ont vécue les élèves du Club Europe le mardi 14 octobre dernier, lors d’une sortie culturelle à Bordeaux.

Devant la statue de Marthe-Adélaïde Modeste Testas, qui se dresse fièrement face à la Garonne, du côté de la Bourse maritime, l’histoire du passé négrier de l’Europe atlantique s’est imposée comme une évidence.

Autrefois, les navires négriers bordelais partaient vers les côtes africaines pour y capturer ou acheter des esclaves, destinés à être déportés vers les colonies américaines, notamment Saint-Domingue (l’actuelle Haïti). Là-bas, ces femmes, hommes et enfants étaient vendus aux propriétaires de plantations sucrières pour travailler dans des conditions inhumaines à la culture de la canne à sucre.

C’est ainsi qu’Al Pouessi, originaire d’Afrique orientale, fut achetée, réduite en esclavage et rebaptisée Modeste Testas entre 1778 et 1781. Son maître, François Testas, la conduisit ensuite aux États-Unis avant de l’affranchir. Elle hérita de quelques terres à Haïti, où elle finit sa vie libre. Son histoire, longtemps oubliée, a été récemment réhabilitée, comme tant d’autres dans les grandes métropoles européennes qui ont participé à la traite négrière atlantique, du XVIᵉ au XIXᵉ siècle.

Les nations européennes impliquées dans ce crime contre l’humanité furent nombreuses : Portugal, Royaume-Uni, France, Pays-Bas, Danemark, et même Suède. Les ports de Lisbonne, Londres, Liverpool, Bristol, Nantes, La Rochelle, Le Havre, Amsterdam, Copenhague, Stockholm – et une multitude de plus petits ports – partagent tous une histoire commune avec Bordeaux.

Tous portent aujourd’hui la responsabilité de ce commerce infâme et cherchent, tant bien que mal, à l’assumer. Même lorsque la traite d’êtres humains n’était pas l’activité principale de ces ports, le commerce des produits coloniaux (café, cacao, sucre) les liait inévitablement à ce crime contre l’humanité, puisque ces denrées provenaient du travail forcé des esclaves.

Rendre hommage aux millions d’hommes, de femmes et d’enfants victimes de la traite négrière est aujourd’hui un devoir de mémoire essentiel pour l’Europe.

Reconnaître cette histoire, c’est non seulement affronter le passé, mais aussi affirmer la volonté de bâtir un avenir fondé sur la justice, la dignité et la vérité historique.

Article co-rédigé par Ethan et Kenzo

 

 

Un Européen exemplaire dans l’histoire de Bordeaux et du monde

Sur la façade d’un immeuble des quais des Chartrons, non loin de la place des Quinconces, une plaque commémorative a attiré l’attention des élèves du Club Europe : elle honore la mémoire d’Aristides de Sousa Mendes, qui accomplit des actes héroïques alors qu’il était consul général du Portugal à Bordeaux pendant la Seconde Guerre mondiale.

En effet, il permit à des milliers de personnes – dont un grand nombre de Juifs – de fuir la menace nazie sur le territoire français en leur délivrant des visas pour passer la frontière.

Ce sauvetage est l’un des plus importants de l’histoire de l’humanité. Parce qu’il désobéissait aux ordres de sa hiérarchie – le Portugal étant alors une dictature dirigée par Salazar –, il fut sanctionné, réduit à l’inactivité, et finit sa vie dans la pauvreté.

Ce n’est que bien après la guerre que son acte de bravoure fut reconnu : en 1966, il reçut le titre honorifique de « Juste parmi les Nations ». Réhabilité par la République portugaise en 1988, il est intronisé au Panteão Nacional à Lisbonne en 2021.

Article co-rédigé par Leonardo.

 

Escapade en Grèce : un voyage sonore avec le Club Europe

Quelques élèves du Club Europe ont eu la chance de participer à une sieste musicale dans la Cabane du monde du Rocher Palmer, le jeudi 13 novembre dernier.

En résonance avec le concert de Dafné Kritharas, chanteuse franco-grecque programmée début décembre, le thème de cette sieste musicale était « La Grèce pour horizon ».

Les lycéens ont écouté le journaliste Patrick Labesse raconter le reportage qu’il a réalisé sur la musique grecque, puis ont découvert les dix morceaux qu’il avait sélectionnés.

Confortablement installés sur des chiliennes, ils ont ainsi exploré le rebetiko, un genre populaire né au XXᵉ siècle parmi les migrants grecs venus de Turquie. Rebet signifie « hors-la-loi » en turc et désigne une musique des bas-fonds, d’abord censurée car jugée indécente, puis redécouverte et remise en lumière dans les années 1970.

Elle est aujourd’hui mise à l’honneur chaque année lors du festival des Nuits de Fourvière, à Lyon.

Les élèves ont attribué leur coup de cœur au morceau pop Zari, de Marina Satti, autrice-compositrice-interprète qui s’est classée 12ᵉ à l’Eurovision 2024.

Article co-écrit par Richard et Leonardo.

 

 

 

 

 

 

SEPTEMBRE 2024

Le Club Europe reprend du service

Les élèves ont conçu une nouvelle affiche pour l’événement

Le Club Europe a officiellement proclamé sa réouverture : la session 2024-2025 est lancée, qui promet d’être tout aussi riche et instructive que celle l’année dernière.

Une kyrielle d’activités est en effet planifiée, dans le cadre de notre Action Jean Monnet, ce dispositif européen rattaché à Erasmus+ qui entame sa deuxième année d’existence dans notre lycée. Pour rappel, nous sommes l’un des premiers établissements français à avoir été lauréat de l’Action Jean Monnet « Initiatives pour apprendre l’Union européenne », et le financement de 30 000€ que nous avons obtenu nous permet d’envisager un beau programme.

Parmi les incontournables de cette année, il y aura des sorties culturelles à Bordeaux et dans la région bien sûr, mais aussi des expositions à réaliser, et un voyage en Belgique.

Le fil rouge sera le processus de décision dans l’Europe des 27, et les écueils que connaît actuellement la construction supranationale. Un apprentissage du débat fera comme de coutume l’objet d’ateliers réguliers, avec en point de mire notre Grand débat de fin d’année qui interrogera la faisabilité d’une fédération européenne.

En attendant, ne manquez pas notre prochain événement : le 18 octobre, nous inaugurerons la plaque Jean Monnet qui sera posée dans le hall du lycée, pour la semaine des ERASMUS DAYS.

La campagne d’adhésion pour les nouveaux membres a été initiée par une information donnée dans les classes de seconde BAC PRO et de 3ème Prépa Métiers. Chacun peut d’ores-et-déjà se faire un avis sur les activités du club en consultant le site internet de l’établissement (rubriques « vie du lycée », « Club Europe ») ou bien l’album imprimé des actions réalisées l’année dernière, disponible au CDI (Album action Jean Monnet année 1).

Alors, si vous désirez en apprendre davantage sur tous les domaines liés à l’Europe (histoire, géographie, gastronomie, langues, institutions politiques…) dans une ambiance conviviale et en réalisant des activités concrètes, rendez-vous au CDI tous les mardis de 12h30 à 13h30 !

 

 

 

Nos gourmandises de voyage : les cuberdons

Un bonbon belge pour commencer l’année en douceur

Le cuberdon : c’est un drôle de nom que celui du bonbon traditionnel belge créé en 1873, ne trouvez-vous pas ?

Sa fabrication traditionnelle comprend des ingrédients naturels : du sucre, de la gomme arabique, des fruits de toutes les variétés. Sa cuisson au four à 55° pendant environ une semaine fait durcir le sucre à l’extérieur, tandis que le cœur est maintenu coulant.

Deux hypothèses expliquent son origine : la première en attribue la paternité à l’un des membres du clergé de la région de Bruges, ce qui expliquerait l’autre nom de cette friandise : « le bonnet de curé ». Pour la deuxième, il s’agirait d’un pharmacien de Gand qui aurait mis au point, un peu par hasard, ce procédé de fabrication.

Peu importe, les goûteurs experts du Club Europe ont beaucoup apprécié cette douceur belge, qui n’a pas été choisie au hasard : un voyage à destination du plat pays est programmé au mois d’avril pour les volontaires du Club Europe.

Article co-écrit par Raphaël et Sufiane

 

Une rentrée symphonique !

Le Club Europe met l’hymne européen à l’honneur pour sa réouverture :

7 élèves ont assisté à la répétition de l’ONBA, qui a joué la 9ème de Beethoven.

En l’honneur des deux cents ans de la création de la 9ème symphonie de Ludwig Van Beethoven, le Club Europe a réalisé sa première sortie culturelle le 19 septembre dernier en assistant à un concert symphonique de l’ONBA à l’auditorium de Bordeaux (orchestre national de Bordeaux Aquitaine).

C’est lors d’une répétition générale offerte aux jeunes de moins de 28 ans que deux œuvres ont été jouées : d’abord Fanfare for the Uncommon Woman n°3, écrite en 1991 par John Tower, dédiée à Frances Richard, l’une des femmes audacieuses américaines à qui Joan Tower rend hommage.

Ensuite la Symphonie n°9, qui est la dernière œuvre de Ludwig van Beethoven. Le 4ème mouvement de cette dernière, intitulé « Hymne à la joie », est souvent confondu avec l’Ode à la joie, qui correspond au poème de Schiller, que Beethoven aimait beaucoup, au point de le mettre en voix dans sa symphonie.

Cette œuvre se distingue par l’adjonction de quatre solistes accompagnés d’une chorale mixte et par son caractère philosophique. En effet, cette symphonie a marqué l’histoire de la musique, par son message optimiste – « Tous les Hommes deviennent frères » – qui laisse transparaitre la vision utopique sur le devenir de l’humanité, sur la fraternité et la réconciliation du monde qu’aurait aimé voir le compositeur allemand. En 1824, trois ans avant sa mort, celui-ci dirige la première représentation de sa symphonie, alors qu’il était déjà sourd. Tournant le dos au public pour diriger son orchestre, il ne s’est pas rendu compte de l’ovation des spectateurs, et du succès triomphal de son œuvre. En 1972, un extrait du dernier mouvement, réarrangé par Herbert von Karajan, est devenu l’hymne du Conseil de l’Europe. En 1985, la Communauté Européenne l’a adopté à son tour. Depuis, cet Hymne à la joie est considéré comme un hymne à la paix.

Un auditorium, un orchestre, des solistes, deux chœurs (celui de l’Opéra de Bordeaux et celui d’Angers Nantes Opéra)…pour la majorité des élèves, il s’agissait d’une vraie découverte : ce premier concert symphonique les a enthousiasmés.

Article coécrit par Samuel et Ismaël.

 

 

Des Européennes remarquables dans la musique classique

 

Un bref panorama de femmes inspirantes et inspirées

Comme dans bien d’autres domaines artistiques, les musiciennes ont bien souvent été éclipsées par les hommes.

Savez-vous qu’encore aujourd’hui seulement 11,2% des chefs d’orchestre sont des femmes ?

Pourtant, il n’est pas difficile de trouver quelques exemples remarquables de compositrices ou directrices d’orchestre qui ont compté ou qui comptent actuellement dans notre vieux continent.

C’est ce que vous proposent les élèves de terminale du Club Europe, à travers une petite exposition, visible actuellement au CDI.

Venez découvrir la néerlandaise Antonia Brico, la française Zahia Ziouani, la finlandaise Susanna Mälkki, l’Allemande Clara Schumann, l’italienne Francesca Caccini, et la Grecque Zoe Zeniodi.

Travail co-réalisé par Alicia, Sadya, Axel et Robin.

 

 

Un Erasmus day en grandes pompes

Le Club a organisé une cérémonie pour lancer la deuxième année de notre action Jean Monnet

Le vendredi 15 octobre, le Club Europe a eu l’honneur de recevoir des invités de marque lors de la célébration de son Erasmus Day.

En effet, étaient présents Noémie Barat, chargée de promotion sur le secteur scolaire de l’agence Erasmus+ France, Sébastien Saint-Pasteur, député de la 7ème circonscription de Gironde, Patrick Guillemoteau et Yasmina Boultam, conseillers régionaux, Hélène Mollion, cheffe de service animations territoriales de la Région Nouvelle Aquitaine, Bernadette Paccalin, déléguée régionale académique aux relations européenne, internationales et à la coopération, François Sztark, adjoint au maire de Pessac, délégué à la jeunesse, aux universités, aux relations internationales et à l’opération Campus, Richard Bettiga, chargé des relations internationales à la mairie de Pessac.

Il s’agissait d’inaugurer la plaque Jean Monnet, apposée dans le hall du lycée, et qui témoigne de la mise en œuvre de l’action Erasmus+, pour laquelle le Club Europe a obtenu un financement de 30 000€.

Ce dernier permet, sur trois ans, d’organiser des mobilités à grande échelle.

Après avoir visité le siège du Parlement européen de Strasbourg l’année dernière, c’est à Bruxelles que les élèves volontaires se préparent à voyager en avril 2025, notamment pour découvrir le siège du Conseil de l’UE.

L’année prochaine, ce sera plus ambitieux encore, avec Berlin en ligne de mire.

Avant la cérémonie, les élèves ont eu l’occasion de passer à l’oral, pour exposer aux invités les différentes activités qu’ils ont eu l’occasion de mener depuis l’année dernière et qui figurent dans l’album du Club Europe, consultable au CDI. Ils ont également pu présenter leur calendrier antisexiste européen, fruit d’un travail collectif mené pendant une grande partie de la première année de notre Action Jean Monnet.

Certains anciens membres, parmi les plus fidèles, ont également contribué par leur présence à la réussite de l’événement.

 

Article co-écrit par Marie-Pierre, Hugo, Jérôme, Romain, Océane

 

 

L’Ukraine, un dessein européen

Une exposition enrichissante à la mairie de Pessac

Du 14 au 28 octobre dans le hall de la mairie de Pessac une exposition itinérante a mis en lumière l’Ukraine à travers des photographies ou d’autres expressions artistiques, des cartes, des documents historiques, des témoignages, ou des objets personnels.

Bien plus que d’enrichir les connaissances culturelles des spectateurs, cet événement a aussi eu pour vocation de souligner les enjeux de solidarité, de résistance et de résilience face à l’agression que subit le pays de la part de son voisin russe, en mettant en avant les efforts de l’Ukraine pour se défendre, ainsi que les actions de soutien menées par la communauté internationale.

Enfin, des informations pratiques ont été fournies pour encourager chacun à participer à des actions de soutien humanitaire. Ce type d’exposition permet non seulement de mieux comprendre cette guerre aux portes de l’Union européenne, mais aussi de susciter une réflexion sur les droits humains, la paix et la stabilité mondiale.

 

Article écrit par Hakim

 

 

Les bussolai de Murano

Une gourmandise traditionnelle vénitienne en forme de S

 

C’est un petit biscuit tout simple, qui a l’air de rien, mais qui est une véritable bombe calorique : du beurre, des œufs, du sucre…

Il vient d’Italie, plus précisément de Burano, une île célèbre pour ses maisons colorées, et remonte au moins à la Renaissance sous la République de Venise. Préparé par les femmes de marins et de pêcheurs, il avait l’avantage de se conserver longtemps et de rassasier les travailleurs, lorsqu’ils partaient en mer pour une longue période.

Le bussolà n’a pas toujours eu cette forme : d’abord circulaire, comme un beignet (c’est d’ailleurs l’origine de son nom, « busa » voulant dire « son propre trou » en dialecte local), il a pris la forme de S lorsqu’un boulanger a décidé d’en faire un biscuit à tremper dans le lait. C’est pourquoi il se consomme aussi au petit déjeuner, et surtout à la période de Pâques, pendant la semaine sainte. Nous vous proposons la recette suivante (ingrédients pour environ 40 biscuits) :

• 250 grammes de farine 00

• 100 grammes de beurre mou

• 125 grammes de sucre

• 3 jaunes d’œufs

• 1 gousse de vanille

• zeste de citron râpé

• une pincée de sel

 

À vos fourneaux !

Hugo et Assia

 

 

Connaissez-vous le Prix Sakharov ?

Cette année, le Parlement Européen a décidé de mettre à l’honneur deux Vénézuéliens

Le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit (ou simplement prix Sakharov), est une distinction créée en 1988 par le Parlement européen.

Il récompense les personnes ou les organisations qui ont consacré leur existence à la défense des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Son nom fait référence au célèbre scientifique et dissident soviétique Andreï Sakharov, qui défendit les droits de l’homme en URSS dans les années 1970 au prix de sa liberté.

 

Les candidats au prix Sakharov sont nommés par les membres du Parlement européen. Ensuite, les nominations sont évaluées lors d’une réunion de la commission des affaires étrangères, de la commission du développement et de la sous-commission des droits de l’Homme.

Au mois d’octobre, après le vote final de la Conférence des présidents, le lauréat est annoncé. Le prix Sakharov, doté de 50 000 euros, est remis par le président du Parlement européen en session plénière à Strasbourg.

Le Parlement européen a décerné, ce jeudi 24 octobre, le 36e “prix Sakharov pour la liberté de l’esprit” à María Corina Machado, en tant que leader des forces démocratiques au Venezuela, et à González Urrutia, président légitimement élu mais non reconnu par le pouvoir en place.

Dans le cadre du programme EPAS (écoles ambassadrices du Parlement européen), quatre élèves du Club Europe ambassadeurs juniors du Parlement européen ont remporté un tirage au sort leur permettant d’assister à cette remise du prix Sakharov au Parlement de Strasbourg, le 18 décembre prochain. Une expérience à suivre, dans notre fil d’actualité !

 

Article co-écrit par Alicia, Axel P., Sadya et Robin

 

 

Une sortie d’intégration à Bordeaux pour les nouveaux membres

à la découverte de l’Europe sur notre territoire

Le vendredi 15 octobre, 11 élèves de première année CAP et BAC PRO ont fait une petite expédition à Bordeaux pour découvrir les activités du Club Europe.

Leur parcours les a d’abord menés devant le grand hôtel place de la Comédie, où ils ont pu lire la plaque commémorant le célèbre discours que Victor Hugo a tenu sur l’Europe en 1971. Puis, ils ont été reçus par les jeunes ambassadeurs européens de la MEBA, qui leur ont proposé quelques animations et jeux pour renforcer leurs connaissances sur la géographie et la culture des pays de l’UE. Enfin, un petit passage au Centre Europe Direct de Bordeaux leur a permis de collecter de la documentation pour alimenter le point info Europe du lycée, avant de déguster quelques pâtisseries suédoises.

Ce fut une journée divertissante, qui a permis à tous les nouveaux membres de mieux se connaître. Merci à la MEBA et au Centre Europe Direct pour leur accueil et leur collaboration.

Article co-écrit par Illan, Hugo, Hakim.

 

 

Victor Hugo, un fervent précurseur de l’idée européenne

Le club Europe a découvert à Bordeaux une plaque commémorative

« Soyons les Etats-Unis d’Europe,

Soyons la fédération continentale,

Soyons la liberté européenne,

Soyons la paix universelle! »

Voilà l’inscription qui figure sur une plaque posée au sol devant le grand hôtel de Bordeaux, place de la Comédie.

Avant même la Première Guerre mondiale, Victor Hugo (1802-1885) avait exprimé une vision précoce des États-Unis d’Europe.

Dans son célèbre discours de 1849 au Parlement de la Paix à Bruxelles, il propose l’idée de créer une « Confédération des peuples européens ».

Pour lui, la seule manière de garantir une paix durable sur le continent était de créer une Europe unie politiquement, unie non par la force mais par la solidarité des peuples.

Le poète rêvait d’une Europe fédérale, dans laquelle les nations, tout en restant autonomes, collaboreraient sous des institutions communes, à l’instar des États-Unis d’Amérique.

Le 1er mars 1971, alors que la France a perdu la guerre contre la Prusse, Victor Hugo, député de la nouvelle Assemblée nationale qui s’est réfugiée à Bordeaux (elle siège alors au Grand théâtre) reprend l’idée d’une Europe unie dans un discours qui fait date, et qui préfigure ce que feront un siècle plus tard les pères fondateurs de l’Europe.

Article écrit par Hakim

 

 

Deux pâtisseries suédoises à l’essai

Le Club Europe vous fait découvrir la Kanelbulle et le Chokladbollar

La kanelbulle est une brioche à la cannelle d’origine suédoise ayant la forme d’un escargot.

Elle a été popularisée en 1920. Le 4 octobre est le jour de la kanelbulle depuis 1999 en Suède.

En 2013, l’Union Européenne menace de l’interdire à cause de la coumarine, présente naturellement dans la cannelle de Chine, qui dépassait fréquemment la limite fixée ! Le Chokladbollar est une boule de chocolat avec de la noix de coco avec de la farine d’avoine d’origine suédoise. Elle a la taille d’une balle de golf. Plutôt dégustée en fin de repas, il s’agit d’un dessert très simple à réaliser et qui ne nécessite pas de cuisson. Ces boules très chocolatées et assez compactes nous ont beaucoup plu à la dégustation. C’est la présence de flocons d’avoine qui confèrent aux chokladbollar leur texture surprenante et moelleuse.

Co-écrit par Océane, Norah et Ethan

 

 

Le point info Europe du lycée a été mis à jour

Venez découvrir notre point info sur l’Europe ! Vous pourrez y trouver de la documentation variée sur l’Europe : des cartes postales, des guides sur l’euro, vos droits en tant que citoyens européens, des posters sur les pays européens, des brochures sur le programme Erasmus+, un historique de la construction européenne avec les pères fondateurs, et encore plein d’autres documents à consulter.

Article co-écrit par Assia, Norah,, Océane, Ethan, Maëlla.

 

 

L’UE en un clin d’œil

Une nouvelle exposition pour présenter l’essentiel de l’Union européenne

Une nouvelle exposition a été empruntée auprès du Centre Europe Direct de Bordeaux, et a été mise en place au CDI :

« l’Europe en un clin d’œil » présente les connaissances élémentaires qu’il faut retenir sur l’Europe, dans de multiples domaines : l’économie, la démographie, les institutions politiques, les droits des citoyens, l’histoire de la construction européenne ; les priorités actuelles de la politique européenne…

Autant d’informations qui tombent à pic pour le Club Europe, qui se prépare à organiser son premier débat.

Quatre élèves ont pris l’initiative de mettre en œuvre une animation numérique à destination des classes désireuses de découvrir l’exposition.

À partir d’un questionnaire réalisé par le club, Samuel a ainsi conçu la programmation d’une interface en réseau qui rend l’animation plus ludique et performante.

Raphaël, Hakim et Hugo ont également participé à l’animation auprès d’une classe de CAP. Le test s’est avéré très concluant, et l’animation pourra être renouvelée dans le futur.

Article co-écrit par Samuel, Raphaël, Hakim, Hugo.

 

 

L’union européenne a-t-elle les moyens d’affirmer sa puissance ?

Un grand débat du Club Europe en forme de jeu de rôles

Le lundi 16 décembre 2024, le Club Europe s’est réunit en salle polyvalente pour organiser son premier débat de l’année.

L’UE a-t-elle les moyens affirmer sa puissance ?

Le thème était exigeant, puisque les participants devaient mobiliser leur culture générale.

Il fallait surtout des connaissances précises pour jauger le niveau de puissance d’une organisation internationale qui n’est pas un État, et argumenter sur l’influence qu’elle peut exercer aujourd’hui sur le reste du monde.

Pour ce faire, les élèves ont d’abord travaillé pendant deux heures à fourbir leurs arguments et leurs exemples, à partir de recherches documentaires.

Chaque équipe s’est réparti les thématiques qui pouvaient constituer un élément de puissance : l’économie, la culture, les institutions politique, l’histoire de la construction européenne, la diplomatie, la défense…

Puis le débat proprement dit s’est déroulé sous la présidence de Samuel et de Matéo, et selon les règles établies par les élèves de terminale, qui avaient soigneusement conçu l’organisation de la salle.

Tour à tour, les orateurs ont dû affronter les professeurs pour défendre l’idée que l’UE dispose bien des moyens d’affirmer sa puissance.

Le débat fut animé, drôle et instructif.

Une mention spéciale a été décernée à Raphaël pour son sa prestation talentueuse et passionnée !

Un grand merci aux jeunes du service civique pour leur contribution à la préparation des élèves.

 

Article co-écrit par Robin, Alicia, Axel, Sadya, Oury, Léonrado, Léo, Matéo.

 

Programme EPAS : une rencontre des ambassadeurs seniors du Parlement européen

Des professeurs de Philadelphe au lycée Gallieni de Toulouse

 

Les 28 et 29 novembre 2024, trois professeurs du Club Europe ont participé à la rencontre des écoles ambassadrices du Parlement européen, qui se tenait au lycée Gallieni de Toulouse.

Pendant deux jours, ils ont pu échanger avec des collègues venant des quatre coins de la France, pour partager leur expérience au sein du programme EPAS, et réactualiser leurs connaissances pour enseigner l’UE.

Deux élus ont également apporté leur vision de l’Europe lors d’interviews passionnantes organisées par des professeurs et des élèves du lycée Gallieni.

Cette formation qui s’est déroulée dans une ambiance très conviviale, permettra de réinvestir les apports sur l’UE à la faveur d’activités pédagogiques qui seront proposées aux élèves.

Un grand merci au lycée Gallieni pour son accueil, à Mme Malaret représentante du bureau du PE en France et responsable du programme EPAS, aux animateurs d’Atout Diversité pour leur professionnalisme et leur dynamisme.

 

 

Programme EPAS : le Club Europe au rendez-vous du prix Sakharov

Une rencontre des écoles ambassadrices du Parlement européen à Strasbourg

Quatre élèves du Club Europe de Philadelphe ont participé à la rencontre internationale des écoles ambassadrices du Parlement européen, qui se tenait à Strasbourg le mercredi 18 décembre 2024, pour célébrer la remise du prix Sakharov.

Pour rappel, il s’agit de la plus haute distinction décernée par l’Union européenne, et qui récompense les personnes ou associations qui agissent pour défendre la liberté de penser et les droits de l’homme dans le monde.

Le programme de la journée était particulièrement intense, et a commencé par un aperçu de la séance de travail dans l’hémicycle du Parlement européen.

Celle-ci était consacrée à la préparation du Conseil européen des 19 et 20 décembre, à l’occasion de laquelle s’est exprimée Madame Salomé Zourachbivili, présidente de la Géorgie.

Cette dernière a appelé l’Europe à soutenir davantage son pays dans sa lutte pour son indépendance.

En effet, la Géorgie, aux portes de l’Europe, voit sa souveraineté actuellement menacée par l’ingérence du régime russe.

Après les remerciements adressés par Mme Roberta Metsola, présidente du Parlement européen, Mme Ursula Von Der Leyen a pris la parole, d’abord en français pour exprimer la solidarité de l’Union européenne à l’égard des Mahorais, dont l’île vient d’être ravagée par un cyclone.

Puis, elle a évoqué la position de l’Union européenne vis-à-vis de la situation au Proche Orient qui pourrait connaître un tournant avec la chute du régime de Bachar El Assad en Syrie.

La présidente de la Commission européenne a formulé un message d’espérance mais aussi de prudence concernant les changements politiques en cours.

Plusieurs temps forts ont ensuite ponctué la journée : les élèves ont d’abord participé à une table ronde présidée par l’eurodéputée Elena Nevado Del Campo, pour échanger avec les représentants des lauréats du Prix Sakharov 2024, Edmundo González Urrutia, le président légitimement élu du Vénézuela (mais exilé car non reconnu par le pouvoir en place) et Maria Corina Machado, cheffe de file de l’opposition. Cette dernière était représentée par sa fille, Ana Corina Sosa Machado, qui a expliqué de façon émouvante pourquoi et comment sa mère vivait désormais cachée, menacée par le régime autoritaire de Nicolàs Maduro, qui n’hésite pas à violer les droits humains : au moins 25 personnes ont été tuées, des centaines blessées, plus de 2400 arrêtées pour avoir exercé leur droit d’expression (dont une trentaine de ressortissants de l’Union européenne). Plus de 7,7 millions de Vénézuéliens ont quitté le pays, la plupart réfugiés en Amérique latine et dans les Caraïbes.

Puis, les différents membres des écoles EPAS ont bénéficié d’un atelier très intéressant sur la désinformation et l’éducation aux médias, dispensé par Jacob Lolck, attaché de presse du Parlement européen. Celui-ci s’est appuyé sur des exemples concrets et des situations réelles, qui ont donné à chacun de quoi s’interroger sur ses propres pratiques d’information, notamment à travers l’usage des réseaux sociaux qui laissent souvent le champ libre aux « vérités alternatives », sinon aux manipulations.

Après le repas, c’est une autre table ronde qui attendait les délégations EPAS, cette fois présidée par la Vice-présidente du Parlement européen Sophie Wilmès, autour des finalistes du prix Sakharov 2024 : les associations « Women Wage Peace » (représentée par la franco-israélienne Pascale Chen) et « Women of the Sun » (représentée par sa fondatrice, la Palestinienne Reem Al Hajajra). Les deux femmes qui œuvrent pour la même cause, c’est à dire la paix entre la Palestine et Israël, étaient accompagnées par Aida Ghajar, journalisteiranienne et boursière du prix Sakharov. Ces militantes ont expliqué combien la reconnaissance du Parlement européen constituait une formidable caisse de résonance, apte à leur insuffler une énergie renouvelée pour agir sur le terrain. En outre, les finalistes et lauréats du Prix Sakharov font désormais partie de la Communauté Sakharov, une sorte de réseau dont les membres sont régulièrement consultés par le Parlement européen, notamment pour mettre en lumière des situations de violation des droits de l’homme de par le monde et les combattre.

La journée s’est achevée par deux séminaires simultanés (l’un axé sur l’utilisation de la plateforme e-twinning pour les enseignants, l’autre sur la communauté citoyenne « Ensemble.eu » à destination des élèves), et par une visite de l’exposition « des voix audacieuses ». Celle-ci, fruit du travail de neuf artistes femmes originaires d’Autriche, de Bulgarie, de Croatie et de Finlande, témoigne des préoccupations actuelles des citoyens européens, et des débats politiques qui animent le vieux continent. En effet, le Parlement européen s’est doté d’une collection d’art contemporain, qu’il enrichit régulièrement par de nouvelles acquisitions accessibles aux visiteurs.

En somme, si la journée était entièrement vouée à la thématique des droits humains et à la démocratie, elle a montré que loin de constituer des concepts abstraits ou des mots-clés éculés, il s’agissait bien des fondements même de notre citoyenneté. Au-delà de l’engagement des pays adhérents à les respecter – c’est l’objet du second article du Traité de Maastricht -, l’Union européenne (notamment à travers la plus démocratique de ses institutions, le Parlement) croit au caractère universel de ces valeurs, qu’elle cherche à défendre partout dans le monde. En la matière, cette rencontre EPAS a montré combien le rôle des femmes était exemplaire et décisif.

De quoi alimenter les prochains travaux du Club Europe, qui en cette deuxième année de mise en œuvre de son Action Jean Monnet, réalisera une exposition consacrée aux femmes européennes remarquables.

Article co écrit par Alicia, Axel, Sadya, Robin.

 

 

L’Irlande à l’honneur

Le Club Europe a découvert la musique et la danse irlandaises

Le lundi 20 janvier, le Club Europe a eu l’honneur de recevoir au lycée deux artistes spécialistes de la musique et de la danse irlandaises, Karine et François Luçon, tous deux professeurs à la Nantes Irish Dancing Academy.

Les élèves ont ainsi pu découvrir deux instruments traditionnels communs à la culture celtique, la cornemuse et le tambour, mais qui présentent ici quelques spécificités.

Le Uilleann pipes est une cornemuse à coude – c’est en effet en actionnant un soufflet sous le bras qu’elle produit des sons mélodieux – et le Bodhrá est un tambourin que l’on frappe avec un stick (un bâtonnet). Le concert et les explications données par les artistes ont fait comprendre à chacun combien il ne s’agissait pas d’un simple folklore figé dans le temps, mais bien d’un art vivant, actuel et créatif, qui se renouvelle sans cesse.

C’est d’ailleurs ce qu’ils ont pu expérimenter en s’essayant à quelques pas de danse, enseignés par Karine. « J’ai pu apprendre de nouvelles choses sur l’Irlande, que je connaissais mal, c’est le but du Club Europe » affirme Léo.

« Même si la danse n’était pas facile pour moi, j’ai apprécié la musique, en particulier les changements de rythmes produits par la percussion, qui nous ont hypnotisés » ajoute Lucas.

« Moi, j’ai été entraîné par le fait de voir les autres effectuer la chorégraphie » conclut Romain.

Ceux qui n’ont pas pu assister au concert peuvent apprécier la production de François Luçon : « The morning Dew » sur diverses plateformes en ligne.

Un grand merci aux deux artistes !

 

Article co-écrit par Léo, Romain, Marie et Lucas.

 

 

What’s the fudge ?!!!

Des caramels super sucrés made in Ireland

 

Lors de l’atelier « musique et danse irlandaise », le club Europe a testé cette gourmandise anglo-saxonne hypercalorique.

Les fudges on été inventés aux État Unis en 1921 par le cousin d’Emelyn Battersby Hartridge et sont arrivés en France en 1950. ils ont été importés par la marque cara fudge.

Les fudges sont confectionnés avec différents ingrédients comme du sucre, du beurre, du lait et sont parfois parfumés au chocolat et à la vanille.

On peut aussi trouver de nombreuses saveurs différentes comme le caramel.

Voici les principales étapes pour préparer les fudges : d’abord mettre tous les ingrédients dans la casserole, pour les faire chauffer afin de faire fondre le beurre et le sucre.

Après ébullition, laisser mijoter environ 10 minutes en remuant bien régulièrement : petit à petit le mélange devient plus épais et prend une belle couleur rousse.

Retirer alors du feu et laisser bien refroidir 5 minutes, puis mélanger de nouveau pendant 10 minutes à l’aide d’une cuillère en bois.

Le fudge commence à durcir !

Le verser dans un plat à gratin beurré et découper en petits carrés avant qu’il ne soit trop dur.

Bonne dégustation !

 

Article écrit par

 

 

L’Espagne à l’honneur au festival international de la bande dessinée

Le jeudi 30 janvier, le Club Europe a fait son petit tour au Festival international de la bande dessinée d’Angoulême.

Cette année, notre programme mettait l’Espagne à l’honneur, puisque les auteurs ibériques étaient en nombre.

Si le départ en train était très matinal, la météo a été clémente, et la journée fut magnifique.

Elle a commencé par une visite du musée d’Angoulême où 9 autrices espagnoles ont collaboré pour présenter une exposition intitulée « Constellation graphique » : des planches suspendues très colorées ont proposé une vision humoristique de la bande dessinée, et une critique des dysfonctionnements de la société actuelle.

Les élèves ont ensuite participé à deux ateliers créatifs à l’école d’art d’Angoulême : l’un concernait le cinéma d’animation et consistait à réaliser un doublage parodique d’un film à partir d’un logiciel sur tablette, l’autre la conception de portraits éphémères à la manière de Bela Borsodi.

Cette artiste autrichienne utilise des vêtements et des accessoires pour imaginer des œuvres éphémères surréalistes en trois dimensions.

Notre parcours s’est poursuivi à travers les dédales des exposants, pour réaliser quelques interviews de jeunes talents européens, et dénicher quelques ouvrages intéressants.

Les élèves avaient préalablement soigneusement préparé des questions en espagnol et en anglais lors des séances du Club Europe, mais il a fallu vaincre sa timidité pour oser approcher les artistes.

La journée s’est achevée à Manga City, un espace entièrement dédié à cet art d’origine japonaise, où de nombreuses animations étaient proposées. Coup de chance, un événement incontournable attendait le Club Europe, une rencontre intitulée « Manga Issho, une aventure européenne » : le projet est une innovation des éditeurs de différents pays de l’UE (Italie, Espagne, Belgique, France, Allemagne) qui ont réuni leurs meilleurs mangakas pour concevoir et publier le premier magazine manga du vieux continent.

C’était une découverte pour de nombreux élèves, comme Maëlla, qui a adoré l’atelier créatif à l’école des arts : « je me suis bien amusée, les animateurs et les artistes étaient tous sympathiques ». Samuel renchérit : « on a bien ri quand on a détourné les films d’animation, surtout qu’on a choisi de le faire sur le thème du Brexit ». Assia ajoute : « j’ai adoré cette sortie, j’ai appris qu’il existait des mangakas européens, je ne le savais pas ». Les membres du Club sont repartis à Bordeaux avec quelques exemplaires du 7ème art, à l’instar de Kyllian : « j’ai pu compléter ma collection de mangas préférés ». Ce sont aussi les rencontres qui les ont marqués, comme le souligne Hakim : « on a pu en apprendre beaucoup auprès des artistes espagnols ». Ismaël, lui, a été attentif aux langues entendues au festival : « les auteurs européens parlaient anglais ou espagnols, parfois un peu français, ça m’a intéressé d’observer comment ils communiquaient ». Parfois, certains ont réussi à décrocher une dédicace : « ce que j’ai préféré, ce sont les autographes » retient Hugo. D’ailleurs Matéo se souviendra longtemps d’avoir approché l’un de ses auteurs favoris : « quand j’ai interviewé Toan, un jeune mangaka français, c’était vraiment cool ».

 

Article co-écrit avec Assia, Maëlla, Hakim, Hugo, Kyllian, Ismaël, Samuel, Matéo.

 

Du côté des livres…

Em Silêncio, une odyssée migratoire entre le Portugal et la France dans les années 1960

Le Club Europe a rapporté du Festival international de la Bande dessinée d’Angoulême une œuvre émouvante, Em Silêncio, éditée chez la Boîte à bulles.

Ce premier album d’Adeline Casier vous plonge dans l’ambiance sclérosée du Portugal des années 1960, alors que le pays est aux mains du dictateur Salazar.

L’histoire est celle de João, un ouvrier marié et père de deux enfants, qui vit dans la misère et l’oppression.

Critiquer le pouvoir suffisait alors à vous faire emprisonner.

Licencié pour avoir demandé une augmentation, João décide de sortir du désespoir en quittant le pays, sur les conseils d’un ami : en France, il y a du travail pour tous, il pourrait y refaire sa vie, et par la suite faire venir sa femme et ses enfants.

Le récit s’attarde alors sur la traversée de l’Espagne, João se retrouvant au milieu d’un groupe de candidats au voyage, à la merci des passeurs et sous la menace de la Guardia Civil espagnole : le danger impose une traversée en silence, d’où le titre de l’album.

Evidemment, la France ne correspond pas tout à fait à ce qu’imaginait João, on peut aisément le concevoir.

Le lecteur comprend pourquoi et comment des gens ont pris la décision de partir, et combien leur parcours a été difficile.

La dernière page révèle que l’histoire est inspirée de la vie de la famille de l’auteure, qui rend hommage à son grand-père. L’ouvrage est disponible au CDI, n’hésitez pas !

Article co-écrit par Matéo

 

 

La Méditerranée centrale, un itinéraire migratoire meurtrier

Une soirée ciné-débat instructive pour le Club Europe

 

Le jeudi 13 février, plus d’une vingtaine de personnes ont répondu présentes pour la séance de ciné-débat du Club Europe, organisée dans la salle polyvalente : des membres du club, des élèves internes, mais aussi une petite délégation de l’EREA, et quelques membres du personnel du lycée. Il faut dire que le sujet a de quoi interpeller tous les citoyens européens : que faire face à la tragédie des naufrages à répétition en Méditerranée dont sont chaque année victimes plusieurs milliers de migrants ?

Des bénévoles de deux associations ont animé la soirée, dont SOS Méditerranée créée en 2015 grâce à la mobilisation de citoyens européens issus de quatre pays : France, Allemagne, Italie, et Suisse. Indépendante de tout parti politique et de toute confession, cette organisation porte assistance aux personnes en détresse en mer. Paroles d’exil est une autre association créée par des étudiants, qui promeut le dialogue et cherche à sensibiliser aux questions d’immigration en donnant la parole à ceux que l’on entend peu.

La séance a d’abord commencé par une présentation de SOS Méditerranée, et un aperçu de la situation extrêmement chaotique en Méditerranée centrale, qui est la voie migratoire la plus mortelle au monde : les migrants y bravent des dangers considérables sur des bateaux de fortune. Avec le récent découpage de la Méditerranée en zones de recherche et de sauvetage, l’Europe délègue l’essentiel des secours aux autorités libyennes, et détourne le regard sur les traitements infligés aux migrants. C’est pourquoi SOS Méditerranée pare au plus pressé, en intervenant uniquement dans les eaux internationales : Sauver, protéger et témoigner, grâce à son navire l’Ocean Viking, et ce dans le strict respect du droit maritime international. Depuis 2016, elle a secouru près de 40000 personnes, à travers plus de 400 opérations de sauvetage.

La soirée s’est poursuivie avec la projection du film Real People, un documentaire réalisé par Olmo Parenti, grâce auquel on suit le parcours de naufragés en détresse, depuis leur prise en charge par l’Ocean Viking jusqu’à leur débarquement en Italie. Leurs conversations permettent au spectateur de comprendre avec empathie les raisons pour lesquelles ils ont fui leur pays. Ces hommes et femmes sont tiraillés entre le soulagement, l’espoir d’une vie meilleure, et la méfiance à l’égard des formalités qu’il leur faut accomplir pour obtenir l’asile en Europe.

La soirée s’est achevée par l’intervention de trois jeunes représentantes de Paroles d’exil, qui ont apporté quelques compléments d’information.

 

Article co-écrit par Axel P, Ismaël, Matéo, Will.

 

 

Une nouvelle découverte culturelle pour le Club Europe au Rocher Palmer

La musique des Balkans, envoûtante et irrésistible

 

Sept élèves du Club Europe ont franchi la Garonne mardi 25 mars pour découvrir, sur la rive droite, un centre culturel de premier ordre : le Rocher Palmer.

Il s’agit d’un complexe multifonctionnel regroupant, entre autres, trois salles de spectacle, un espace de co-working, un centre documentaire consacré aux musiques du monde, un studio numérique, ainsi qu’un espace de formation.

Le bâtiment, particulièrement marquant, a été conçu par l’architecte franco-suisse Bernard Tschumi et inauguré en 2010 sur la commune de Cenon.

En entrant dans les lieux, les élèves ont d’abord découvert une œuvre de l’artiste italienne Alice Viale : JE V(O)EUX, une vaste installation d’origamis suspendus au plafond.

Il s’agit d’une fresque participative à laquelle les habitants de Cenon et les élèves de différents établissements scolaires ont pu contribuer en écrivant chacun un vœu sur un papier ensuite plié en forme de tétraèdre.

Après la visite des lieux, qui a permis d’explorer les multiples métiers liés au spectacle vivant, le Club Europe a été convié à un voyage immobile à travers l’Europe : la projection d’un documentaire tourné au festival de Toulouse Rio Loco les a transportés dans la péninsule balkanique, qui s’étend sur la Serbie, la Bosnie, la Roumanie, la Bulgarie, la Moldavie, la Macédoine, la Grèce et la Turquie.

À la croisée des influences orientales, méditerranéennes et d’Europe centrale, la musique des Balkans, rendue célèbre en partie grâce à Émir Kusturica, séduit de plus en plus d’adeptes avec ses rythmes entraînants et ses quatre instruments emblématiques : le violon, l’accordéon, la clarinette et la cithare.

Ce fut une belle expérience auditive pour le Club Europe, qui a juré de revenir faire d’autres découvertes au Rocher Palmer !

Article co-écrit par Hugo et Hakim

 

 

 

 

Comment lutter contre la désinformation en Europe ?

Un combat essentiel pour préserver la démocratie

 

Dans le cadre de la Semaine de la presse, le jeudi 3 avril, dix membres du Club Europe ont participé à un webinaire organisé par le CLEMI – le Centre pour l’éducation aux médias et à l’information – portant sur une question cruciale pour les pays de l’Union européenne.

En effet, plusieurs puissances étrangères mènent des ingérences visant à manipuler l’opinion publique, en tirant parti des nouveaux outils numériques. Comment lutter contre la désinformation en Europe ?

Les intervenants représentaient trois partenaires du CLEMI fortement engagés dans la construction européenne : Jérôme Quéré, délégué général du think tank Confrontations Europe, Vincent Lequeux, chef d’édition du site Toute l’Europe et Laurence Aubron, fondatrice et dirigeante d’Euradio.

Les animateurs ont d’abord donné quelques exemples pour illustrer la notion de désinformation, définie comme la diffusion volontaire de fausses informations.

Les adolescents en sont particulièrement la cible, notamment en raison de leur forte présence sur les réseaux sociaux, de leur méfiance envers les médias traditionnels, mais aussi parce que les sujets favoris de la désinformation – l’écologie, les inégalités, la politique – résonnent particulièrement avec leurs préoccupations.

Si la désinformation, en soi, n’est pas illégale, la réponse de l’Union européenne s’organise autour de plusieurs axes.

Elle cherche tout d’abord à mieux comprendre le phénomène, en développant des outils de surveillance tels que les Task Forces, cellules spécialisées chargées notamment de démonter les fausses informations. Ensuite, elle met en place des programmes de sensibilisation du public, notamment à travers l’éducation aux médias et la promotion d’un journalisme de qualité.

L’Europe veille également à la protection des médias indépendants.

Enfin, elle s’efforce de réguler les plateformes numériques et les réseaux sociaux pour limiter la propagation des contenus mensongers.

Les élèves du Club Europe ont pu poser leurs questions à la fin du webinaire, qui s’est conclu sur une note d’espoir : il est possible de lutter efficacement contre la désinformation, à condition d’apprendre à s’informer de manière libre et éclairée, et surtout, d’éviter de relayer soi-même des contenus douteux sur les réseaux sociaux.

Article co-écrit par Kenzo, Lucas, Mathis, Richard, Ethan, Hakim.

 

Un atelier participatif pour explorer les enjeux du fédéralisme européen

Apprendre à penser l’Europe autrement

Le jeudi 10 avril, une dizaine d’élèves ont participé à un atelier préparatoire au grand débat qui aura lieu au mois de juin.

Il s’agira en effet du grand événement annuel du Club Europe qui, comme l’année passée, viendra clôturer nos actions et nos apprentissages de l’année 2024-2025.

Pour cette préparation, les élèves ont bénéficié du savoir-faire du Centre Europe Direct de Bordeaux, qui avait conçu des activités à la fois ludiques et instructives.

L’objectif de cette séance de travail était triple : acquérir des connaissances, construire des arguments, se forger une opinion.

Il faut dire que le sujet est complexe et clivant, mais pourtant au cœur de la citoyenneté européenne et de la réflexion sur l’avenir de l’Europe : le fédéralisme est-il un modèle pour l’Union européenne ?

La première étape a consisté à expliquer la notion de fédéralisme, qui peut se définir comme un système d’administration et de gouvernement dans lequel l’État est organisé en fédération, partageant avec les États fédérés diverses compétences.

Cette organisation du pouvoir, très éloignée du modèle français, est pourtant largement répandue dans le monde – contrairement aux idées reçues. On en trouve en effet différents exemples aux États-Unis, en Inde, mais aussi plus près de nous, en Allemagne, Belgique, ou encore en Suisse.

À l’aide de cartes et d’un plateau, les élèves ont alors réfléchi à ce que pourrait être une fédération européenne, en distinguant les domaines pouvant relever d’une compétence supranationale (donc fédérale), ceux pouvant rester l’apanage de chaque pays de l’UE, et ceux qui pourraient être partagés entre les deux échelons de pouvoir. Éducation, défense, transports, environnement, santé… chacun a pu exprimer sa vision d’une Europe fédérale et débattre en apportant nuances et arguments.

La deuxième partie de la séance a été animée par Hélène Clark-Dageville, présidente du Mouvement Européen Gironde, une association dont les membres promeuvent l’idée européenne et s’attachent à en expliquer le fonctionnement au grand public.

Notre experte a apporté un éclairage très pertinent sur la notion de fédéralisme, en distinguant ce qui empêche l’UE d’être une fédération de ce qui, pourtant, l’en rapproche.

Un grand merci à nos intervenantes : Mme Clark-Dageville du Mouvement Européen, ainsi que Lucia et Laura du Centre Europe Direct de Bordeaux, qui ont conçu et animé cet atelier de main de maître !

Article co-écrit par Kyllian et Hakim.

 

 

 

Paris-Nord, plus grande gare européenne

Le Club Europe est passé par la gare du Nord pour son voyage en Belgique

C’est un carrefour intermodal majeur pour les passagers à destination du nord de l’Europe.

Actuellement situé place Napoléon III dans le 10ème arrondissement de paris, ce haut lieu ferroviaire a été ouvert en 1846 et reconstruit de 1864 à 1865 par l’architecte Jacques Hirtorff selon un style néo-classique associé à des structures métalliques.

La gare fait partie intégrante de l’histoire et du patrimoine français, participant notamment à la mobilisation des troupes pendant la Première Guerre mondiale.

Au fil des années, elle a été agrandie pour accueillir désormais plus de 292 millions de voyageurs par an. Depuis les années 1990, avec l’ouverture du tunnel sous la Manche et l’arrivée de l’Eurostar à destination de Londres les quais ont été allongés.

Une dernière modernisation a été entreprise à l’occasion des JO de Paris en 2024.

 

Article co-écrit par Illan.

 

 

 

Liège, une ancienne cité industrielle en crise qui se redessine

La gare des Guillemins, nouvelle skyline de Liège, en est le symbole

Au cours de son voyage en Belgique, le Club Europe a choisi Liège comme lieu d’hébergement.

C’est l’un des premiers centres de la révolution industrielle en Belgique au XIXème siècle grâce à ses mines de charbon et sa métallurgie. D’autres industries ont contribué au développement urbain, comme la fabrication d’armes.

Avec la crise des années 1970, beaucoup d’usines ont fermé, mais Liège garde les traces de ce passé industriel. Depuis deux décennies, la ville connaît un certain dynamisme, et plusieurs projets sont en cours pour améliorer son attractivité : la construction d’un tramway pour faciliter les déplacements (son inauguration est prévue fin avril), la rénovation des quais de Meuse notamment avec la passerelle de la Belle Liégeoise, la modernisation du quartier des Guillemins et la transformation d’anciens sites industriels en nouveaux quartiers.

La métropole développe aussi des espaces verts et des projets durables. Outre le gouvernement wallon et la ville de Liège, une partie du financement nécessaire provient des fonds de l’Union européenne.

 

Article co-écrit par Hakim et Marie-Pierre

 

 

Sur les pas de Georges Simenon, l’auteur belge le plus lu dans le monde

Le Club Europe a élu domicile dans le quartier du célèbre romancier liégeois

« Outremeuse », tel est le nom du quartier de Liège où vécut Georges Simenon, le célèbre créateur du commissaire Maigret.

Plusieurs lieux y portent d’ailleurs son nom : une rue, une librairie, une auberge de jeunesse où le Club Europe a pris ses quartiers durant son séjour en Belgique.

L’auteur est né à Liège en 1903, et a écrit pas moins de 351 ouvrages, en majorité des romans policiers. Certaines de ces histoires se passent à Liège, comme Le Pendu de Saint Pholien, ou Les Trois Crime de mes amis. Son premier livre est Pietr-le-Letton, qu’il signe de son nom en 1929 alors qu’il était âgé de 26 ans. Le succès est venu très vite, au point que ses romans ont été utilisés pour réaliser des films, notamment la série du Commissaire Maigret. Georges Simenon est décédé à Lausanne en 1989.

Article co-écrit par Ethan et Kyllian

 

 

 

Le Conseil européen et le Conseil de l’Union européenne

Le Club Europe a visité deux institutions européennes siégeant dans un même lieu

Europa, Justius Lipsus, Lex… voici les noms des trois principaux bâtiments où siègent deux institutions majeures de l’Union européenne : le Conseil de l’Union européenne, et le Conseil européen.

Attention, il ne faut pas les confondre, même si elles sont réunies dans un même lieu au sein du quartier européen de Bruxelles.

Le Club Europe a eu la chance de le visiter, le 15 avril dernier, lors de son séjour en Belgique. A cette occasion, les élèves ont assisté à une conférence très instructive, et ont parcouru quelques salles emblématiques.

Si Bruxelles est devenue la capitale de l’Union européenne, c’est notamment à sa situation géographique qu’elle le doit – ses infrastructures et son accessibilité en font un lieu idéal pour accueillir des réunions internationales – mais aussi au rôle historique qu’elle a joué dès le début de la construction européenne après la Seconde Guerre mondiale.

C’est la capitale qui rassemble le plus d’institutions de l’UE : la Commission européenne, le Parlement européen (même si Strasbourg en reste le siège) et les Conseils (de l’UE et européen).

Vous n’y comprenez rien ? Voici une explication rapide du triangle institutionnel de l’UE :

le Conseil de l’UE, composé des chefs d’états ou de gouvernement, définit les orientations politiques générales – qui fixent alors les priorités du moment.

La commission européenne est alors chargée de proposer des législations et gère ces politiques de l’UE.

Le Parlement européen – élu directement par les citoyens – examine et vote les lois à partir des propositions de la Commission, et en codécision avec le Conseil européen qui lui réunit les ministres des pays membres selon le domaine de la loi examinée (par exemple les ministres des transports, de l’agriculture, de la protection environnementale…).

Voilà ce qui assure une gouvernance équilibrée et démocratique de l’Union européenne. Pour parfaire leurs connaissances, les élèves ont ensuite visité le Parlementarium, un musée numérique et interactif situé en face du Parlement européen.

 

Article co-écrit par Lola et Léonard

 

 

 

Le Manneken Piss, l’enfant qui fait rire l’Europe

Le monument emblématique de Bruxelles

C’est une statue célèbre, incontournable même pour qui veut visiter la capitale belge : la fontaine en bronze représente un petit garçon en train d’uriner, souvent habillé de costumes pour différentes occasions. Symbole amusant et espiègle de la ville, il faut néanmoins jouer des coudes pour aller le contempler, tant il y a de touristes autour. C’est ce qu’a pu constater le Club Europe lors de son séjour en Belgique, le 15 avril dernier. Prendre une photo relève parfois de l’exploit, mais le défi a été relevé !

Article co-écrit par Tristan et Leonardo

 

 

Le match : gaufre de Liège versus gaufre de Bruxelles

Deux gourmandises belges à l’essai

Vous vous demandez ce qui différencie ces deux pâtisseries belges ?

Le Club Europe vous l’explique. La gaufre de Liège est apparue à la fin du XIXème siècle, s’agissant d’une évolution de la gaufre flamande enrichie de sucre perlé. De forme ronde avec des bords irréguliers, c’est une pâte briochée épaisse souvent parfumée à la cannelle, et dont le sucre caramélise à la cuisson, offrant une texture croquante.

Elle n’a pas besoin de garniture pour être dégustée sur le pouce.

La gaufre de Bruxelles a elle une origine plus ancienne, remontant au XVIIIème siècle. Sa pâte est plus légère et aérée, souvent levée, contenant des blancs d’œufs montés en neige. Non sucrée à la base, elle est plus volontiers servie avec des garnitures : sucre glace, confiture, sauce au chocolat, chantilly, glaces… De forme rectangulaire avec des alvéoles régulières, elle offre une texture légère, croustillante à l’extérieur et moelleuse à l’intérieur.

 

Article co-écrit par Sufiane et Hugo

 

 

Un lieu de mémoire émouvant : l’enclos des fusillés de la Citadelle de Liège

À l’occasion de son voyage en Belgique, le Club Europe a mené à bien un travail d’histoire et de mémoire particulièrement marquant.

C’est dans un petit cimetière niché au cœur du parc de la Citadelle de Liège – classé nécropole nationale belge depuis 2021 – que les élèves ont découvert un lieu chargé d’histoire et d’émotion.

Cet enclos abrite quelque 415 tombes de personnes fusillées ou exécutées par la Wehrmacht ou la Waffen-SS pendant la Seconde Guerre mondiale. À l’époque, Liège, sous occupation allemande et placée sous administration militaire, subissait une répression impitoyable de toute forme de résistance.

En amont de leur déplacement, les élèves du Club Europe avaient entrepris un travail de recherche approfondi. Ils ont reconstitué les parcours de huit résistants condamnés à mort dans la région de Liège, originaires de six pays de l’Union européenne : la Belgique, bien sûr, mais aussi la France, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Pologne, l’Espagne et l’Italie. Une manière forte de penser la Résistance non pas seulement comme un phénomène national, mais comme un combat profondément européen, transnational.

Le 16 avril, à leur arrivée dans l’enclos, au petit matin, les élèves ont d’abord observé une minute de silence en hommage aux fusillés. Ils ont ensuite visité les lieux : le tunnel où les condamnés effectuaient leur dernière marche, les poteaux d’exécution, le charnier.

Une machine à écrire était alors mise à disposition de chaque prisonnier, afin qu’il puisse écrire trois lettres d’adieu à ses proches.

Devant les tombes, les élèves ont retracé les parcours des résistants qu’ils avaient étudiés.

L’un des moments les plus poignants fut la lecture, par un élève, de la lettre d’adieu de Cornélis Appelman. L’émotion était palpable, et quelques larmes ont été versées. Cornélius est né à Utrecht, aux Pays-Bas, en 1920. Il vient travailler en Belgique comme ouvrier agricole, dans la région liégeoise. Pendant la guerre, il rejoint l’Armée secrète – un mouvement de Résistance belge – et plus précisément l’unité « Refuge Marsouin », créée dès 1940 et qui comptera jusqu’à 50 000 volontaires. Cornélis participe activement à de nombreuses actions : exécutions, sabotages, réquisitions, coups de main, collecte de fonds, transports d’armes, presse clandestine. À la suite de la dénonciation d’un bourgmestre collaborateur, il est arrêté par la police militaire allemande le 31 août 1943. Il est fusillé à la Citadelle de Liège le 26 novembre de la même année, à l’âge de 22 ans. Dans la lettre qu’il laisse à ses camarades, transparaît un courage bouleversant :

« Nous partirons au poteau en chantant, car nous n’avons pas peur de mourir. Ne vous tracassez pas pour moi, car nous ne mourrons pas comme tant d’autres – dans notre lit – mais pour notre liberté, pour la Belgique, pour notre Patrie. »

Ce moment de recueillement à la Citadelle de Liège restera gravé dans la mémoire des élèves : un hommage à ceux qui, venus de toute l’Europe, ont donné leur vie pour un idéal de liberté.

 

Article co-écrit par Océane et Norah

 

 

Plus jamais ça !

Une exposition immersive bouleversante à la Cité Miroir de Liège

La Cité Miroir est un lieu exceptionnel que les élèves du Club Europe ont pu découvrir le 16 avril dernier, à l’occasion de leur voyage en Belgique.

Construit à la fin des années 1930 dans le style moderniste de l’entre-deux-guerres, il s’agissait des bains et thermes de la ville. Les bassins de la Sauvenière ont été définitivement fermés en 2000, puis rénovés et classés comme monument au Patrimoine wallon.

C’est désormais un espace citoyen mis au service de l’éducation, du débat et de la culture.

Parmi les animations proposées, l’exposition Plus jamais ça ! a été conçue par Les Territoires de la Mémoire, un centre d’éducation à la résistance et à la citoyenneté créé en 1993 par d’anciens prisonniers politiques rescapés des camps nazis en réponse au retour en force de l’extrême droite en Belgique.

L’association s’attache à transmettre le passé et à encourager l’implication de tous dans la construction d’une société démocratique garante des libertés fondamentales.

L’exposition propose un parcours immersif à travers la répression nazie, dont elle retrace de manière chronologique les modalités : on suit ainsi avec émotion la montée du nazisme et son arrivée au pouvoir, les arrestations des opposants, leur interrogatoire dans les bureaux de la Gestapo, l’élimination de tous ceux alors considérés comme indésirables par le régime totalitaire, la déportation dans les wagons à bestiaux, l’arrivée dans les centre de mise à mort, la vie dans les camps de concentration…

Projections, extraits sonores, mises en situation et témoignages permettent de comprendre combien la résistance est une nécessité encore aujourd’hui : refuser l’indifférence, dire que l’on n’est pas d’accord, s’opposer à quelque chose qui va à l’encontre des valeurs fondamentales qui ont construit nos démocraties, ne pas se résigner face à l’ennemi, à tout ce qui menace nos libertés individuelles, se battre pour les autres… autant d’attitudes que le visiteur finit par s’approprier, en les mettant en perspective avec la réalité actuelle qui nous interroge : que faire et comment résister aujourd’hui ?

C’est ce à quoi les élèves ont pu réfléchir à la fin du parcours, lors d’un débat animé par une association. Ils ont pu repartir avec des cartes représentant une figure de la résistance au cours des XXème et XXIème siècles : Rosa Park, Nelson Mandela, et plus proches de nous Malala Yousafzaï sont des exemples qui peuvent nous inspirer dans l’exercice de notre citoyenneté.

 

Article co-écrit par Alicia, Sadya, Axel, Robin, Léonard, Lola, Illan, Marie-Pierre, Kyllian, Hugo, Hakim, Léo, Sufiane, Norah, Océane, Ethan, Tristan, Ayden, Léonardo, Richard.

 

 

 

Maastricht, la ville qui a transformé la CEE en Union européenne

Le Club Europe a fait une petite excursion aux Pays-Bas

Située dans l’extrême sud des Pays-Bas, Maastricht est une ville de la province du Limbourg et compte un peu plus de 120 000 habitants. Cité d’histoire, de culture, de folklore local et de traditions, elle est également bien connue pour son fameux traité signé en 1992. Celui-ci a marqué un tournant majeur dans l’histoire de l’intégration européenne en transformant la communauté économique européenne (CEE) en Union européenne (UE).

Il a introduit des changements fondamentaux comme la création de l’Union économique et monétaire (UEM), qui a conduit à l’introduction de l’euro, monnaie unique pour de nombreux Etats membres. Le traité a également élargi les compétences de l’UE à de nouveaux domaines comme la politique étrangère et de sécurité commune, la coopération en matière de justice et d’affaires intérieures, et l’éducation.

En résumé, le traité de Maastricht a transformé l’Europe économique en une entité politique plus intégrée, ouvrant la voie à une coopération accrue et à des politiques communes. Maastricht est ainsi devenu le symbole d’une Europe en constante évolution, déterminée à renforcer son unité et son influence sur la scène mondiale.

Article co-écrit par Axel et Robin

 

 

Les Pays-Bas, l’autre pays du fromageRouge, orange, vert… le fromage fait son show à Maastricht

De sa visite de Maastricht le 16 avril dernier, et plus précisément du marché de l’hôtel de ville, le Club Europe a rapporté des fromages aux couleurs éclatantes qui ont de quoi surprendre.

Il faut dire que les Pays-Bas sont un grand producteur de fromages, dont le Gouda et l’Edam sont les plus connus. Certaines de ces spécialités sont additionnées d’épices, d’herbes et d’aromates, qui leur donnent une couleur très vive, à laquelle les Français ne sont pas habitués.

Les élèves ont testé, et ont apprécié le gouda au cumin, qui a une saveur chaude, épicée. Le gouda au pesto de tomate et de basilic l’a cependant emporté, avec sa touche acidulée. Une dégustation insolite qui montre que, même en matière de fromage, l’Europe regorge de surprises !

 

Article co-écrit par Sufiane et Hugo

 

 

 

Cologne, ville emblématique de l’amitié franco-allemande

Le Club Europe revient d’une excursion dans la région de Cologne

Cologne est une ville extrêmement importante pour l’Allemagne.

Géographiquement parlant, cette ville est située à une trentaine de kilomètres des frontières belges, et à une quarantaine de kilomètres des frontières des Pays-Bas. Elle est aussi la plus grande ville du land de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie devant Düsseldorf, Dortmund, et la quatrième plus grande ville d’Allemagne derrière Berlin, Hambourg et Munich.

La ville de Cologne est importante aux yeux de l’Union européenne. Tout d’abord, elle est une destination touristique connue pour sa cathédrale, son carnaval, ses nombreux musées, et son eau de Cologne. C’est dans ce monument hors norme que le général de Gaulle et le chancelier Adenauer se sont recueillis en 1962 pour marquer la réconciliation franco-allemande, scellée l’année suivante par le traité de l’Élysée. La ville est désormais un puissant symbole de paix.

 

Article co-écrit par Richard et Léo.

 

 

 

Un nouvel atelier engageant pour préparer le grand débat du Club Europe

Le mercredi 7 avril, presque tous les membres du Club Europe se sont réunis dans la salle polyvalente pour participer à un atelier préparatoire en vue du grand débat de fin d’année.

Poursuivant le travail entamé précédemment, l’objectif de cette session animée par le Centre Europe Direct de Bordeaux, était d’approfondir les thématiques essentielles pour formuler une position sur la faisabilité d’une Europe fédérale.

Les participants, divisés en équipes, ont élaboré des listes d’arguments en faveur ou contre ce projet, qu’ils ont ensuite partagées avec le groupe.

Les discussions ont exploré plusieurs pistes, telles que : l’analyse des institutions européennes actuelles, les émotions suscitées chez les jeunes par la construction européenne, ainsi que les risques et avantages associés à un modèle fédéral.

De plus, des idées novatrices ont émergé, enrichissant le débat sur les perspectives d’une Europe fédérale.

Cet atelier a permis de lancer des échanges stimulants, préparant ainsi le terrain pour la soirée de débat, prévue pour le jeudi 5 juin à 18 h, dans la salle municipale de la mairie de Pessac. Certains participants se sont déjà décidés à prendre la parole en tant qu’orateurs lors de cet événement important.

Un grand merci à Lucia et Luna, animatrices du Centre Europe Direct de Bordeaux !

 

Article co-écrit par Matéo, Lucas, Samuel et Kenzo.

 

 

Une journée de l’Europe inoubliable à paris pour le Club Europe

 

Une nouvelle rencontre EPAS sous le sceau de la paix et de l’unité

Cinq membres du Club Europe – quatre élèves et un professeur – ont participé, le vendredi 9 mai, à Paris, à une rencontre entre lycées organisée par le Bureau du Parlement européen en France, dans le cadre du dispositif EPAS (écoles ambassadrices du Parlement européen).

La date de cet événement n’est pas due au hasard : le 9 mai est la fête de l’Europe depuis qu’en 1950, Robert Schuman a fait la déclaration qui marque le début de la construction européenne.

La journée a commencé très tôt à la gare Saint-Jean, où il a fallu prendre l’un des premiers trains pour la capitale.

C’est à Europa Experience, place de la Madeleine, que le groupe a fait connaissance avec les autres participants venus de toute la France. Plusieurs représentants de l’association Stand With Ukraine ont ensuite fait un point extrêmement intéressant pour expliquer les enjeux de la guerre d’agression que mène la Russie contre l’Ukraine, montrant que le déclenchement de la guerre est directement lié au refus de la Russie de voir l’Ukraine concrétiser son désir d’appartenance à l’Union européenne.

Cela a permis de comprendre pourquoi il est nécessaire, pour les citoyens européens, de se montrer solidaires et de défendre les valeurs fondatrices : la paix, la liberté, la démocratie.

Ensuite, un moment exceptionnel attendait l’assemblée, avec la venue de Monsieur Younous Omarjee, vice-président français du Parlement européen. Il a livré sa vision de l’Europe et a répondu aux questions des jeunes ambassadeurs.

Par la suite, tout le monde a pu découvrir sur la place de la Madeleine une exposition très riche, consacrée aux 75 ans de la Déclaration Schuman.

En début d’après-midi, les lycéens étaient attendus rive droite, au Quai d’Orsay, au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, et plus précisément dans le salon de l’Horloge, où Robert Schuman fit sa célèbre déclaration. Là, une conférence et la reconstitution du discours historique sous la forme d’un hologramme, ont commémoré l’événement fondateur de l’Europe.

Enfin, la journée s’est terminée de façon très solennelle sous l’Arc de Triomphe par la cérémonie du ravivage de la flamme du Soldat inconnu, à laquelle les ambassadeurs juniors du Parlement européen ont participé. Parmi les rôles attribués, les élèves de Philadephe de Gerde ont eu l’immense honneur de porter le drapeau de la Flamme de la Nation, aux côtés de ceux du Luxembourg et de l’Estonie, et de déposer la gerbe devant la tombe, aux côtés du vice-président du Parlement européen.

Cet événement a constitué une opportunité exceptionnelle offerte aux jeunes pour donner du sens à leur engagement citoyen et approfondir leur compréhension de l’Union européenne, leur permettant de s’approprier des valeurs communes.

Comme les membres de notre Club Europe, c’est par notre participation active que nous vivons pleinement la citoyenneté européenne !

 

Article co-écrit par Samuel, Matéo, Lucas, Kenzo.

 

 

 

Les commémorations du 9 mai 2025 : 75 ans d’aventure européenne

Robert Schuman, père fondateur mis à l’honneur par le Club Europe

Le 8 mai commémore chaque année la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie. Mais en 1945, il s’agissait d’une capitulation, et la paix restait à faire.

C’est le 9 mai 1950 que commence la construction européenne, incarnée par Robert Schuman. Ce jour-là, dans une déclaration faite à la presse, le ministre français des Affaires étrangères propose un projet audacieux : placer la production du charbon et de l’acier sous une autorité commune entre la France et l’Allemagne. La mise en commun de ces ressources – principales matières premières pour l’industrie de l’armement – est une idée révolutionnaire qui visait à rendre toute guerre non seulement impensable, mais matériellement impossible. Schuman choisit la coopération en ouvrant la voie à la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), avec des institutions supranationales (la Haute Autorité, le Conseil et la Cour de justice de la CECA, l’Assemblée commune) qui sont la matrice de celles qui feront l’Union européenne : une Commission, un Conseil, une Cour de justice, un Parlement.

À l’occasion des 75 ans de cette déclaration, le Club Europe rend hommage à Robert Schuman, dont l’héritage demeure plus que jamais d’actualité. En ces temps de tensions et de doutes, il est bon de se souvenir que l’Union européenne est née d’une volonté de paix, de dialogue et de construction commune.

C’est cette mémoire que célèbre la Journée de l’Europe, chaque 9 mai – une date qui incarne l’espoir, l’unité et la paix sur notre continent. Avec dix autres écoles ambassadrices du Parlement européen, quatre élèves du Club ont eu l’honneur d’assister aux cérémonies de l’anniversaire de la déclaration Schuman dans le salon de l’Horloge du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, le lieu même où fut prononcé le discours fondateur.

Article co-écrit par Samuel, Matéo, Lucas et Kenzo.

 

 

Aux grands hommes et femmes, l’Europe reconnaissante

Une visite au Panthéon inspirante pour le Club Europe

Le lendemain de la fête de l’Europe, quatre élèves du Club ont eu l’opportunité de visiter le Panthéon à Paris, un lieu emblématique qui honore les figures marquantes de l’histoire de France. Mais en parcourant la crypte, ils ont aussi découvert les tombeaux ou cénotaphes de personnalités qui ont profondément influencé le destin du vieux continent. En premier lieu, les philosophes des Lumières, tels que Voltaire et Rousseau, qui ont joué un rôle central dans l’élaboration des valeurs européennes actuelles : les droits de l’homme, la liberté, l’égalité, la démocratie, l’État de droit…

Victor Hugo est également présent dans cet imposant monument parisien. Le grand écrivain et homme politique fut l’un des premiers à imaginer une fédération européenne capable d’apporter la paix au continent, une vision qui résonne encore dans l’UE actuelle.

René Cassin, co-rédacteur de la Déclaration universelle des droits de l’homme, est une autre figure importante pour l’Europe, ayant largement contribué à la Convention européenne des droits de l’homme en 1950 et présidé la Cour européenne des droits de l’homme.

Comment ne pas citer Jean Monnet, dont les cendres ont été transférées au Panthéon en 1988, et qui est l’un des Pères fondateurs de l’Europe. En initiant le projet de Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), il a posé les premières pierres d’une Europe unie, projet repris et concrétisé par Robert Schuman en 1950.

Enfin, Simone Veil est l’une des éminentes bâtisseuses de l’Europe. Première présidente du Parlement européen (élue en 1979), elle a œuvré pour renforcer les pouvoirs de cette institution et pour l’intégration européenne. Son engagement en faveur des droits fondamentaux — particulièrement ceux des femmes — a eu un impact au-delà de la France. Survivante de la Shoah, elle incarne également les valeurs de réconciliation et de paix, essentielles à l’Union européenne. Son héritage est un modèle de solidarité et de justice. Elle est entrée au Panthéon en 2018.

Article co-écrit par Matéo, Samuel, Lucas et Kenzo.

 

 

Le Club Europe vous propose une exposition en ligne intitulée :

« 54 Européennes remarquables d’hier et d’aujourd’hui »

Elles ont toutes joué un rôle important dans de nombreux domaines : culture, sport, science, technique, politique, art et littérature. À ce titre, elles méritent d’être mises à l’honneur.

Vous découvrirez cette production sous la forme d’une carte interactive, qui présente, à travers un indice d’égalité des genres, la position de chaque pays en matière de droits des femmes.

En cliquant sur chaque pays, vous pourrez consulter le portrait de deux femmes remarquables : l’une issue du passé, l’autre contemporaine.

Voici le lien : https://samdelerm.github.io/Map-Club-Europe/

Bonne navigation !

Article co-écrit par Sufiane, Samuel, Léo, Lola, Anthony, Léonard, Maëlla…

 

Le Grand Débat du Club Europe : construire l’avenir de l’Union

Réunis à la mairie de Pessac, les élèves ont confronté leurs visions autour de la question d’une Europe fédérale.

Le grand rendez-vous annuel du Club Europe s’est tenu le jeudi 5 juin dans la salle du Conseil municipal de la mairie de Pessac, une nouvelle fois mise gracieusement à disposition des élèves et des enseignants.

Plusieurs invités ont répondu présents à cette occasion : M. Sztark, adjoint au maire en charge de la jeunesse, des universités et des relations internationales, M. Bettiga, chargé des relations internationales à la mairie de Pessac, Lucia Cafaro et Luna, du Centre Europe Direct Bordeaux-Gironde, des enseignants et des membres du personnel du lycée Philadelphe de Gerde, des parents d’élèves, ainsi que d’anciens membres du Club Europe.

À l’issue des discours protocolaires, les élèves ont mis en scène leur débat, qui portait cette année sur la faisabilité d’une Europe fédérale : et si l’on créait les États-Unis d’Europe ? Trois équipes avaient affûté leurs arguments : l’une, favorable à l’idée d’une fédération européenne, a montré que le projet — légitimé par la volonté des pères fondateurs — est déjà bien engagé, notamment grâce à l’existence d’institutions supranationales. Il faut dire aussi que le contexte international actuel redonne de l’élan à cette vision. Une autre équipe s’est vigoureusement opposée à ce projet, arguant qu’il est illusoire de parvenir à un consensus entre 27 pays aux intérêts et aux positions si divergents. Enfin, un troisième groupe, se présentant comme plus modéré et porteur d’une position équilibrée, a mis en lumière les avantages et les limites d’une telle perspective. Il a défendu l’idée qu’une fédéralisation progressive est possible, à condition de prendre le temps et d’avancer par la politique des petits pas.

L’exercice n’était pas facile, mais les élèves ont pleinement relevé le défi. Ils avaient préparé leurs discours pendant plus d’un mois, en s’appuyant sur les apprentissages de l’année, concrétisés à travers plusieurs ateliers de préparation avec le Centre Europe Direct de Bordeaux, mais aussi lors du voyage en Belgique (notamment avec la visite du Conseil de l’Union européenne), ainsi qu’au fil des recherches menées durant les séances habituelles du club.

La soirée s’est achevée par un vote à main levée désignant l’équipe la plus éloquente. Le Club Europe vous donne rendez-vous l’an prochain pour un nouveau débat, qui portera cette fois sur l’efficacité des politiques européennes en matière de transition écologique.

Article co-écrit par Maëlla, Will, Julien, Samuel.

 

 

Les bâtisseurs de l’Europe : les « continuateurs » La dernière production du Club Europe est visible au CDI.

Tout le monde connaît les pères fondateurs de l’Europe, mais savez-vous qui sont les « continuateurs » ? Le Club Europe vous propose une brève biographie de quatre personnalités qui ont fortement compté dans l’histoire de la construction européenne, après la création de la CECA en 1951.

Il s’agit notamment de l’Allemand Walter Hallstein, qui s’engage aux côtés de Jean Monnet dans la Communauté européenne du charbon et de l’acier, et qui joue un rôle éminent dans la négociation du traité de Rome (1957) — instituant la Communauté économique européenne — ainsi que dans celle de la PAC, la Politique agricole commune.

Ensuite, citons Louise Weiss, grande féministe française de l’entre-deux-guerres, qui fut la doyenne des députés européens, élue à l’âge de 86 ans en 1979.

Tout le monde connaît également Simone Veil pour son rôle dans la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse en France. Mais elle fut aussi une Européenne convaincue, première présidente du Parlement européen, assemblée élue pour la première fois au suffrage universel direct en 1979. À ce titre, elle a mené des actions majeures en faveur des droits de l’homme.

Enfin, il convient de rendre hommage à Jacques Delors, grand architecte de l’Union européenne : après avoir été député européen, il préside la Commission européenne de 1985 à 1995. Sous son mandat sont signés les accords de Schengen (1985), qui instaurent la libre circulation des biens et des personnes entre les pays signataires, ainsi que l’Acte unique européen (1986), qui relance le projet de marché intérieur. Il est également l’instigateur de l’Union économique et monétaire, qui aboutira à la création de l’euro.

Le Club Europe achève une année riche en événements et en actions. Nous vous remercions de nous avoir suivis tout au long de l’année et vous donnons rendez-vous à la rentrée prochaine.

Article co-écrit par Jérôme, Julien, Alexandre, Matéo, Ismaël.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SEPTEMBRE 2023

La réouverture du Club Europe est proclamée !

Le club Europe se réunit à nouveau, qu’on se le dise ! En cette année 2023-2024, les réunions hebdomadaires ont lieu les mardis de 12h30 à 13h30 au CDI. La recette est toujours la même : des rencontres, des découvertes culturelles au lycée et en dehors (cinéma, gastronomie, musique, BD…) des voyages, des débats et bien d’autres activités. Tout est prétexte à l’apprentissage de l’Union européenne dans une ambiance conviviale. Pour présenter le Club aux nouveaux élèves du lycée, dans le cadre de leur chef d’œuvre d’anciens membres sont passés dans les classes de seconde Bac Pro et de première CAP. Ils ont eu l’occasion d’expliquer le programme ERASMUS, et l’Action Jean Monnet, un projet ambitieux qui va concerner notre établissement pour les trois ans à venir. Le Club Europe est à votre disposition pour répondre à toutes vos questions.

Venez nombreux ! On vous attend !

Article coécrit par Samuel, Tomàs, Alicia, Yanis, Slavi et les membres du Club

 

 

 

Les gâteaux de voyage du Club Europe

le pain à la Grecque et le pain d’amandes belges.

 

Le club Europe a testé une nouvelle spécialité: le pain à la grecque. Comme son nom ne l’indique pas, c’est une pâtisserie bruxelloise typique constituée par un simple rectangle de pain au lait, à la cassonade et à la cannelle, saupoudré de sucre cristallisé. Il a une saveur très sucrée, et il est assez moelleux. Son nom ne fait pas référence à la Grèce mais dérive du patois bruxellois« grecht » qui veut dire fossé. En effet, il est aussi appelé « Pain Fossé-Aux-Loups » du nom de la rue où il a été créé.

Les anciens élèves se sont réunis lors de la réouverture du Club et ont trouvé ce pain délicieux. Ils ont aussi dégusté des pains d’amande, une autre spécialité belge voisine du spéculoos, qu’ils retrouveront sûrement à Bruxelles lors du voyage programmé du 7 au 10 novembre prochain.

Article coécrit par Samuel

 

 

 

Un stand du Club Europe à la soirée d’intégration des internes

Cette année, le lycée a décidé d’organiser une soirée d’intégration pour les internes, qui s’est tenue le mardi 19 septembre à partir de 19h.

Après le repas du soir, les internes ont eu la surprise de découvrir dans la cour de récréation toute une série d’animations.

Le Club Europe en faisait partie, puisqu’il avait installé un stand décoré aux couleurs de l’Union européenne.

Trois petits jeux étaient proposés et animés par les élèves membres du Club, qui avaient pris soin de les préparer et de les tester à midi lors de la réunion hebdomadaire :

le premier consistait à identifier les 27 pays de l’UE, le second à retrouver leur capitale, et le dernier à replacer les monuments emblématiques.

Bien sûr, il y avait des lots à gagner pour les vainqueurs : stylos, crayons de couleur, carnets, bracelets, stickers, drapeaux de l’UE, et même des graines à planter…

Cette soirée a eu beaucoup de succès, et a permis à de nombreux élèves de découvrir le Club Europe en échangeant avec les anciens membres.

Les adhésions sont libres, nous attendons les volontaires tous les mardis au CDI à partir de 12h30 avec impatience !

Article coécrit par Alicia

 

 

 

Les gâteaux de voyage du Club Europe

Les amaretti d’Italie

En ce mardi 26 septembre, le club Europe a gouté une nouvelle douceur venue d’Italie : les amaretti.

Ce sont de petits biscuits à base de sucre, de blanc d’œuf, d’amandes douces et d’amandes amères, que l’on remplace parfois par des noyaux d’abricot, selon la recette.

On peut trouver les amaretti dans pratiquement toutes les régions d’Italie.

Ils s’apparentent aux macarons. Voici une recette facile à réaliser :

Ingrédients : 200g de sucre glace, 200g d’amande moulu, 1 blanc d’œuf mélangé avec 2 cuillères à café d’essence d’amande amère.

Mixer dans un robot le sucre et les amandes, ajouter le blanc d’œuf et l’amande amère pour obtenir une pâte homogène.

Façonner de petites boules de pâte de la taille d’une petite noix, à l’aide d’une cuillère à café. ​

Les disposer sur une plaque, à distance les unes des autres. Les cuire 15 minutes à 180°C. Saupoudrer de sucre glace, et déguster.

Bon Appétit !

 

 

 

Voyagez en Europe à travers une nouvelle exposition au CDI

A l’occasion des ERASMUS Days, le Club Europe vous propose de voyager en Europe à travers les panneaux d’une exposition intitulée :

« Unie dans la Diversité ».

Ce sont en effet les 27 pays de L’ UE (Union Européenne) qui sont représentés dans leurs caractéristiques historiques, géographiques et culturelles.

Savez-vous qui a écrit le premier roman moderne Don Quichotte de la Manche en 1605 ?

Connaissez-vous le nom du héros qui a été retenu captif sur l’une des îles de Malte pendant 7 ans par la nymphe Calypso ?

Quel est le Suédois qui a donné son nom a un prix décerné chaque année aux plus grands scientifiques, auteurs, femmes et hommes de paix ?

Venez découvrir la réponse à nos énigmes au CDI !

Attention l’exposition sera à votre disposition jusqu’au vendredi 20 octobre.

Article co-écrit par Maëlys et Cléa

 

 

 

Le nouveau point info Europe du lycée est installé !

Vous cherchez des informations sur l’Europe en général, et sur tout un tas de domaines en particulier ?

Le Club Europe a ce qu’il vous faut, il a inauguré son nouveau point info Europe lors de son ERASMUS day, ce mardi 10 octobre 2023.

Vous le trouverez à l’entrée du CDI, et il contient une grande diversité de documents : des brochures, des affiches, des cartes postales, des drapeaux de l’UE…

Servez-vous, le Club Europe renouvellera cette documentation selon vos besoins.

​Article co-écrit par Cléa et Maëlys

 

 

 

Le Club Europe parmi les premiers lauréats européens des Actions Jean Monnet !

Un projet ambitieux pour les trois années à venir

Le lycée Philadelphe est école ambassadrice du Parlement européen (EPAS) depuis 2008.

Le voilà lauréat des « Actions Jean Monnet, initiatives pour apprendre l’Union européenne », menées dans le cadre du programme Erasmus+.

Celles-ci, ouvertes aux établissements scolaires européens depuis cette année, ont pour objectifs de stimuler l’enseignement de l’Europe par des méthodes inspirantes, de promouvoir une meilleure compréhension de l’UE et du fonctionnement de ses institutions.

Chaque établissement la possibilité de créer sa propre « formule » pour cela. Le Club Europe se lance donc dans un projet ambitieux, déployé sur trois ans et financé à hauteur de 30 000€ :

la première année sera consacrée au thème de la démocratie européenne, avec en point d’orgue la visite du Parlement européen à Strasbourg, et un débat relatif aux élections européennes qui auront lieu en juin 2024.

La deuxième année s’intéressera au pouvoir exécutif de l’Union :

la visite de la commission de Bruxelles et un débat sur la faisabilité d’une Europe fédérale en seront les points phares.

La troisième année conduira les membres du Club à Berlin, à rencontrer des jeunes européens engagés, à visiter une grande entreprise…

Il s’agira alors d’envisager l’Europe du local au global, pour considérer les opportunités qu’elle offre aux jeunes de se divertir, de voyager, de travailler, d’étudier, de s’engager.

Le Club a fêté comme il se doit le lancement de ce projet lors de son Erasmus day, le 10 octobre dernier.

Article co-écrit par Tomàs, Alicia, Yanis, Slavi, dans le cadre de leur chef-d’œuvre.

 

 

 

Un événement retentissant pour les Erasmus days :

La mise en route du projet Jean Monnet du Club

Pendant la semaine des Erasmus days, le Club Europe a choisi le mardi 10 octobre pour créer un événement exceptionnel :

le lancement de son projet Jean Monnet, initiatives pour apprendre l’Europe.

A cette occasion, les professeurs ont exposé le projet aux élèves et expliqué les engagements que la subvention européenne impliquait, ainsi que le programme prévu pour les trois ans à venir.

Des affiches ont été disposées ça-et-là dans le lycée, le CDI a été décoré aux couleurs des 27 pays de l’Union, des ouvrages variés sur l’Europe ont été soigneusement sélectionnés et présentés sur une table dédiée, une exposition « Unie dans la diversité » a été installée, et le nouveau point info Europe du lycée a été inauguré.

Le Club, de plus en plus dynamique et enthousiaste, a immortalisé l’événement avec la prise de nombreuses photos.

 

 

 

Les gourmandises de voyage du Club Europe

Des bonbons en forme de petits bonhommes, en avez-vous déjà vus ?

Il s’agit de confiseries fabriquées par une célèbre marque de bonbons allemands.

Elle reprend l’apparence de l’Ampelmannchen, petit personnage symbolique des feux bicolores est-allemands pour les piétons.

En effet, c’est en ex-RDA en 1961 (en pleine guerre froide) que Karl Peglau a créé ces petits bonshommes qui n’ont pas disparu après la réunification de l’Allemagne en 1990, car ils sont désormais considérés comme faisant partie du patrimoine.

Cette dégustation n’est le pas le fruit du hasard :

le Club a voulu célébrer le lancement de son projet Jean Monnet, qui le conduira à Berlin dans trois ans.

​Article co-écrit par Jérôme.

 

 

 

Une nouvelle sortie du Club Europe à Bordeaux

Un rallye photo amusant sur le thème de l’Europe

Mardi 17 octobre 2023, des élèves du Club Europe se sont rendus à Bordeaux pour participer à une course un peu spéciale :

il s’agissait d’un rallye photo consistant à retrouver les traces de la présence de l’Europe dans la capitale girondine.

Savez-vous ce qu’est la MEBA (la Maison de l’Europe) ?

Connaissez-vous les pays européens d’origine des enseignes commerciales Zara, Benetton, Hema ?

Pourquoi le drapeau européen flotte-t-il sur l’un des bâtiments phares de la place de la comédie ?

Connaissez-vous le nom d’un célèbre peintre espagnol dont la statue se tient place du Chapelet ?

Quel prix européen la ville de Bordeaux a-t-elle remporté en 2015 ? Et quelle est la principale nationalité européenne des touristes venant visiter Bordeaux ?

Au cours de leur périple, les élèves ont échangé avec les membres de la MEBA, la Maison de l’Europe Bordeaux-Aquitaine, installée sur les quais de la Garonne.

Le périple s’est achevé au Centre info jeunes d’Aquitaine, où les élèves ont reçu en cadeau un petit sac contenant des cartes, des prospectus, un gobelet écologique…

Ce lieu est aussi le siège du Centre Europe Direct, un partenaire essentiel du Club Europe du lycée Philadelphe.

Un grand merci pour l’accueil chaleureux qui a été réservé au Club Europe dans les différents lieux visités.

Article co-écrit par Mehdi, Jérôme et Mickaël. Photographies : Quentin, Richard et Hichem

 

 

 

Un piano dans la gare…

 

Voici notre trajet TGV pour notre voyage à Bruxelles : nous sommes partis en train depuis la gare de Bordeaux jusqu’à la gare de Lille Europe (en contournant Paris) où nous avons fait une petite escale puis nous avons repris un train jusqu’à la gare de Bruxelles-midi.

L’Union européenne met en place des politiques pour favoriser ces transports ferroviaires, qui limitent l’impact sur le réchauffement climatique, tout en développant la grande vitesse.

Luke Jerram serait à l’origine de l’idée de mettre des pianos dans une gare.

Depuis 2008 il promène ces instruments dans les lieux publics avec pour consigne « play me, I’me Yours ».

L’idée a été reprise par la SNCF en France, et a placé des pianos dans les gares pour apaiser les voyageurs stressés, et leur permettre de passer un bon moment durant le temps d’attente.

Le Club Europe en a bien profité : il faut dire qu’il avait avec lui son pianiste attitré. Tom nous a offert un concert improvisé le temps de notre pause à Lille-Europe.

Un moment magique !

Article écrit par Emmy

 

 

 

Le Club Europe en visite au Parlement Européen à Bruxelles

Ce 9 Novembre 2023 nous avons visité le Parlement Européen dans la ville de Bruxelles.

Nous avons été reçus par notre marraine Madame Laurence Farreng députée européenne qui est venue nous voir et nous expliquer son rôle au sein du Parlement ; nous avons également pu lui poser quelques questions.

Ce fut un grand moment pour nous de nous retrouver dans cet hémicycle impressionnant par sa taille et ces députés qui présentaient leurs projets.

Cette visite nous a permis de nous sentir européens et d’être importants.

Nous nous étions bien apprêtés pour cet événement pour représenter notre club et notre lycée dont nous sommes fiers!

Article écrit par Tessa

 

La Grand Place à Bruxelles

Cette place est magnifique !

Elle est entourée de bâtiments, de maisons ornées d’or chacune représentant au cours des siècles passés un métier, par exemple les boulangers les ébénistes, les archers, les bateliers, les merciers, les brasseurs.

Grâce à notre guide, nous avons pu découvrir toute la richesse culturelle et historique de Bruxelles.

Nous avons beaucoup aimé cette balade, et nous avons ressenti de l’émerveillement lors de la nuit tombée sur cette place le premier soir où nous sommes arrivés dans la capitale européenne.

Article écrit par Thyllian

 

 

 

Bruegel, peintre flamand

et auberge de jeunesse à Bruxelles

Bruegel est un peintre né en 1525 en Belgique et mort le 9 septembre 1569, ce peintre est un peintre Flamand.

Son mouvement artistique était la Renaissance Nordique et la Renaissance Flamande.

Notre auberge était très accueillante et très bien située non loin du centre de Bruxelles.

Les repas étaient délicieux.

Article écrit par Tomás

Jacques Brel

Jacques Brel est né le 8 avril 1929 à Schaerbeek (Belgique) et mort le 9 octobre 1978 à Bobigny (France).

Il est un auteur, compositeur, interprète, poète, acteur et réalisateur belge, considéré encore aujourd’hui comme l’un des plus grands chanteurs francophones.

Parmi ses titres les plus célèbres figurent Ne me quitte pas, Amsterdam, La quête…

Il a notamment rendu hommage à la capitale belge dans sa chanson Bruxelles.

De nombreux chanteurs s’inspirent de lui, dont les rappeurs Wyclef Jean et Zyko.

Nous avons rencontré sa statue place de la Vieille Halle aux blés à Bruxelles : L’Envol est une statue de bronze représentant le chanteur belge, sculptée par l’artiste Tom Frantzen.

Article écrit par Tom

 

 

 

Les chocolateries en Belgique

 

La praline est l’une des spécialités belges les plus connues. Nous avons pu grâce à la guide découvrir les plus vieilles chocolateries qui existent encore et goûter leurs spécialités.

Par exemple, la boutique Neuhaus est une ancienne pharmacie qui vendait des médicaments enrobés de chocolat pour les enfants.

Article écrit par Loane

 

 

 

Une halte au Mémorial des « Justes » de Belgique,

pour se souvenir…

Au pied des escaliers montant au Mont des Arts se trouve un monument un peu spécial : il s’agit d’un mémorial consacré aux Justes de Belgique, c’est à dire les Belges qui ont, au péril de leur vie, offert un secours aux Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que le pays était occupé par les nazis.

Un groupe de statues représente trois personnages se tenant la main, et un ange avec une colombe de la paix.

Deux plaques de cuivre expliquent dans les deux langues du pays (le français et le flamand) cet hommage rendu à des citoyens exemplaires.

Le monument a été inauguré en 2007.

La visite du musée de l’histoire européenne a permis de compléter les connaissances historiques sur notre vieux continent, si souvent déchiré par la guerre, et qui désormais connaît une ère de paix sans précédent grâce à la construction européenne.

 

Dans l’ombre d’une nuit sombre et glaciale,

Des âmes bravant l’horreur, secrètes étoiles,

Les Justes, héros de la Seconde Guerre Mondiale,

Brillaient d’un amour pur, sans faille.

Ils cachaient, sauvaient des vies en détresse,

Défiant l’oppresseur, la peur et la détresse,

Leur courage silencieux, une noble promesse

De préserver l’humanité dans sa fragilité.

Parmi les ombres de l’histoire ils se tiennent debout,

Des actes de bonté, bien plus forts que tout,

Sauvegardant l’espoir, la dignité en tout,

Les Justes, des exemples à jamais debout.

Leurs noms demeurent gravés dans le cœur des temps,

Lumières dans l’obscurité, des êtres excellents,

Les Justes rappellent, précieux à l’humanité, comment

La bonté triomphe de l’ombre, infiniment.

Samuel Legrand, Les Justes

 

 

 

Notre voyage à Bruxelles

Le Club Europe revient enchanté de la capitale européenne, où son séjour a été exceptionnel.

Il faut dire que le programme a permis d’en prendre plein les yeux : une visite guidée du centre ville, du musée Moof, de l’Atomium, d’Expérience Bruxelles, un musée interactif sur l’histoire de la région capitale, puis le musée d’histoire européenne.

Et surtout la visite mémorable du Parlement européen, avec la découverte de l’hémicycle où les élèves ont pu assister à un débat parlementaire, précédée d’une rencontre riche et instructive avec Mme Farreng, eurodéputée, qui a offert son parrainage pour ce projet.

Le séjour a également été possible grâce à une subvention de la Région Nouvelle Aquitaine.

Les membres du Club Europe ont ainsi pu parfaire leurs connaissances sur l’Union européenne, qu’ils compléteront toute l’année au gré des activités axées sur un fil rouge : le Parlement européen et la démocratie.

 

 

 

Une cérémonie de remise de certificats EPAS

pour le Club Europe

« Ambassadeurs Juniors du Parlement européen »: Tel est le titre que les membres du Club Europe 2022-2023 ont officiellement reçu dans le grand amphithéâtre de CAP Métiers le 16 novembre dernier. La remise de ce certificat s’est déroulée en même temps que celle des diplômes du Bac et CAP et du DNB pour les anciens élèves qui ont réussi leurs examens l’année dernière. Cet évènement a permis au club Europe de partager un moment plein d’émotions et a été l’occasion de faire une photo de groupe avec les anciens et les nouveaux membres.

Article co-écrit par Tomàs, Yanis et Slavi dans le cadre de leur chef-d’œuvre

 

 

 

Une excursion à Paris

Le Club Europe a visité Europa expériences,

une exposition immersive pour comprendre l’Union européenne

Jeudi 30 novembre 2023, 14 élèves du Club se sont réveillés très tôt pour prendre le premier TGV en direction de Paris gare Montparnasse, invités par la Commission européenne via le Centre Europe direct de Bordeaux.

Le programme était chargé : cela a commencé par une longue balade à pied pour rejoindre la place de la Madeleine, en plein cœur de la capitale, et l’occasion de prendre quelques belles photos, avec en arrière-plan la tour Eiffel ou la place de la Concorde.

Puis, la plus grande partie de la journée s’est déroulée à Europa expériences, un lieu d’exposition de plus de 1500m² offrant des installations ludiques et interactives sur l’Union européenne, ses institutions et les grands défis qui l’attendent.

La première animation a été la projection sur écran à 360° d’un film sur l’Europe.

D’autres activités ont ponctué la journée, des défis, et un jeu de rôle plongeant chaque visiteur dans la peau d’un député européen.

« C’était incroyable, je n’ai pas vu le temps passé, j’ai découvert de nouvelles choses. J’ai adoré la conférence de presse où il fallait répondre à des journalistes, devant un pupitre équipé d’un micro » s’exclame Léo.

« Même si le jeu de rôle a parfois été difficile à comprendre, j’ai appris des choses. J’ai réussi le quizz et je n’ai pas eu besoin d’aide pour répondre aux questions de ce jeu d’équipe », déclare Tessa.

Pour Tom, qui a préféré le jeu de rôle, « il fallait négocier, débattre en tant qu’eurodéputé appartenant à un groupe politique. Même si je ne maîtrise pas tous les sujets, je suis quelqu’un de curieux et cela m’intéresse.

Les thèmes étaient porteurs : le vote d’une loi sur la solidarité hydrique face à l’insuffisance des ressources en eau qui menace les Européens, et une autre régulant l’implantation de puces électroniques dans le corps des êtres humains ». « C’était difficile de retenir toutes les informations, et il fallait ensuite les utiliser pour argumenter pendant les débats. J’ai beaucoup appris ! » s’enthousiasme Jérôme.

Allan y a vu une similitude avec la simulation du Parlement européen à laquelle certains membres du Club avaient participé l’année dernière au Conseil régional d’Aquitaine : « comme on était moins nombreux, on pouvait plus facilement travailler, cela a été plus rapide de se faire sa propre idée, et c’est un bon entraînement pour argumenter : j’ai réussi à convaincre un autre parti politique qui a changé d’avis ».

Tomàs a été fasciné par le côté réaliste des situations : « la conférence de presse, le jeu politicien, celui des lobbyistes, l’influence de l’actualité dans le vote d’une loi… ce jeu de rôle est très réussi ». « À partir des témoignages d’acteurs de toute l’Union européenne, il fallait regrouper les informations pour décider d’une ligne politique, puis voter » ajoute Yanis.

Alicia a apprécié le groupe : « on était mélangé à des élèves du lycée Daguin, c’était intéressant de partager cette expérience ensemble ».

Emmy retient l’animation en réalité augmenté : « on devait se déplacer sur une carte de l’Europe figurant sur le sol, et scanner certains espaces pour voir apparaître des questions. Il fallait alors bien se repérer sur la carte pour répondre ». Cléa conseille à tous ceux qui le peuvent de visiter cette exposition : « elle permet de mieux comprendre l’Union européenne ».

Samuel a d’ailleurs trouvé la visite trop courte : « c’est trop rapide ! Avec davantage de temps, on pourrait approfondir les débats et nos connaissances. J’ai adoré prendre la parole en public, convaincre et être porte-parole d’un groupe m’a donné un grand sentiment de satisfaction ».

Article co-écrit par Emmy, Tessa, Yanis, Tomàs, Loane, Will, Samuel, Tom, Allan, Léo, Cléa, Maëlys, Jérôme, Alicia.

 

Un nouveau logo pour le Club Europe

 

Sous la houlette de M. Berazi professeur d’arts appliqués, nos élèves dessinateurs ont conçu un nouveau logo pour le Club Europe.

Pas moins de 8 propositions ont été soumises au vote, qui s’est déroulé le mardi 19 novembre en salle polyvalente.

Le logo retenu pour l’année 2023-2024 est le suivant :

 

Le logo reprend la couleur bleue du drapeau européen, et les douze étoiles jaunes symbolisant l’unité, la solidarité et l’harmonie ont été insérées dans les initiales du Club Europe.

D’autres logos seront proposés les années suivantes.

Article co-écrit par Will et Maëlys.

 

Un débat passionnant

pour questionner le modèle démocratique du Parlement européen

 

Le mardi 19 décembre de 15h30 à 17h30 s’est tenu le premier grand débat de l’année en salle polyvalente, pour tous les membres du Club.

Tomàs, Yanis et Slavi, élèves de terminale commerce avaient pris en main l’organisation et la préparation du débat dans le cadre de leur chef-d’œuvre : définition des règles, du plan de la salle, conception des cartons d’invitation, réalisation d’une affiche, réservation et installation de la salle.

Ce débat a opposé les ambassadeurs seniors aux ambassadeurs juniors, ces derniers ayant à répondre aux objections suivantes :

le Parlement européen n’est pas la plus grande institution démocratique au monde, les citoyens des 27 pays membres se désintéressent de la démocratie européenne, le poids des lobbies et la complexité des institutions rendent inaccessible la démocratie européenne, l’absentéisme à l’hémicycle, le laisser-aller vestimentaires de certains eurodéputés, les dépenses vertigineuses de l’institution, le scandale de corruption du Qatargate affaiblissent l’image du Parlement…

Les élèves ont réussi à mener une belle bataille même si tout le monde n’a pas pu intervenir à la tribune.

Des temps de concertation étaient prévus pour que chaque camp puisse préparer une riposte à chaque argument adverse, en utilisant les connaissances apprises toute l’année avec les activités du Club.

Les participants ont adoré cet événement en lui donnant une note moyenne de 8/10.

Débattre avec éloquence et travailler en équipe, voilà ce qu’ont appris les ambassadeurs juniors et séniors du Parlement européen, lors de cette activité exceptionnelle.

Une deuxième édition du débat est prévue en fin d’année, des ateliers pour le préparer seront organisées tout au long de l’année.

Article co-écrit par Tomàs, Yanis et Slavi dans le cadre de leur chef d’œuvre

 

 

 

 

Le Club Europe aux fourneaux !

Le Club Europe a décidé de confectionner ses propres gâteaux européens

 

Le mardi 16 janvier, le Club Europe a inauguré une nouvelle activité : la pâtisserie.

Sous la houlette de Marine, du collectif Mille trois cents, douze élèves ont réalisé deux gâteaux européens, dont ils n’ont connu le nom et le pays d’origine qu’à la fin de la recette, qu’il fallait suivre pas à pas à partir de cartes distribuées.

À leur arrivée, de drôles d’ustensiles en bois – créés spécialement par l’association afin de ne pas utiliser d’énergie électrique – étaient posés sur la table.

Le premier gâteau était composé d’œufs, d’amandes en poudre, de farine, de zestes de citron, de cannelle, de beurre, et de sucre glace.

Un indice était glissé dans la décoration : la croix de Saint Jacques, qui fait référence à Saint-Jacques de Compostelle : il s’agissait de la tarta de Santiago, une spécialité de Galice en Espagne.

La liste des ingrédients pour le deuxième gâteau était la suivante : du sucre, du sucre vanillé, de la farine, des amandes en poudre, des œufs, du beurre, du chocolat… La recette vient d’Allemagne, il s’agissait du Sprätzle.

L’activité a permis de renforcer la cohésion de groupe (il fallait coordonner les gestes et chacun devait apporter sa contribution).

Elle a fait découvrir au Club Europe quelques éléments méconnus de la culture européenne traditionnelle.

Après la cuisson, le moment le plus important fut celui de la dégustation !

 

Article co-écrit par Quentin, Thyllian, Tomàs, Alicia, Loane, Tom M., Sadya, Mathieu, Robin, Léo, Kilian.

 

 

 

Un voyage à travers la bande dessinée européenne au FIBD

 

Le Club Europe au festival international de la bande dessinée d’Angoulême

 

Cette année encore, le Club Europe a parcouru les allées et les stands du FIBD, le célèbre festival de la bande dessinée d’Angoulême.

Équipés de dictaphones, les élèves sont allés jeudi 25 janvier à la recherche des exposants et des auteurs internationaux, pour dénicher les nouveautés du neuvième art. Voici ce qu’ils en ont retenu :

Maëlys : on a vécu des péripéties avec des retards et des suppressions de train, mais on a quand même réussi à prendre un train très tôt et arriver à Angoulême, c’est inoubliable !

Jérôme : J’ai trouvé la journée intéressante parce qu’on a découvert un peu tous les genres de la BD, de la bande dessinée européenne jusqu’à l’autre bout du globe, au Japon avec les mangas. C’était génial, l’ambiance était au rendez-vous.

Riad : la journée était incroyable en tout, on a fait des découvertes ! Personnellement ce que j’ai préféré c’était surtout lorsqu’on est allés au pavillon des mangas, c’était ce que je voulais vraiment voir. J’ai aussi aimé les interviews, parler avec les créateurs de bande dessinée, c’était intéressant.

Mickaël : on s’est bien amusés. Ce que j’ai le plus aimé, ce sont les mangas, la réalisation d’une œuvre de bande dessinée, comprendre le processus du début à la fin, c’est incroyable. C’est un métier qui n’est pas facile.

Romain : j’ai passé un bon moment, il faisait un temps superbe, on a un peu visité la ville.

Léo : mon moment préféré a été quand on est allé voir le stand des mangas, il y avait des animations partout, des expositions, des exposants qui venaient du monde entier, on pouvait parler avec eux même si on ne pouvait pas toujours comprendre tout ce qu’ils disaient. Les organisateurs avaient mis à disposition du public un van avec des graffitis, on pouvait faire des photos, j’en ai pris beaucoup. Notre groupe était soudé.

Hichem : j’ai bien aimé cette journée, j’ai trouvé ça agréable, l’ambiance était très bonne, on a vécu un bon moment ensemble à Angoulême, et dans le train. C’était une bonne sortie.

Clémence : mon espace préféré, c’était l’espace jeunesse, il y avait beaucoup de rappels à des BD classiques : Tintin, Thorgal et d’autres bien connues. Il y avait beaucoup d’auteurs et aussi les croquis et les esquisses des premières BD. Nous sommes aussi allés du côté des mangas, et comme je ne connaissais pas bien cet univers, j’en ai appris un peu plus. J’ai passé un bon moment, c’était très amical, on a beaucoup marché.

Will : Mon espace préféré c’était les mangas, parce que mon frère m’a fait découvrir les mangas et depuis j’adore.

Maëlys : cette journée pour moi a été pleine d’émotions, parce que c’était drôle, on a fait des jeux sur la route pour ne pas s’ennuyer. C’était aussi éducatif parce qu’on a appris des choses sur la bande dessinée. Et puis on a pu acheter des souvenirs. Je conseille vraiment ce festival aux élèves et à leur famille.

 

 

Article coréalisé par Maëlys, Jérôme, Romain, Léo, Mickaël, Hichem, Clémence, Will, Riad.

 

 

Plongez au cœur « Des maux à dire », la bande dessinée de Béa Lema »

Un incroyable témoignage sur la maladie mentale

Cet ouvrage a obtenu le prix du public France Télévision au FIBD 2024, et il s’agit d’une bande dessinée comme vous n’en avez jamais vue !

En effet, l’artiste espagnole utilise la broderie pour dessiner, ce qui est une prouesse, en atteste le temps qu’elle a mis pour le faire : cinq ans ! C’est sa mère qui lui a appris la couture. Or ce livre est inspiré de son histoire.

La narratrice raconte sa relation avec sa maman qui est psychologiquement instable.

Cela se manifeste par des maux de têtes chroniques et surtout une paranoïa qui la plonge dans une profonde dépression.

Sa maladie psychiatrique l’amène à s’en prendre à tout le monde, et à se croire possédée.

Elle se réfugie dans la religion, très prégnante dans la culture traditionnelle espagnole.

Pendant trois ans, elle sera la proie d’un mouvement sectaire.

Ce livre raconte le parcours de sa famille pour la sortir de tous ses maux.

Le club Europe a trouvé cet ouvrage très intéressant : il aborde le problème de la maladie mentale d’une manière très originale.

Facile à lire, cette bande dessinée propose un dessin très expressif et très détaillé, avec une histoire émouvante.

Attention aux âmes sensibles ! Ce livre est disponible au CDI, sur le présentoir principal.

 

 

Article co-écrit par Clémence, Raphaël, Tatiana, Maëlys

 

 

 

Une rencontre exceptionnelle au FIBD

Les élèves-reporters du Club Europe ont eu la chance d’interviewer Beatriz Lema, autrice espagnole de la bande dessinée « Des maux à dire » (prix du public 2024)

Le Club Europe :

Bonjour, nous sommes un groupe d’élèves d’un lycée à Pessac à côté de Bordeaux. Nous avons un club qui s’appelle « le Club Europe » et nous sommes en visite, en sortie scolaire et nous devons interroger quelques dessinateurs européens dans le cadre de nos différentes activités. Comment en êtes-vous arrivée là dans votre carrière ?

Bea Lema :

Eh bien j’ai commencé il y a neuf ans. Avant j’ai fait des études de dessin industriel mais au moment de terminer j’ai décidé d’essayer le dessin, de dessiner pour voir ce que ça donnerait et en même temps j’ai ressenti le besoin de raconter cette histoire qui est basée sur ma vie (ma propre histoire). Ainsi, au début, comme je n’avais rien fait auparavant, j’ai commencé par raconter des histoires courtes, entre une à trois pages et ensuite beaucoup d’autres et progressivement comme j’en avais suffisamment j’ai commencé à les classer et il y a eu comme une espèce de sens. Et de là, je les ai publiées dans une petite édition de 50 pages en 2008, ensuite j’ai continué à les enrichir et donc cinq ans sont passés.

Le Club Europe :

C’est une merveille cette présentation !

Bea Lema :

Merci beaucoup. C’est beaucoup de travail. Mais comme ma mère était couturière, j’ai commencé à broder et à coudre à la maison. Ce fut par hasard car je faisais cela pour m’amuser et ainsi j’ai décidé de me mettre à dessiner des BD.

Le Club Europe :

Quel est le pays où vous avez vendu le plus de BD ?

Cet album a été édité d’abord en France parce qu’en 2022 j’ai habité ici à Angoulême. J’en ai profité pour entrer en contact avec les maisons d’édition françaises. Maintenant la deuxième édition est sortie ici et en Espagne.

Le Club Europe :

Avez-vous déjà écrit en Espagnol dans votre album ?

Bea Lema :

Oui, j’ai tout écrit en espagnol et quand j’ai eu le brouillon la maison d’édition l’a traduit et m’a conseillé d’améliorer certaines choses et finalement tout a été traduit en espagnol.

Le Club Europe :

Combien de temps avez–vous mis pour écrire cette BD ?

Bea Lema :

Cinq ans, car j’ai dû corriger le style, la façon de dessiner.

Le Club Europe :

Vous pourriez-nous la dédicacer s’il vous plaît ?

Bea Lema :

Oui bien sûr !

Le Club Europe :

C’est pour le CLUB EUROPE de Pessac. Merci infiniment et au revoir.

 

 

Article co-réalisé par Léo, Hichem, Maëlys, Mme Henery (traduction).

 

 

 

Histoire et Mémoire :

le Club Europe vous propose une exposition sur le camp du Struthof

Savez-vous ce qu’est le camp du Struthof et où il se trouve ?

C’est le seul camp de concentration nazi construit en France pendant la Seconde Guerre mondiale.

Situé en Alsace dans la vallée de la Bruche, il a été en fonction de 1941 à 1945, et a été l’un des plus meurtriers du système concentrationnaire nazi.

Une exposition composée de 17 panneaux a été installée au CDI par le Club Europe, qui a aussi réalisé un quizz à destination des visiteurs.

C’est ce même camp que les participants au voyage à Strasbourg iront visiter le 9 avril prochain.

Venez au CDI pour en apprendre plus sur la Seconde Guerre mondiale, n’hésitez pas à emprunter le questionnaire, l’exposition est en place jusqu’au 2 avril 2024 !

 

Lily, Quentin, Emma, Léo, Illan, Marie

 

Le club Europe apprend à débattre

Le mardi 5 mars 2024 les élèves du Club Europe ont accueilli le centre Europe direct et des étudiants de sciences Po.

En effet, Lucia Cafaro (animatrice et coordinatrice Europe et International) et Ludwig (Du corps Européen de solidarité), Agathe Vantard (Présidente des Jeunes Européens Bordeaux) et Paul (Étudiant à Science Po) sont venus préparer le Club Europe pour son Grand Débat qui aura lieu au mois de mai prochain.

Plusieurs ateliers ont été organisés dont un atelier sur les connaissances des institutions Européennes.

Le deuxième atelier proposé aux élèves consistait à classer les politiques Européennes selon leurs importances pour la jeunesse : la santé mentale, l’égalité des genres, la qualité d’emploi pour tous, le soutien à la jeunesse rurale, la société inclusive, l’apprentissage de qualité, une Europe verte et durable, la connexion de l’UE avec la Jeunesse…

Cette rencontre a été intéressante et éducative. Elle constitue une des premières étapes de la formation des élèves du Club Europe pour apprendre à débattre. D’autres rendez-vous sont prévus !

 

Article co-rédigé par Tomàs, Slavi et Yanis dans le cadre del a réalisation de leur chef-d’oeuvre.

 

 

 

Notre voyage à Strasbourg

Dans le cadre des Actions Jean Monnet,

le Club Europe a effectué sa première mobilité de grande ampleur

Pendant quatre jours, du 8 au 11 avril, vingt élèves ont en effet participé à un séjour en Alsace, séjour qui constitue la première tranche de dépenses du financement obtenu pour trois ans par le lycée dans le cadre de l’action Jean Monnet « les initiatives pour apprendre l’UE ».

Le programme était particulièrement chargé : d’abord une déambulation à Strasbourg et une croisière en bateau mouche pour découvrir l’histoire et l’architecture de la métropole du Bas-Rhin, ensuite un parcours dans le musée d’art moderne et contemporain de la ville en quête du patrimoine européen, suivi d’une visite du camp de concentration de Natzweiler-Struthof pour marcher sur les pas d’Eugène Marlot, résistant déporté, puis la visite du siège du Parlement européen.

A cela s’est ajoutée une journée ludique dans l’un des plus grands parcs d’attraction d’Europe : Europapark à Rüst, en Allemagne.

Pour la majorité des élèves, ce sont les connaissances historiques qu’ils retiennent de leur voyage : « on en a appris beaucoup sur l’Europe, et surtout sur les conflits entre l’Allemagne et la France.

La visite qui m’a le plus marqué a été le camp de concentration, parce que c’est très solennel, c’est incroyable de penser qu’il y a eu autant de crimes qui se sont passés là-bas » affirme Quentin. « Vivre dans la peau d’un déporté dont nous avons lu les témoignages sur place était très émouvant » selon Jérôme. Pour Maëlys, « Ça nous a permis de comprendre comment étaient traités les déportés, et de prendre conscience de la chance que l’on a d’avoir une vie paisible aujourd’hui ».

La visite du Parlement européen a également été l’un des moments forts du projet. Yanis a été impressionné : « je ne savais pas qu’il y avait autant de gens qui travaillaient dans un parlement, des interprètes, des assistants parlementaires.. » Certains élèves qui avaient déjà visité le site de Bruxelles, ont quand même appris de nouvelles choses, à l’instar de Tomàs : « les drapeaux des 27 États membres sont disposés dans l’ordre alphabétique selon leur langue propre. Par exemple, l’Allemagne n’est pas classée à la lettre A, mais à la lettre D, pour Deutschland ». Emmy a retenu la façon dont les députés étaient placés dans l’hémicycle, Léo le fait qu’il y avait 24 langues officielles. Maëlys se souvient qu’il y a actuellement 705 députés, mais qu’après les prochaines élections, le nombre passera à 720. Thyllian a quant à lui beaucoup apprécié la visite du musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg : « nous avons mieux compris ce qui définissait l’art, son évolution selon les époques, et pourquoi une œuvre d’art peut être considérée comme telle ». D’autres gardent en mémoire les balades dans la ville : « on a pu faire le tour de Strasbourg, et découvrir le quartier européen avec les institutions, mais aussi le bâtiment de la chaîne ARTE » évoque Romain. « La visite de la ville la nuit était magnifique, j’ai eu l’impression de voir plus de choses qu’en journée » affirme Richard, qui ajoute : « Le Club Europe est comme une deuxième classe après les cours, avec tout type de personnes, de tout âge, de la troisième à la terminale ». Maëlys complète : «C’est une richesse, on en apprend beaucoup sur la culture, l’histoire, notamment des pays voisins. On est un groupe, on partage des activités, des connaissances, on organise des événements ». Tom confirme : « On fait de bonnes rencontres, on peut parler avec des gens vers qui on ne serait pas allés, c’est très sympathique ».

Deux autres mobilités majeures sont prévues : l’une aura pour objectif de visiter les institutions européennes de Bruxelles l’année prochaine. L’année suivante, un voyage à Berlin clôturera les trois ans de notre projet.

Article écrit en concertation avec les élèves du Club Europe.

 

 

Une rencontre instructive à la veille des élections européennes

Deux représentantes des institutions européennes ont échangé avec le Club Europe

Lundi 29 avril après-midi, à l’invitation du Centre Europe Direct de Bordeaux, des élèves du Club Europe ont participé à un échange avec Mme André, attachée de presse du Bureau en France du Parlement européen, et Mme Revol, porte-parole de la Représentation de la Commission européenne en France.

La présence à Bordeaux des représentantes de ces deux institutions phares de l’Union européenne s’inscrit dans le cadre d’une campagne de sensibilisation des jeunes aux élections européennes, qui auront lieu dans un mois, le 9 juin prochain.

Il est vrai que le taux d’abstention à ces élections, et plus particulièrement de la part des jeunes, est particulièrement élevé. Cette rencontre a été l’occasion pour les élèves du Club Europe de consolider et compléter leurs connaissances sur l’Union européenne, construites au fil des activités qui ont égrené l’année scolaire : le triangle institutionnel, le rôle du Parlement, de la Commission, du Conseil européen, du Conseil de l’Union européenne, de la Banque européenne d’investissement, la procédure législative, mais aussi les grands dossiers de la mandature (la santé, le digital, les consommateurs…).

Quelques réalisations concrètes de ce que l’UE fait pour les citoyens sur le territoire de Nouvelle Aquitaine ont également été présentées. Les élèves du Club Europe en ont profité pour poser des questions sur les sujets qui leur tiennent à cœur : la lutte contre le dérèglement climatique pour Allan, le numérique pour Samuel, et l’intégration de nouveaux candidats potentiels dans l’Union européenne dans le contexte géopolitique actuel pour Léo.

Pour beaucoup d’élèves, cet événement a été l’occasion de compléter les connaissances qu’ils ont acquises tout au long de l’année au sein du Club Europe : « Cela nous a permis d’avoir un rappel sur ce qu’étaient les élections européennes qui vont advenir dans un mois, nous avons pu voir en détail la procédure électorale » affirme Allan. « C’est important de comprendre le fonctionnement des institutions » ajoute Alicia. Samuel en a appris davantage sur la façon dont les commissaires européens sont nommés et répartis : « il y en a un par pays (donc 27), mais chacun est spécialisé dans un domaine ». Léo a apprécié le fait que des opinions parfois différentes, sur l’environnement notamment, aient pu être exposées. Pour Jérôme, il est utile que les représentants de l’UE viennent au contact des jeunes, ça les rapproche de ces institutions jugées lointaines, et c’est un moyen de communiquer ». Tomàs renchérit en affirmant qu’il faut que l’Europe fasse davantage de campagne pour sensibiliser les jeunes, ce que confirme Samuel : « la prévision de l’abstention chez les jeunes est inquiétante, pourtant, on ne s’en rend pas assez compte, ce que fait l’Europe a des impacts au quotidien ».

Merci au Centre Europe Direct de Bordeaux pour l’organisation de cet événement très instructif.

Article co-écrit avec Tomàs, Samuel, Allan, Sufiane, Robin, Alicia, Jérôme, Léo, Romain, Loane, Tom, Axel, Killian.

 

Pessac s’enflamme pour les JO :

les valeurs olympiques et européennes à l’unisson

 

 

Le Club Europe a répondu présent aux festivités organisées par la ville de Pessac, jeudi 23 mai

A l’occasion du passage de la flamme olympique et du joli mois de mai célébrant l’Europe, tous les élèves du Club Europe étaient invités au village des sports et de l’engagement de Bellegrave, où des activités festives et variées étaient organisées à destination des écoles et du grand public.

Les élèves du lycée ont mis en place et animé un stand, dans lequel de la documentation sur l’Europe et des jeux étaient proposés. Ils ont pu ainsi rencontrer des personnalités et expliquer certaines actions qu’ils ont menées toute l’année.

Afin de célébrer les valeurs européennes et olympiques, ils ont exposé deux affiches qui constituent l’aboutissement d’un projet en faveur de l’égalité femmes hommes et de l’idée européenne : l’objectif était de constituer deux équipes de football 100 % européennes, l’une masculine et l’autre féminine.

Les élèves avaient présélectionné pour chaque poste les meilleurs joueurs et joueuses européens, puis les ont soumis à l’ensemble de la communauté éducative par le biais d’un sondage sur la plateforme numérique du lycée.

Chacun a pu voter pour élire son équipe idéale, ce qui a donné lieu à deux affiches, fortement appréciées lors du passage de la flamme olympique.

Il est vrai que ces deux équipes ont de quoi rendre fiers les Européens !

Article co-écrit par Alicia, dans le cadre de la réalisation de son chef-d’œuvre, Kilian, Loane, Robin, Sadya, Tom, Emmy et Axel.

 

 

La jeunesse et les élections européennes en question le lundi 27 mai de 18h30 à 20h

Le Club Europe a organisé son grand débat annuel, point d’orgue des apprentissages de l’année

En présence de M. François Sztark, adjoint délégué à la jeunesse, aux universités, aux relations internationales et à l’opération Campus, c’est dans la salle du conseil municipal de Pessac que le Club Europe a tenu son grand débat de fin d’année.

D’autres invités étaient au rendez-vous : les professeurs, le personnel du lycée, les parents, le Centre Europe Direct de Bordeaux…

Il faut dire que la question posée était d’actualité : l’abstention des jeunes aux élections européennes, la faute à l’Europe ?

Depuis plusieurs semaines, les orateurs avaient soigneusement ciselé leurs arguments pour se lancer dans la dispute, ce débat étant l’occasion de réinvestir tous les apprentissages de l’année.

Trois camps ont aiguisé leurs arguments, pour faire en quelque sorte le procès de l’Europe.

Cette simulation ne reflétait pas les opinions personnelles des élèves, mais plutôt les arguments entendus çà et là, dans le débat public. L’UE n’en ferait pas assez pour les jeunes, ne saurait pas leur parler, ne prendrait pas suffisamment en compte leurs préoccupations ?

Les institutions européennes seraient trop complexes, lointaines, inefficaces sinon écornées par les affaires ?

Voilà les attaques auxquelles les pro-européens ont dû répondre, avec brio.

La responsabilité des jeunes a aussi été mise en cause : ils ne s’informeraient pas assez, seraient insouciants, rebelles, immatures, dénués de toute conscience politique…

L’école en a aussi eu pour son grade, les méthodes d’enseignement et les programmes scolaires ayant été sévèrement critiqués.

Bref, le débat fut animé et amusant, les règles de l’éloquence autorisant le cynisme et la mauvaise foi.

En tout cas, l’événement a été apprécié : il a permis aux élèves, même les plus timides, d’apprendre la prise de parole en public et de se dépasser en se mettant dans la peau d’un personnage pour défendre une opinion qui n’est pas forcément la sienne.

Un grand merci à la mairie de Pessac qui a mis la salle municipale à disposition du club, à Lucia Cafaro et à Ludwig du Centre Europe direct, et aux Jeunes Européens de Bordeaux qui ont formé les élèves tout au long de l’année.

Le Club Europe se donne rendez-vous l’année prochaine pour d’autres débats et de nouvelles activités.

Article co-rédigé par Quentin, Jules, Riad, Jérôme, Sufiane

 

 

Une exposition sur les premiers bâtisseurs de l’Europe

Connaissez-vous les Pères de l’Europe ?

Dans les couloirs du lycée, à côté du CDI, vous trouverez une exposition sous forme de frises chronologiques racontant l’histoire de ces gens exceptionnels, pionniers de la construction européenne :

les Français Jean Monnet et Robert Schuman, l’Allemand Konrad Adenauer, le Belge Paul-Henri Spaak, l’Italien Alcide de Gasperi…

C’est grâce à ces pères fondateurs que l’Europe est devenue, après la Seconde Guerre mondiale, un espace de paix et de prospérité.

Le travail des élèves du Club Europe vous permettra d’acquérir des connaissances, utiles pour les examens qui approchent !

 

Article co-rédigé par Samuel, Quentin, Léo, Marie-Pierre, Lily, Ilan, Emma.

 

 

 

 

 

 

LE CLUB EUROPE 2022/2023

 

Dans le placard à gourmandises du Club Europe : le spéculoos de Belgique.

Quoi de mieux que la gastronomie pour découvrir la culture d’un pays ? C’est bien l’avis du Club Europe, qui a décidé de programmer parmi ses nombreuses activités, la dégustation d’une spécialité de l’un de nos voisins européens, et ce, régulièrement tout au long de l’année lors de ses réunions hebdomadaires. C’est ainsi l’occasion d’inaugurer une nouvelle rubrique dans notre fil d’actualité : le placard à gourmandises du Club Europe.

Le 19 septembre, en ce jour de réouverture du club, et puisqu’un voyage à Bruxelles est programmé au mois de mars, honneur à la Belgique ! Tout le monde connaît le spéculoos, bien sûr, ce petit biscuit croquant à la cassonade et aux épices créé au XVIIème siècle dans le plat pays. Trois origines étymologiques sont possibles : Spéculoos peut venir du néerlandais ancien speculatie. D’autres invoquent le latin speculator, « observateur », mot désignant les évêques, ou species signifiant « épices ». Enfin, une troisième proposition en fait la contraction des mots néerlandais spek (douceur) et klaas (abréviation de saint Nicolas). Il est vrai que ce biscuit est consommé traditionnellement lors de la fête de saint Nicolas, lors de l’Avent.

Voici l’une des recettes :

550 g. de farine

375 g. de cassonade

250 g. de beurre

½ cuillère à café de cannelle

1 cuillère à café d’épices (anis, clous de girofle, muscade, gingembre)

100g. d’amandes en poudre

1 cuillère à café de levure chimique

1 pincée de sel

2 œufs

Mélanger le tout puis laisser reposer dans un endroit sec et frais jusqu’au lendemain.

Rouler la pâte finement, découper des formes. Les poser sur une plaque de cuisson.

Cuire 15 minutes à feu doux.

Les premiers membres du Club Europe n’en ont pas laissé une miette !

 

 

Une sortie du Club Europe à Bordeaux :

à la découverte du Centre Info Jeunes de Nouvelle Aquitaine.

Le club Europe du lycée Philadelphe a effectué sa première sortie scolaire, à Bordeaux, le lundi 17 octobre après-midi.

9 élèves et deux adultes se sont rendus au Centre info jeunes de Nouvelle Aquitaine, à proximité de la place Pey Berland.

Il s’agit d’un lieu à destination des jeunes, qui peuvent y trouver des informations et des conseils dans de multiples domaines (l’emploi, la réalisation d’un CV, les activités culturelles…).

C’est aussi un centre Europe Direct, dont l’objectif est de rapprocher l’Union européenne des citoyens et de favoriser la participation de tous aux débats du l’avenir de l’UE.

Ainsi, les élèves ont pu collecter une multitude de documents que Lucia Cafaro, – animatrice et coordinatrice Europe et International – avait préparé à leur intention : des cartes de l’Europe, des drapeaux européens et une quantité de livrets et brochures concernant les enjeux écologiques, l’euro, la découverte de l’Europe et de ses institutions…

Tous ces objets alimenteront le point info Europe qui sera aménagé au CDI, et auprès duquel les élèves du lycée pourront se servir tout au long de l’année. Un grand merci au personnel du Centre info jeunes de Bordeaux, pour son accueil chaleureux !

Article co-écrit par les membres du Club Europe du lycée

 

 

 

À la découverte du cinéma européen :

Tori et Lokita, un certain regard sur la politique migratoire européenne.

Le lundi 17 octobre dernier, une dizaine d’élèves du Club Europe de Philadelphe se sont rendus dans l’une des salles de l’Utopia à Bordeaux, pour découvrir l’une des productions cinématographiques européennes de l’année : le film Tori et Lotika des frères Dardenne, qui a valu aux réalisateurs belges le prix spécial du festival du 75ème festival de Cannes.

L’histoire est celle de deux migrants africains débarqués en Belgique : Tori est un enfant, et Lokita une adolescente qui ne parvient pas à obtenir ses papiers pour rester légalement en Europe et suivre sa formation d’aide-ménagère. Frère et sœur de cœur, ils acceptent alors de travailler comme dealers pour survivre.

Ce film nous montre la vie misérable des migrants clandestins.

Même si la Belgique et l’Europe en général mettent en place des politiques pour les aider, beaucoup sont obligés de retourner dans leur pays d’origine et retrouver les violences qu’ils avaient fuies.

Les deux personnages font le choix tragique de rester et de survivre dans l’illégalité.

Le film invite le spectateur à se poser des questions sur la politique migratoire européenne : ne faudrait-il pas travailler davantage, au sein de l’UE, pour permettre aux enfants migrants de trouver un vrai refuge en Europe, et de les accompagner davantage pour qu’ils ne deviennent pas les proies d’une exploitation inadmissible ?

Article co-écrit par les élèves du Club Europe (Tomas, Slavi, Laura, Loïc, Tom, Tessa, Clément, Emmy, Ahmed)

 

 

Le point info Europe du lycée Philadelphe est ouvert au CDI !

Vous souhaitez obtenir de la documentation sur l’Europe, en savoir un peu plus sur ses institutions et leur fonctionnement, connaître vos droits en tant que citoyen européen, vous renseigner sur la possibilité de faire des stages ou une poursuite d’études à l’étranger ?

Le point info Europe est fait pour vous !

Il se trouve actuellement au CDI, et vous propose de multiples brochures, livrets, cartes, drapeaux et autres documents en libre-service…

Les élèves du Club Europe organisent régulièrement la collecte de nouveaux documents, notamment auprès du centre Europe direct de Bordeaux (Info jeunes Nouvelle Aquitaine).

N’hésitez-pas, et servez-vous !

Un grand merci à Emilie et Perle pour la mise en place et la décoration du point Info Europe !

 

Présentation co-écrite par les membres du Club Europe

 

 

Vous avez reçu un message…

Un matin de décembre, le Club Europe a eu l’heureuse surprise de recevoir une lettre d’Allemagne.

Celle-ci a été envoyée par Ariaan, élève du lycée Haarentor, à Oldenburg, dans le land de Basse Saxe.

Il se trouve qu’il s’agit également d’un établissement affilié au programme EPAS (European Parliament Ambassador School), comme l’est le lycée Philadelphe.

Le message de la lettre est chaleureux, nous souhaitant un joyeux Noël et nous invitant à rester en contact.

En réponse, les élèves du Club Europe ont envoyé une carte postale de Bordeaux. Un grand merci à Ariaan pour cette initiative, qui nous donne l’envie

d’établir des liens avec des établissements scolaires européens !

 

 

L’Europe et la transition écologique en débat :

une soirée très instructive à l’écoquartier Darwin de Bordeaux

Savez-vous que le Parlement européen est la première institution au monde à avoir déclaré l’urgence climatique en 2019 ?

Depuis, des lois très importantes y ont été votées, pour tenter de répondre aux objectifs des accords de Paris de 2015, et de réduire de 55% les émissions de gaz à effet de serre : par exemple le marché carbone, la fin de la vente de voitures thermiques en 2035, le Pacte vert visant à rendre l’Europe climatiquement neutre d’ici à 2050…

Cependant, cette politique n’est pas sans impacts sur nos économies, nos manières de vivre à tous les échelons du territoire européen. Parce que les enjeux de ce débat sont immenses, l’Union européenne donne la parole aux citoyens, et particulièrement aux jeunes – 2022 étant l’année européenne de la jeunesse.

Le jeudi 8 décembre dernier, des élèves du Club Europe invités par Info-jeunes Nouvelle Aquitaine ont ainsi participé à la conférence-débat organisée dans la salle des chantiers de la Garonne, à l’écoquartier Darwin à Bordeaux.

C’est Mme Laurence Farreng, eurodéputée, qui animait la soirée, en présence de quelques invités réunis autour d’une table ronde : Oriane Hommet et Ismael Canoyra co-fondateurs de l’association BAM – agitateurs de mobilité – ont exposé leurs actions visant à fédérer et accompagner les acteurs locaux vers la mise en place de solutions de mobilité écoresponsables. Erwan Simon, surfeur-explorateur, a quant à lui défendu le concept d’hydrodiversité, à travers ses projets de protection des vagues. Gaël Lavaud, fondateur de l’entreprise Gazelle Tech, a présenté l’intérêt de son concept de voiture électrique abordable.

L’expertise de ces intervenants et la qualité des échanges ont permis aux membres du club Europe du lycée de découvrir des actions innovantes pour répondre aux enjeux climatiques et écologiques.

La soirée, riche et instructive, aura certainement contribué à rendre plus concret le lien qui existe entre la politique européenne et le territoire de proximité des citoyens.

 

 

Le Club Europe célèbre la journée de la laïcité

Le Club Europe de Philadelphe a participé à sa manière à la journée nationale de la laïcité, le 9 décembre dernier.

Les élèves se sont interrogés sur l’existence ou non d’une forme de laïcité dans les pays européens, à partir d’une exposition de la BNF. Ils ont ainsi pu constater que si la liberté de conscience et de culte sont des principes fondamentaux garantis par les institutions de l’Union européenne (article 10 de la charte des droits fondamentaux de l’UE), la stricte séparation des Églises et de l’État reste une exception française, inscrite dans la Constitution. Ailleurs, même si l’État n’est pas dirigé par l’Église, les relations avec la religion dominante peuvent être étroites à travers différents accords, concordats, ou encore l’impôt, la rémunération du clergé, l’enseignement religieux voire même l’existence d’une religion d’État.

Les membres du club Europe ont contribué à la réalisation d’un quizz, à destination de tous les élèves du lycée :

qui est le chef de l’Église en Angleterre ?

Les prêtres assurent-ils un enseignement religieux dans les écoles publiques au Portugal ?

Dans quel(s) pays européen(s) le droit à l’avortement est-il fortement restreint à cause du poids de la religion ?

L’exposition de la BNF et un dessin ont été affichés dans le hall du lycée.

 

L’Union européenne et vous : les résultats du sondage

Le Club Europe a souhaité démarrer l’année scolaire en réalisant un sondage auprès de tous les élèves du lycée.

Il s’agissait d’en savoir un peu plus sur la façon dont l’Union européenne est perçue par les lycéens de Philadelphe.

Anonyme et diffusé sur Pronote, le questionnaire a été complété par 185 personnes, ce qui représente 39% des effectifs de notre établissement.

Pour la majorité des sondés, l’Union européenne est avant tout une opportunité pour les études.

Dans ce domaine, c’est l’Espagne qui vient en tête des pays rêvés pour une poursuite d’études.

Parmi les réponses « autres », le Portugal a été souvent cité, avant les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Pologne, la Croatie, la Grèce, la Finlande, la Suède et la Belgique. La culture, la monnaie, les droits de l’homme et la libre circulation sont également portés au crédit de l’Union.

Par ailleurs, le sondage nous apprend que les jeunes ne se désintéressent pas autant que l’on pourrait croire de la politique européenne.

Les sujets de préoccupation sont ceux de l’actualité : la guerre en Ukraine et le changement climatique par exemple.

Enfin, les élèves se montrent plutôt optimistes à l’égard des principales institutions européennes, qui peuvent, pour 57% d’entre eux, contribuer, parfois, à résoudre les problèmes actuels.

Merci à tous ceux qui ont bien voulu répondre à ce sondage.

Le traitement des données du sondage a été réalisé par Nicolas.

 

 

 

Dans le placard à gourmandises du Club Europe : el Roscón de Reyes espagnol

 

Le vendredi 6 janvier, conformément à la tradition espagnole, le Club Europe a dégusté la couronne des rois : el Roscón de Reyes.

C’est le gâteau des rois mages que l’on déguste le matin, pendant que les enfants ouvrent les cadeaux : Han venidos los Reyes !

Les rois mages sont passés ! Celui qui découvre el haba (la fève) doit payer le Roscón l’année suivante et n’aura pas beaucoup de chance les douze prochains mois.

La particularité de cette galette, c’est qu’en Espagne on utilise des fruits confits contrairement à celle que l’on peut trouver en France.

Voici les ingrédients de la recette :

  • 300 gramos de harina de fuerza (300 grammes de farines de blé)
  • 1 huevo grande (1 gros oeuf)
  • 25 gramos de levadura fresca (25 grammes de levure boulangère)
  • 100 ml de leche entera (100 ml de lait entier)
  • 80 gramos de azúcar (80 grammes de sucre)
  • 80 gramos de mantequilla derretida (80 grammes de beurre fondu)
  • ralladura de 1 naranja y 1 limón (zeste de citron et d’orange)
  • 1 pizca de sal (1 pincés de sel)
  • Fruta escarchada (fruits confits)

Article co-écrit par Alicia et Robin

 

 

 

Des quizz et des débats pour apprendre et faire vivre l’Europe

 

En cet après-midi du 16 janvier, le Club Europe recevait Lucia Cafaro, animatrice et responsable du Centre Europe Direct de Bordeaux Gironde, accompagnée de Gianmario, volontaire dans le Corps Européen de Solidarité (CES).

À travers des quizz et des débats, ces deux intervenants ont offert aux élèves une occasion de faire un point sur leurs connaissances, et d’échanger des points de vue :

la création de la CECA en 1951, les 6 pays fondateurs et les différents élargissements de l’Union, les valeurs de l’UE, les critères d’adhésion, les pays candidats, le Brexit, les systèmes éducatifs, les transports…

Lucia Cafaro a également donné de précieuses ressources pour trouver des financements pour voyager, à l’occasion d’une poursuite d’Études ou tout simplement pendant les vacances.

Merci à Lucia, Gianmario et au Centre Europe Direct de Bordeaux Gironde pour la qualité de leur intervention !

 

 

 

Une exposition au CDI : l’UE, pourquoi, comment ?

 

Les élèves du Club Europe vous invite à consulter l’exposition actuellement en place au CDI, et qu’ils ont empruntée au CRIJNA de Bordeaux.

12 panneaux déclinent les grands objectifs et principes de fonctionnement de l’Union européenne :

un espace de paix, un espace de solidarité économique, un développement social et territorial durable, de grands projets communs, un rayonnement mondial, une souveraineté partagée, des institutions démocratiques et bien d’autres choses.

A toutes fins utiles, ce sujet d’étude est au programme des examens du DNB, du BAC PRO et du CAP.

Avis aux élèves de terminales et de 3ème Prépamétiers !

A voir jusqu’au 3 février, au CDI.

 

 

 

Les 60 ans du Traité de l’Élysée, un anniversaire pour célébrer l’amitié franco-allemande

Le 22 janvier 1963, le général de Gaulle et Konrad Adenauer signent un traité au palais de l’Élysée.

L’accord organise les relations interétatiques pour approfondir la coopération entre la France et l’Allemagne dans différents domaines, en particulier, la défense, les affaires étrangères, l’éducation et la jeunesse.

D’un point de vue institutionnel, le traité stipule que les chefs d’État et de gouvernement des deux pays se réunissent désormais au moins deux fois par an. Les ministres des affaires étrangères sont tenus de se réunir au moins trois fois par an, tandis que leurs hauts fonctionnaires doivent se réunir mensuellement, en alternance entre Bonn (alors capitale de l’Allemagne de l’ouest) et Paris.

La création de l’OFAJ (Office franco-allemand pour la jeunesse) vise à rapprocher les jeunes des deux pays, en facilitant les échanges et l’apprentissage de la langue du voisin.

Pourquoi faut-il retenir ce traité dans l’histoire de la France, de l’Allemagne et de l’Europe ?

Signé seulement 18 ans après la Seconde Guerre mondiale, il établit durablement la réconciliation entre deux pays si longtemps ennemis, et qui formeront le « couple franco-allemand » moteur de la construction européenne.

À cette occasion, le Club Europe a diffusé un questionnaire sur Pronote pour connaître l’image que nous avons, au lycée, de l’Allemagne et de l’amitié franco-allemande.

Suivez le fil d’actualité pour découvrir les résultats !

Article co-écrit par Kilian et Florian.

 

 

 

Dans le placard à gourmandises du Club Europe : le stollen d’Allemagne

Pour célébrer l’amitié franco-allemande, le Club Europe a dégusté un « Stollen ».

Il s’agit d’une viennoiserie que l’on peut trouver en Allemagne.

Une des premières mentions de ce gâteau traditionnel date du Moyen-Âge, on le consommait durant l’avent et les fêtes de Noël, parce qu’il représentait l’enfant Jésus dans ses langes : en effet, il est saupoudré de sucre glace.

Cependant, son origine serait plus ancienne, et païenne.

C’est un pain levé, souvent farci à la pâte d’amande, agrémenté de fruits secs et de diverses épices.

Suivant sa cuisson on peut le conserver pendant plusieurs semaines.

Une rivalité entre villes allemandes a même existé en 1615, au sujet de la paternité de ce dessert.

Cette pâtisserie est également une recette Alsacienne

Article co-écrit par Alicia et Robin.

 

 

 

Les résultats du sondage sur l’Allemagne et l’amitié franco-allemande

Voici les résultats du sondage auquel près du tiers des élèves de Philadelphe ont répondu (147 réponses).

Il s’agissait alors de connaître l’image que notre lycée se fait de l’Allemagne, et des relations franco-allemandes.

Pour cela, le Club Europe a repris certains items d’un questionnaire déjà réalisé au niveau national, par l’IFOP en novembre 2020, ce qui permet de comparer les données :

même si l’image reste très positive, les lycéens de Philadelphe ont un avis un peu moins favorable sur l’Allemagne que les jeunes français en général, avec des opinions positives de 10 points inférieures (77% contre 87%).

Comment expliquer cela ?

Il est vrai que les habitants de la métropole bordelaise sont plus tournés vers l’Espagne, le Portugal, pour des raisons géographiques et culturelles.

Peut-être aussi que l’histoire mouvementée entre nos deux pays impacte nos représentations, les élèves apprenant les deux guerres mondiales longuement au collège et au lycée.

Inversement, l’allemand n’est pas beaucoup choisi comme langue vivante dans notre région.

Il n’existe pas de cours d’allemand au lycée Philadelphe de Gerde.

Au regard de ces résultats, le Club Europe a décidé de réaliser un roman-photo pour mieux faire connaitre l’Allemagne, les liens que nous avons avec elle dans notre territoire de proximité, et l’importance de la paix et de l’amitié entre nos deux pays.

Vous découvrirez bientôt ce travail au CDI.

Merci aux élèves pour leur participation à ce sondage.

 Article co-écrit par Ahmed et Alicia.

Les données du sondage ont été traitées et représentées sous forme de graphiques par Emmy et Robin.

 

 

 

À la découverte du cinéma européen :

La vague, ou comment naît la dictature

 

La vague est un film allemand sorti en 2008 et réalisé par Dennis Gansel, avec en têtes d’affiche Jurgen Vogel, Frederik Lau et Max Riemelt.

Inspiré de l’histoire vraie d’une expérience sociale dans un lycée de Californie, le film met en scène un professeur devant faire un cours d’une semaine sur l’autocratie.

Rapidement le sujet fait parler des évènements de 1939-1945, et de la dictature qu’a instaurée Hitler : les élèves de la classe sont persuadés qu’aujourd’hui il serait impossible de refaire une dictature de ce genre, parce que les mentalités auraient changé.

Alors le professeur, qui d’habitude se fait appeler par son prénom, demande à ce qu’on l’appelle monsieur.

Et c’est avec ce genre de petit changement et grâce à l’aide de son autorité de professeur qu’il instaure un nouvel ordre (communautaire) appelé « la vague ».

Le mouvement prend une grande ampleur au sein du lycée, et même au sein des jeunes de la ville entière.

L’une des élèves essaie même de mettre fin à la vague, elle est la seule à se rendre compte que la vague est hors du contrôle de son créateur qui ne pensait pas à mal.

Bref, il s’agit d’une œuvre mettant la psychologie de l’élève en question face à un mouvement destructeur issu d’une simple expérience sociale.

Le film apporte une réflexion intéressante sur la façon dont des individus peuvent en venir à former un groupe fanatique, à partir de rien, et accepter un ordre totalitaire.

Le film a été lauréat des prix du film allemand.

Article co-écrit par Jules et Patrick

 

 

DES BULLES ET DES ÉTOILES PLEIN LA TÊTE

 

Le petit tour du Club Europe au FIBD

Quel peut bien être le rapport entre l’Europe et le festival international de la bande dessinée ?

Jeudi 26 janvier cinq élèves du Club Europe ont pu se rendre au célèbre festival d’Angoulême, grâce au financement de la Région Nouvelle Aquitaine pour les billets d’entrée, et le transport avec l’opération TER à 1€.

Ils avaient bien une idée en tête en arpentant les différents lieux de la manifestation : dénicher des auteurs européens du neuvième art.

Ils ont ainsi découvert quatre jeunes dessinatrices prometteuses au pavillon des jeunes talents, dont ils font la présentation suivante : Mathilde Van Gheluwe, née en 1989 en Belgique, a publié Funky Town, l’histoire de Lele en 2020 ou encore Magda, cuisinière intergalactique avec Nicolas Wouters en 2022. Jules y voit « un style très fantaisiste, au trait parfois caricatural ».

Anabel Colazo est une autrice espagnole, qui a déjà publié trois livres en France : Proches rencontres en 2019, Ne regarde pas derrière toi en 2020, et L’Épée en 2022. Pour Perle, « c’est encore un univers fantaisiste, mais qui place dans un décor très coloré des personnages semblant vide d’émotion.

Ce contraste met bien en valeur ce que le personnage dit ou fait ». L’Italienne Zuzu, née en 1995 a publié sa première bande dessinée, Cheese. Selon Perle, c’est d’un style original, en noir et blanc, qu’il faut aimer.

Née en 1989, l’Estonienne Juliana Hyrri vit à Helsinki en Finlande. Elle est une artiste « visuelle » polyvalente, qui a conçu des livres et des réalisations plastiques, souvent d’inspiration autobiographique, des récits non linéaires qui mêlent des souvenirs, expériences, des contradictions dans la narration. Pour Nicolas, c’est un art plus abstrait, très coloré mais difficile à interpréter.

Au cours de leur périple, les élèves du Club Europe ont participé à des ateliers, dont celui de la SNCF consacré au train du futur : pendant qu’un ingénieur exposait les projets d’un train autonome et plus écologique (le TGV M), le dessinateur Yas réalisait en direct et vidéoprojetée sa vision du train de demain. À leur tour, les élèves étaient invités à laisser divaguer leur imagination avec un papier et des crayons.

La journée achevée, tout le monde est reparti en étant convaincu que la production européenne de bandes dessinées avait de beaux jours devant elle.

Article co-écrit par Perle, Nicolas, Jules, Melvin et Mehdi.

 

 

Dans la bibliothèque du Club Europe :

Nourrir l’humanité, une terrifiante bande dessinée franco-espagnole

Découverte par le Club Europe au FIBD le mois dernier, cette bande dessinée vous met avec angoisse dans la peau d’un jeune homme tueur à gage à qui on a confié la mission mystérieuse de tuer trois personnes : une fillette, un vieillard aveugle, et un peintre détaché de toute réalité. Huang Ta est devenu tueur à gage pour se venger de son père qui a tué sa mère. Pour rembourser ses dettes, il se met au service de « Dent », un bandit sanguinaire avide de pouvoir.

Pendant ce temps, dans une autre planète terre, asservie par des puissants, la population est obligée de vivre sous terre et de payer l’air qu’elle respire. Pour s’être révoltés, certains sont condamnés à l’exil : leur plan consiste alors à coloniser pacifiquement notre planète.

Inspirée d’une nouvelle de Liu Cixin, grand écrivain contemporain chinois de science-fiction, cette adaptation en bande dessinée est l’œuvre d’une coopération européenne : Sylvain Runberg est un scénariste français, et Miki Montllo un illustrateur espagnol qui vit et travaille à Berlin. Elle offre l’occasion de dénoncer la course au profit, les inégalités sociales et la soif de pouvoir. À découvrir aux éditions Delcourt.

Article écrit par Melvin

Dans le placard à gourmandises du Club Europe : les pasteis de nata portugais

Le vendredi 3 février dernier, le Club Europe a dégusté, à l’occasion d’une sortie à Bordeaux, une spécialité portugaise : les pasteis de nata. Ces « pâtisseries à la crème » ont été créées au XIXème siècle par les religieuses du monastère des Hiéronymites, situé dans la petite ville de Belém, qui est aujourd’hui devenue un quartier de Lisbonne : c’est pourquoi on peut les appeler « pasteis de Belém ». La recette originale est toujours tenue secrète, mais c’est un véritable délice !

Article écrit par Tomàs

Le Club Europe a rencontré la Représentante de la Commission européenne en France 

Crédit photographique REP 2023

 

 

Le Vendredi 27 Janvier, une dizaine d’élèves du Club Europe sont allés à la rencontre de Madame Valérie Drezet-Humez, Cheffe de la représentation en France de la Commission européenne, à l’occasion d’un échange citoyen réunissant des jeunes issus de trois établissements scolaires : le lycée des Menuts (Bordeaux), Daguin (Mérignac), et Philadelphe de Gerde. Munis des badges conçus par Madame Elisabeth Valade, secrétaire du lycée, ils ont rejoint le CRIJNA (Centre information jeunes de Nouvelle Aquitaine) à Bordeaux, où l’événement était organisé par Lucia Cafaro, responsable du Centre Europe direct Bordeaux-Gironde. Parmi les thèmes proposés, le Club Europe avait préparé des questions sur l’amitié franco-allemande et sur la transition écologique, des sujets que les élèves avaient travaillés à l’occasion de différentes activités menées au cours de l’année. En quoi le traité de l’Élysée est-il le socle de l’amitié franco-allemande ? Les tensions ou désaccords récents entre la France et l’Allemagne ont-ils des conséquences sur le fonctionnement de l’UE ? Quelles sont les décisions les plus importantes de l’Europe en matière d’écologie depuis 50 ans ? Comment l’UE envisage-t-elle de remédier aux conséquences du réchauffement climatique dans les territoires, notamment celles des incendies qui ont ravagé la Gironde ?

Madame Drezet-Humez s’est prêtée à l’exercice avec pédagogie et franchise, et son expertise a été grandement appréciée. Un petit goûter et une photo de groupe ont clôturé une après-midi riche et très intéressante.

Article co-écrit par Tessa et Emmy, dans le cadre de la réalisation de leur chef-d’œuvre.

 

 

Le Club Europe affiche son féminisme à l’occasion du 8 mars 

Le Club Europe a lui aussi célébré le 8 mars – la journée internationale des droits des femmes – en collaborant à l’événement organisé par Mme Lafore dans le hall du lycée. Au sein d’une exposition qui présente sous forme de portraits, de mannequins costumés, ou de panneaux expliquant notamment la façon dont le 8 mars est perçu dans le monde, nos Européennes remarquables figurent en bonne place : les Françaises Olympe de Gouge, Simone Veil, Gisèle Halimi ou Louise Weiss vous disent quelque chose, bien sûr. Mais connaissez-vous les Britanniques Émily Davison, Rosalind Franklin, Emmeline Pankhurst ? La Polonaise Zuzanna Ginczanka ? Les Allemandes Clara Zedtkin, Anne Frank et Ursula Von der Leyen ? L’Autrichienne Lise Meitner ? La Danoise Inge Lehmann ? L’Italienne Sofia Corradi ? La Finlandaise Sanna Marin ?

Les hommes n’ont pas été oubliés : savez-vous en quoi le chirurgien français Pierre Foldès peut être considéré comme un héros féministe ?

Venez tester vos connaissances et votre potentiel féministe en parcourant cette exposition, pour laquelle les élèves du Club Europe ont rédigé de petites plaquettes explicatives, assorties d’un QR code permettant d’approfondir ses connaissances. Ils ont également conçu un quizz pour parcourir cette exposition de manière ludique. N’hésitez pas, vous retrouverez les bonnes réponses au CDI ou à la vie scolaire !

La masse et la marge : un atelier pour apprendre à dire « non » à la violence de groupe

 

Ce lundi 13 mars, le Club Europe a participé à un atelier préparatoire à la visite du musée et du mémorial la Kazerne Dossin qu’il effectuera à Malines (Belgique), le 30 mars prochain. Cette activité réalisée à partir d’extraits vidéo visait à comprendre les phénomènes d’adhésion d’un groupe majoritaire à un discours de rejet des minorités en raison de l’origine, la croyance, la conviction, la couleur de peau, le sexe, l’orientation sexuelle… Cette réflexion sur la violence de groupe et le décodage des discours de propagande s’inscrit bien entendu dans l’histoire, puisque la Kazerne Dossin fut un lieu de persécution et d’internement des Juifs de Belgique par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais la séance a aussi été l’occasion d’interroger notre monde actuel et les dérives toujours possibles d’une masse agissante. Dans cette perspective, ce sont les droits de l’homme – à la base de l’État de droit démocratique moderne – qui servent de repères et de fondement pour dire « non » et désobéir.

 

 

Le Club Europe au théâtre :

Berlin-Berlin, une comédie hilarante sur fond de guerre froide

Lorsqu’une pièce de théâtre intitulée Berlin-Berlin est à l’affiche dans la métropole bordelaise, le Club Europe ne peut pas laisser passer l’événement. Bien lui en a pris ! Il est vrai que cette comédie co-écrite par Patrick Haudecoeur et Gérald Sibleyras et mise en scène par José Paul a été récompensée deux fois aux Molières 2022. L’intrigue, très efficace, vous plonge dans une situation cocasse et inextricable : se faire engager comme aide-soignant au domicile d’un agent de la Stasi dont l’appartement jouxte le mur de Berlin, voilà ce qu’un couple n’a rien trouvé de mieux à faire pour fuir à l’ouest. Les comédiens, (Maxime d’Aboville, Marie Lanchas, Guilhem Pellegrin, Claude Guyonnet, Gino Lazzerini) s’en donnent à cœur joie. La soirée au Pin Galant a été désopilante !

 

 

Un député de l’Assemblée nationale à Philadelphe

M. Zgainzki, député de notre circonscription est venu à la rencontre du Club Europe

Ce jeudi 30 mars, Monsieur Frédéric Zgainski, député de notre circonscription nous a fait l’honneur de sa présence et a partagé avec le Club un moment de sincérité rare. Après avoir présenté le fonctionnement de l’Assemblée nationale, son rôle en tant que député, M. Zgainski a été assailli de questions préparées par les membres du Club Europe. Tous les sujets ont été abordés : la transition écologique, la prévention des incendies en Gironde, les relations franco-allemandes, la guerre en Ukraine, l’orientation avec Parcoursup, la réforme du lycée professionnel, les difficultés pour les lycéens de trouver des stages, la question brûlante du recours au 49.3 par le gouvernement, celle de l’emploi et du chômage… Monsieur le député s’est livré à l’exercice avec sincérité et pédagogie, et a expliqué combien l’Europe lui tenait à cœur, en évoquant l’histoire d’une partie de sa famille d’origine polonaise et la paix durable que nous avons la chance de connaître depuis bientôt huit décennies. Nous remercions chaleureusement Monsieur Zgainski pour sa disponibilité, et nous renouvelons volontiers l’invitation pour l’année prochaine !

Article co-écrit par les élèves du Club Europe

 

 

Un atelier pour apprendre le fonctionnement du Parlement européen

L’intelligence artificielle en débat

Ce lundi 24 avril, le Club était en formation pour préparer la journée de simulation du Parlement européen, qui aura lieu le 12 mai prochain au Conseil régional d’Aquitaine. Pendant près de deux heures, Lucia Cafaro et Gianmario du Centre Europe Direct de Bordeaux ont animé un atelier de haut niveau. En effet, il s’est agi d’apprendre d’une part le fonctionnement du Parlement européen : sa composition à travers les différents groupes politiques, la procédure de codécision, la façon dont travaillent les eurodéputés (en plénière et en commissions), l’action des lobbyistes… D’autre part, des connaissances assez pointues sur l’intelligence artificielle ont été partagées afin que les lycéens de Philadelphe soient suffisamment éclairés pour travailler sur le vote d’un règlement relatif à ce thème le jour de la simulation du Parlement européen. Un grand merci à Lucia et à Gianmario pour leur expertise et leur dynamisme !

 

 

Le Club Europe passe à la radio :

L’Europe, c’est vous ! sur RCF

Ce jeudi 4 mai, nous avons participé à l’émission l’Europe, c’est vous ! sur RCF Bordeaux. C’était une expérience géniale, incroyable même! À l’invitation de Lucia Cafaro du Centre Europe Direct de Gironde, et de Pierre-Louis Ducorps, animateur de la radio RCF Bordeaux, nous avons parlé de notre Club Europe et des activités que nous avons réalisées tout au long de l’année. Nous avions préparé notre intervention, mais elle devait être spontanée, ce qui est loin d’être évident. C’est Perle qui a ouvert le bal, chargée de présenter les formations du lycée Philadelphe. Puis Quentin a expliqué ce qu’était le Club Europe, tandis qu’Allan s’est spécialisé sur les questions écologiques, en tant que « fresqueur ». Il a pu expliquer son rôle de formateur dans la Fresque du climat, et l’urgence que la protection de l’environnement prend aujourd’hui dans le monde. À ce sujet, le rôle de l’Europe a été abordé, avec le Pacte vert que Perle a expliqué. Nous avons été surpris par l’atmosphère accueillante et la liberté de ton des échanges. Nous n’avons pas vu le temps passer, et la conclusion est arrivée bien vite lorsque Pierre-Louis nous a demandé quelle espérance nous portions pour l’Europe. Nous avons formulé le souhait que le sentiment d’appartenance à l’Europe se développe encore chez les jeunes, et que la paix aux frontières de l’UE revienne rapidement.

Article co-rédigé par Perle, Allan et Quentin.

 

 

 

Une séance photos pour fêter le 9 mai

Le Club Europe célèbre la fête de l’Europe

Savez-vous pourquoi le 9 mai est la fête de l’Europe, célébrée en même temps par les 27 pays de l’Union ? Cela renvoie au 9 mai 1950, jour où Robert Schumann, ministre des affaires étrangères français a prononcé une déclaration que l’histoire a jugé fondatrice pour la construction européenne : ce fut en effet l’annonce de la création de la CECA, Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier. Au lycée Philadelphe, le Club a réalisé un atelier photo pour l’occasion, en mettant à l’honneur le drapeau de l’Union.

 

 

 

Dans la peau d’un eurodéputé

La journée de simulation du Parlement européen, une expérience unique

Le temps d’une journée, 12 élèves du Club Europe ont joué le rôle d’eurodéputés pour voter un règlement sur l’intelligence artificielle, au cours d’une simulation du Parlement européen. En effet, à l’initiative des Centres Europe Direct (CED), des Maisons de l’Europe de Nouvelle-Aquitaine, du Conseil régional de Nouvelle Aquitaine et de l’association étudiante de SciencesPo Bordeaux « Eurofeel », cette journée était organisée à l’hôtel de région de Nouvelle Aquitaine ce vendredi 12 mai, et rassemblait des jeunes venus de toute l’Aquitaine. Voici ce qu’en ont pensé les participants :

« En tant que chef de groupe, j’ai dû rédiger puis prononcer un discours de présentation devant toute l’assemblée. Ce qui est difficile, c’est que l’on nous a affectés dans une famille politique dont nous ne partageons pas forcément les idées. Mon groupe CRE (Conservateurs et Réformistes européens) s’oppose au centralisme de l’UE et se montre favorable à l’utilisation de l’intelligence artificielle à condition qu’elle serve de moyen pour lutter contre l’immigration. On était obligé de défendre ce point de vue, mais les débats étaient très instructifs et intéressants. » (Allan).

« Contrairement à ce qu’on pense, être eurodéputé, c’est un travail fatigant ! » (Sadya). « Moi, je faisais partie du groupe confédéral de la gauche unitaire européenne (GUE), qui s’oppose à ce que

tout opérateur utilisant l’intelligence artificielle dispose librement des données privées des utilisateurs. Il a fallu s’opposer souvent pendant le vote ! » (Tomàs).

« Il faut dire qu’on vote la loi article par article. Le texte est d’abord examiné en plénière, ou chaque groupe exprime sa position. Puis c’est le travail en commission, c’est-à-dire en formations plus réduites. » (Robin). « À la fin, chaque famille politique rédige et propose des amendements pour modifier le texte initial : on peut supprimer, ajouter, modifier les articles, il faut se mettre d’accord, trouver des compromis, se positionner c’est très technique. » (Emmy). « Ensuite il y a une phase de négociation, chaque groupe doit trouver des alliances. » (Alicia). « Il faut convaincre au moins un député d’une autre famille politique de voter notre amendement. » (Tessa).

« À la fin, l’assemblée n’a pas voté le texte, ce qui est rarissime. Habituellement, le Parlement européen parvient à trouver un compromis, mais pas là, le texte retravaillé n’a pas plu. » (Eliot).

« Il faut dire que l’intelligence artificielle fait débat : l’utilisation du système biométrique notamment pour reconnaître les visages, ou des données liées à la vie privée va à l’encontre des droits de l’homme pour beaucoup de citoyens, et fait craindre des dérives si cela est mal employé. » (Thyllian). « Finalement, c’est très enrichissant de comprendre comment fonctionne cette assemblée. » (Léo). « C’est une expérience que je referai volontiers. » (Melvin).

Article co-écrit par Emmy, Tessa, Alicia, Sadya, Allan, Tomàs, Melvin, Thyllian, Robin, Eliot, Léa