Cap Sciences : 24h de la vie d’une femme

Parcours identitaire pour les 1 CAP EPC A, 1 CAP EPC B et 1 MCVA.

6 femmes, 6 parcours de vie douloureux.

3 classes du lycée vont découvrir des portraits différents de femmes.

1 CAP EPC A jeudi 6 octobre

1 CAP EPC B mercredi 12 octobre

et 1 MCVA vendredi 21 octobre

 

La classe de 1 CAP EPC B s’identifiait à Abi,  nigériane rejetée par son père et livrée à elle-même dans son pays, puis en Lybie, et en France.

 C’est, allongés sur des chaises longues que le spectacle son et lumière commence par la naissance d’Abi.

Nous sommes happés par le son et les illustrations animées visibles au plafond.  Tantôt allongés, tantôt assis, tantôt debouts, nous changeons de salle pour vivre les moments chaotiques de la vie de cette jeune femme et notamment sa traversée dangereuse vers l’Europe, dans un canot.  

Les dernières étapes de cette exposition, dans laquelle nous croisons des comédiens, amènent chacun à réfléchir sur la place de la femme dans notre société, notamment en y mettant des couleurs, ou des mots. 

Pour terminer, c’est en reproduisant le chant et la danse créés par le collectif féministe chilien et  en répétant à notre tour, les paroles espagnoles que nous nous immergions dans les revendications des femmes chiliennes (mais pas que !) et ce, coaché par un comédien.

La classe de 1MCVA a fait son propre compte-rendu dans le cadre de la co-intervention et de leur chef d’œuvre :

Les élèves ont pu se mettre dans la peau de deux femmes différentes et ainsi vérifier qu’il y avait encore beaucoup d’inégalités entre les hommes et les femmes. Ainsi, un groupe de la classe a découvert Marie, française victime de violences conjugales, tandis que l’autre groupe a pu s’identifier à Juanita, au Guatemala.

À partir du moment où il franchit un couloir, le spectateur devient le personnage de Marie ou de Juanita. C’est alors que l’atmosphère des pièces successives change en fonction du cycle de la vie de ces femmes : des masques accrochés aux murs vous font ressentir le poids du regard des autres et la façon dont les violences verbales et physiques peuvent peu à peu apparaître dans un couple. Des jeux de lumières et des voix vous invitent tantôt à vous assoir sur un transat, tantôt à raser les murs pour échapper au harcèlement de rue.

Puis les spectateurs sont accueillis au sein d’une association venant en aide aux femmes victimes, assistent à un échange avec un écrivain pour mettre des mots sur l’expérience de femmes remarquables, et s’amusent à reproduire le chant et la danse de militantes chiliennes pour dénoncer les agressions sexuelles parfois perpétrées avec la complicité des autorités d’un pays d’Amérique du Sud. À la fin de l’exposition, un débat et une enquête réalisés par des étudiants de l’université de Bordeaux permettent d’exprimer son ressenti.

Notre classe vous invite à découvrir cette expo-spectacle immersive qui contribue sans nul doute à changer les mentalités : en vous faisant vivre une véritable expérience de sororité, elle nous incite à être plus fraternels entre nous pour rendre ce monde meilleur.

Texte co-écrit par les élèves de 1MCVA