Quel peut bien être le rapport entre l’Europe et le festival international de la bande dessinée ?
Jeudi 26 janvier cinq élèves du Club Europe ont pu se rendre au célèbre festival d’Angoulême, grâce au financement de la Région Nouvelle Aquitaine pour les billets d’entrée, et le transport avec l’opération TER à 1€.
Ils avaient bien une idée en tête en arpentant les différents lieux de la manifestation : dénicher des auteurs européens du neuvième art.
Ils ont ainsi découvert quatre jeunes dessinatrices prometteuses au pavillon des jeunes talents, dont ils font la présentation suivante : Mathilde Van Gheluwe, née en 1989 en Belgique, a publié Funky Town, l’histoire de Lele en 2020 ou encore Magda, cuisinière intergalactique avec Nicolas Wouters en 2022. Jules y voit « un style très fantaisiste, au trait parfois caricatural ».
Anabel Colazo est une autrice espagnole, qui a déjà publié trois livres en France : Proches rencontres en 2019, Ne regarde pas derrière toi en 2020, et L’Épée en 2022. Pour Perle, « c’est encore un univers fantaisiste, mais qui place dans un décor très coloré des personnages semblant vide d’émotion.
Ce contraste met bien en valeur ce que le personnage dit ou fait ». L’Italienne Zuzu, née en 1995 a publié sa première bande dessinée, Cheese. Selon Perle, c’est d’un style original, en noir et blanc, qu’il faut aimer.
Née en 1989, l’Estonienne Juliana Hyrri vit à Helsinki en Finlande. Elle est une artiste « visuelle » polyvalente, qui a conçu des livres et des réalisations plastiques, souvent d’inspiration autobiographique, des récits non linéaires qui mêlent des souvenirs, expériences, des contradictions dans la narration. Pour Nicolas, c’est un art plus abstrait, très coloré mais difficile à interpréter.
Au cours de leur périple, les élèves du Club Europe ont participé à des ateliers, dont celui de la SNCF consacré au train du futur : pendant qu’un ingénieur exposait les projets d’un train autonome et plus écologique (le TGV M), le dessinateur Yas réalisait en direct et vidéoprojetée sa vision du train de demain. À leur tour, les élèves étaient invités à laisser divaguer leur imagination avec un papier et des crayons.
La journée achevée, tout le monde est reparti en étant convaincu que la production européenne de bandes dessinées avait de beaux jours devant elle.
Article co-écrit par Perle, Nicolas, Jules, Melvin et Mehdi.
