Lycée Professionnel Philadelphe de Gerde - 3 allée Philadelphe de Gerde - BP90040 - 33602 PESSAC CEDEX-FRANCE - Tél. 05 56 36 23 80

Académie de Bordeaux
Place de la Bourse
pont Chaban Delmas
Ville de Pessac
tramway TBC
LOGO REGION 73ccc

 



Accès Espace Personnel

Parents, professeurs, élèves, partenaires : accédez à votre espace dédié !
Vous y trouverez les dernières informations utiles, l'accès à ProNote...

Si vous avez perdu/oublié votre mot de passe ou identifiant, merci de contacter le lycée à l'adresse email ci-dessous :
webmaster@lyceepro-pessac.fr

office Entreprises : devenez Partenaire du lycée et préparer l'avenir !

L’insertion des détenteurs d’un CAP ou d’un BEP

A partir de l’enquête Génération 2004 du Céreq (Centre d'études et de recherches sur les qualifications), Alternatives économiques a analysé, dans son hors-série "L’insertion des jeunes", l’entrée dans la vie active des non-diplômés et des jeunes détenteurs d’un CAP ou d’un BEP, ainsi que leur devenir sur 3 ans.

Les CAP et BEP tertiaires

L’accès au premier emploi des diplômés de CAP et BEP tertiaires est souvent difficile. Au cours de leurs 3 premières années de vie active, 42 % ont passé plus de 6 mois au chômage – un quart y est même resté plus de 1 an. 3 ans après l’arrêt de leur scolarité, 21 % d’entre eux sont toujours au chômage. Seul un quart d’entre eux a été recruté en CDI (contrat à durée indéterminée) dès le premier emploi.

En concurrence avec les bacheliers professionnels ou technologiques

Il faut dire que les titulaires de CAP et BEP du tertiaire, dont plus des 3/4 sont des filles, sont en concurrence avec des jeunes plus diplômés, titulaires d’un bac professionnel ou technologique. En effet, les postes qu’ils visent, principalement dans la vente, les administrations et les services aux personnes, ont beaucoup évolué au cours des dernières années et requièrent de plus en plus de compétences relationnelles et de polyvalence.

Cependant, après 3 ans d’expérience, 56 % des diplômés d’un CAP ou d’un BEP qui sont en emploi ont un CDI. Le salaire médian de départ est de 1000 euros net. Au bout de 3 ans, il atteint 1100 euros.

Des emplois souvent sans lien avec la spécialité du diplôme

Du fait de la concurrence avec des plus diplômés qu’eux, les titulaires d’un CAP ou BEP tertiaire accèdent de moins en moins fréquemment aux emplois auxquels les prépare leur formation, exception faite de certaines spécialités, comme les métiers de la coiffure et de l’esthétique. Les diplômés de CAP et BEP tertiaires accèdent à d’autres métiers, où ils sont en concurrence avec les non-diplômés : vendeurs, personnels d’entretien, agents de service, etc. Enfin, leurs diplômes ouvrent la voie à une poursuite d’études dans les filières professionnelles et à des passerelles vers des filières technologiques qui permettent une meilleure insertion. Ainsi, ils peuvent mener aux diplômes professionnels nécessaires pour accéder à des carrières sanitaires et sociales.

Les CAP et BEP industriels

Les CAP et BEP industriels permettent d’accéder à de nombreux métiers d’ouvriers qualifiés et assurent une bonne insertion. 3 ans après leur sortie, 80 % des diplômés de ces CAP et BEP étaient en emploi. Leur taux de chômage, de 15 %, masque de fortes disparités entre les jeunes ayant choisi la voie de l’apprentissage et ceux qui ont opté pour la voie scolaire (dont le taux de chômage est de 20 %).

Une bonne insertion

Pour autant, ils sont bien mieux insérés que les non-diplômés et les titulaires d’un CAP ou BEP tertiaire. 62 % ont connu un accès rapide et durable à l’emploi (étant seulement 1 mois au chômage en moyenne sur 3 ans), contre 47 % des CAP et BEP du tertiaire et 35 % des non-diplômés. Lors de leur première embauche, seuls 30 % ont un emploi à durée indéterminée, 27 % sont en CDD, 27 % sont intérimaires et 10 % sont à temps partiel.

61 % en CDI

Après 3 ans d’expérience, 61 % des jeunes qui occupent un emploi sont en CDI. A cette date, leur salaire médian net est de 1250 euros par mois. 73 % d’entre eux sont ouvriers et 12 % occupent des emplois de techniciens. Un quart travaille dans l’industrie et 28 % dans la construction. Par ailleurs, 30 % travaillent dans le commerce spécialisé. Ils sont le plus souvent employés dans des PME (petites et moyennes entreprises) de moins de 50 salariés.

Source : Alternatives économiques, hors-série pratique, janvier 2009, "L’insertion des jeunes", pp. 36-39.
Aller au haut